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Avanquest change de nom et souhaite devenir le “Java de l’IoT”

Qui dit transformation, dit nouveau nom. Avanquest, le spécialiste du logiciel à la gloire passée veut renouer avec le succès en changeant d’activité, mais aussi en changeant de nom. Le 7 juin prochain, il se fera certainement appeler Claranova.

Dans le secteur du logiciel, il y a une entreprise qui a connu son heure de gloire depuis sa création en 1984 : Avanquest. Ce spécialiste français de la vente de logiciel sur CD-ROM en grande surface était sur le déclin et devait se réinventer, après de 30 ans d’existence. L’assemblée générale des actionnaires du 7 juin prochain actera le changement de nom décidé par le président actuel Pierre Cesarini. Avec l’approbation des actionnaires, l’entreprise sera renommée Claranova. Explications.

Il y a trois ans Pierre Cesarini, ancien d’Apple et serial entrepreneur, a repris la tête de l’entreprise.

Avanquest et le renouveau par la photo

avanquest photo

Son objectif ? Reconstruire le groupe Avanquest en lui insufflant une nouvelle dynamique. Pour cela, le président a réfléchi avec les autres cadres de l’entreprise à une stratégie pour remonter la pente en bourse, et revenir à l’équilibre budgétaire en liquidant les 25 millions d’euros de dette de l’époque.

Dans cet optique, le groupe a été divisé en trois activités distinctes. La première correspond à l’activité traditionnelle d’Avanquest, le logiciel, notamment les produits de traitement d’image destiné au grand public. Cette division sera certainement renommée Avanquest Software en cas de succès de la proposition.

La deuxième nommée PlanetArt est portée sur la mobilité et plus particulièrement sur le développement de photos prises sur smartphone depuis l’application Freeprints. Avec plus de 5 millions d’utilisateurs, il s’agit de l’activité la plus lucrative pour Avanquest devenu leader mondial notamment en conquérant les marchés américains et britanniques. Cela représente près de 70 % de son chiffre d’affaires, soit 49,6 millions sur 71,9 millions d’euros entre juillet et décembre 2016, la première moitié de son année fiscale.

Avec l’IoT, une ambition communautaire

cayenne programme avanquest

Enfin, la troisième activité n’est autre que l’Internet des objets par le biais de la société myDevices. Celle-ci développe une plateforme IoT horizontale éponyme capable de s’adapter à la plupart des marchés et de communiquer avec les offres cloud d’Azure IoT, d’AWS, ainsi que de proposer des outils de Business Intelligence par le biais d’un partenariat avec Tableau Sofware.

A contrario de l’activité principale d’ Avanquest, myDevices s’adresse plus largement à une clientèle BtoB. L’exemple pris par le Président en est la preuve : il rappelle son partenariat avec Carrefour pour connecter des étiquettes de produits par le biais de la technologie NFC dans les enseignes de la marque.

Si MyDevices ne représente que 2 % du chiffre d’affaires d’ Avanquest, l’IoT est un secteur important pour le Président Pierre Cesarini. Comprenant qu’il était ardu de se lancer dans les secteurs du hardware et du réseau, déjà prisé par de nombreux acteurs comme Withings ou Sigfox, le dirigeant s’est reposé sur le savoir-faire de son entreprise pour proposer une plateforme IoT capable d’orchestrer les communications entre les objets et assurer l’interopérabilité des systèmes. L’entreprise a alors lancé en janvier 2016 un outil de développement nommé Cayenne réunissant à ce jour près de 225 000 développeurs, “la plus grosse communauté dans le monde” selon Pierre Cesarini.

cayenne avanquest dev

Le modèle économique favorable à la conception de prototypes permet un accès gratuit jusqu’à 50 objets connectés et 1 Go de stockage de données. Les utilisateurs paient quand ils dépassent ces quotas. De plus, l’enregistrement des appareils se fait en 15 minutes en remplissant un formulaire en ligne. Cayenne reconnaît plus de 100 objets ou capteurs connectés et est compatible LoRa ou Sigfox. “Nous voulons devenir le Java de l’IoT” déclare Pierre Cesarini qui compare l’ampleur du mouvement communautaire autour de la plateforme Java avec celui autour de l’outil de son entreprise.

Un projet à consolider dans le temps

Ce n’est pas anodin. Ce principe de communauté a attiré Semtech, le célèbre fabricant de composants LoRa (entre autres), qui a investi 10 millions de dollars dans myDevices en janvier 2017. Mais pour l’instant, l’IoT ne dégage pas de chiffre d’affaires ou peu, les résultats publiés le 15 mai 2017 le prouvent. Au troisième trimestre 2016-2017, alors que l’activité globale d’Avanquest est hausse de 39 % (29,3 millions d’euros) par rapport à la même période l’année précédente, l’activité myDevices est en baisse de 15 % à taux de change et périmètre constants, soit 700 000 euros de chiffre d’affaires. Comme l’affirme Pierre Cesarini, il s’agit d’une « prise de partie dans l’IoT », une nouvelle aventure dans lequel il considère la future Claranova en « avance de phase ».

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A propos de Gaetan R

Diplômé d'un Master de recherche cinématographique, j'ai bifurqué vers le journalisme. Le domaine de la High Tech est une de mes passions et je vois dans l'IoT une révolution plus qu'un phénomène de mode.

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