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Voiture autonome : en 2016, Tesla refusait d’établir un partenariat avec Uber

Travis Kalanick, directeur général d’Uber, a téléphoné à Elon Musk, CEO de Tesla, pour lui proposer un partenariat dans le secteur de la voiture autonome, selon un livre à paraître.

Cette discussion a eu lieu peu de temps après qu’Apple ait investi 1 milliard de dollars dans Didi Chuxing, un féroce concurrent d’Uber en Chine. Kalanick aurait donc lancé Musk pour qu’ils s’associent contre Apple, selon Wild Ride, un livre écrit par Adam Lashinsky du magazine Fortune.

Dans ce livre, Kalanick rapporte « Je lui dit : « On devrait s’associer ». Elon a passé le reste de l’appel à me convaincre que ce n’était pas réaliste, que nous devions faire ce que nous faisons de mieux afin de rester concentrés. C’est alors que j’ai compris que Tesla était mon concurrent ».

L’aube d’une concurrence avec Tesla

À l’époque, Tesla déployait le système de conduite semi-autonome Autopilot sur ses véhicules, et des travaux sur la propre technologie de conduite autonome d’Uber étaient déjà en cours. Alors que Musk se jouait de Kalanick, l’un des meilleurs assistants du CEO de Uber a appris d’un responsable de Tesla que les voitures autonomes étaient une priorité pour le constructeur automobile, a déclaré Kalanick dans le livre.

Quelques jours après l’appel, Musk mettait en place un plan de 10 ans pour Tesla. Dans le document publié en juillet 2016, figurait une proposition de développer un service similaire à Uber, permettant aux propriétaires de Tesla de gagner de l’argent en louant leurs véhicules. Une personne proche de Musk a déclaré qu’il avait refusé l’offre de partenariat de Kalanick, mais qu’il n’avait pas tenté de dissuader le CEO d’Uber de travailler sur ses voitures autonomes. Les porte-parole de Tesla et d’Uber ont refusé de commenter.

Uber travaille avec Daimler AG et Volvo sur des voitures autonomes, mais Kalanick a longtemps exprimé son admiration pour Tesla. Steve Jurveston, un investisseur sur constructeur automobile, a déclaré que Kalanick voulait acheter 500.000 Tesla si elles étaient autonomes d’ici 2020. Uber a abandonné sa concurrence avec Apple, en Chine, en vendant son activité à Didi.

Des turbulences chez Uber

Uber ayant été victime de plusieurs crises cette année, les investisseurs commencent à regarder Tesla avec envie. Un autre scandale éclate chez Uber, impliquant son système de conduite autonome. La société tente de repousser un procès d’Alphabet Inc., affirmant que le projet d’Uber a bénéficié de secrets commerciaux volés. Uber nie la réclamation. Cette semaine, Alphabet a d’ailleurs déclaré travailler avec Lyft, le principal rival d’Uber aux États-Unis, pour tester ses voitures autonomes sur la route.

Les turbulences chez Uber rendent peu probable une offre publique à court terme. Cela n’empêche pas Kalanick de jouer avec les possibilités. Dans Wild Ride, il propose diverses stratégies non conventionnelles pour développer une offre publique. Selon le livre, Kalanick a déclaré que Uber pourrait ne pas avoir besoin de fonds d’investissement. La société pourrait plutôt réaliser une fusion inverse, dans laquelle elle achèterait une société publique afin de répertorier ses actions sur le marché.

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A propos de Arthur L

Diplômé de l'Ecole Française de Journalisme à Paris, je suis journaliste pour Objetconnecte.com. Anciennement journaliste pour Le Figaro et Electron Libre Productions, je m'intéresse aujourd'hui au monde de l'IoT et aux nouvelles technologies.

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