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La Cité des objets connectés : faire rayonner la ville d’Angers

La Cité des objets connectés sera inaugurée à Angers dès demain, le 12 juin 2015. Ce projet du plan Nouvelle France Industrielle est un enjeu important pour la ville d’Angers mais aussi pour la French Tech. Dès demain donc, François Hollande inaugurera cet accélérateur industriel d’un nouveau genre et OBJETCONNECTE.COM sera sur place pour vous raconter.

IMG_6291Philippe Ménard

Le plan Nouvelle France Industrielle

Les objets connectés sont de plus en plus influents et leur nombre progresse de manière exponentielle au fil des années. La Cité des objets connectés a été pensée pour permettre à des entreprises de développer le leur rapidement.
Au départ, la Cité des objets connectés fait partie des 34 projets présentés dans le plan de la Nouvelle France Industrielle. C’est un ensemble de projets proposés par le gouvernement pour réindustrialiser le territoire Français.

Un concept d’accélérateur industriel

Pour les start-up, créer un objet connecté peut être laborieux. Temps de réalisation, moyens mis en place, espace de construction, espace pour se développer, c’est un vrai parcours du combattant. La Cité des objets connectés tend à y remédier.

“C’est un concept d’accélérateur industriel. Un lieu où on accompagne, on aide les start-up et les porteurs de projets à accélérer la traversée de tous les cycles de vie d’un produit” explique Philippe Ménard futur Directeur opérationnel de la Cité de l’Objet Connecté. Le but c’est de venir en complément de ce qui existe déjà, par exemple des plateformes de financement participatif Kickstarter.com ou Indiegogo.

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Crédit : angersmag.info

16 000 m² réservés aux objets connectés

La Cité des objets connectés, c’est un bâtiment de 16 000 m² dont 3 000 seront utilisés au début. Dedans, 3 pôles : un espace de bureaux, un espace de co-working pour les start-ups et les entreprises et un espace dédié à l’innovation industrielle. Ces pôles représentent des étapes et servent à faire évoluer un concept, réaliser une pré-série puis aller jusqu’à l’étape de production et d’intégration de l’objet.

Des ingénieurs, des experts, des chefs de projet et des personnes administratives composent la Cité des objets connectés et seront là pour répondre au mieux aux besoins des start-ups.

Un système a plusieurs étages

Tout d’abord l’étage 0 où les start-up fabriqueront des prototypes, des preuves de concept. Cet étage est lié à un abonnement de 300€ par mois.
L’étage 1 est celui de la pré-série, dans le processus d’industrialisation. Lorsque la start-up a un concept bien abouti et elle cherche à penser à la fabricabilité de son produit c’est-à-dire avec quelles machines le fabriquer, avec quels procédés de fabrication par exemple. La Cité des objets connectés définit alors un montant financier.

Le rôle d’Eolane

Le principal acteur est le fournisseur d’électronique professionnel Eolane. La société travaille déjà dans le domaine des objets connectés et se place comme l’actionnaire principal de la Cité des objets connectés. Eolane se charge également des ressources humaines, pour développer le projet et le mener jusqu’à son lancement. Le groupe a mis en place tout le business plan (le cahier des charges, les plans, les documents de statut) permettant sa création.

Le rôle de la ville d’Angers

Angers Loire Métropole a acheté le terrain dont le prix s’élève à 4 millions d’euros. Si Angers n’interviendra pas par la suite, dans le choix des start-up, dans le fonctionnement de la Cité, dans la gestion du lieu, son investissement financier a été capital.

La région apportera des subventions, même si pour le moment le montant reste inconnu.

“On veut faire rayonner notre ville”

Ce projet pourrait permettre à la ville de s’appuyer sur cette dynamique pour développer des objets connectés, de nouveaux projets qui permettront à la ville de créer des entreprises et de devenir une smart-city. L’objectif, c’est que les entreprises angevines puissent profiter de cet effet. 170 projets d’ici 2019 sont prévus, même si cela reste un chiffre une estimation.

La création d’emplois est aussi un des enjeux majeurs du projet puisque, rappelle Constance Nebbula, conseillère municipale déléguée à l’économie numérique et l’innovation, “le nombre d’objets connectés estimé dans le futur est non négligeable, c’est un secteur ultra porteur facteur d’emplois.” Une dizaine d’emplois créés au départ sont annoncés, avant d’atteindre une cinquantaine à la fin du projet.

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Constance Nebbula
Crédit : geek-angevin.fr

Angers, la seule smart city ?

Pour Constance Nebbula, toutes les villes se disent “ville des objets connectés” mais Angers a un avantage : son secteur d’activité. “L’objet connecté est à la base un objet électronique, et nous avons sur le territoire des entreprises leaders dans leur secteur comme Eolane, qui porte d’ailleurs le projet. En s’appuyant sur notre structure qui est bien construite au niveau de l’électronique, plus la Cité des objets connectés, Angers a tous les facteurs pour devenir la ville des objets connectés.”

Mais le projet veut s’étendre à d’autres villes en France. “Chaque chose en son temps” déclare l’élue qui pense qu’il faut d’abord monter le projet Angevin. “Mais si ça se fait, ça permettra de faire des liens au niveau national sur le territoire et donc de vraiment axer la France sur les objets connectés.”

Philippe Ménard du groupe Eolane va dans le même sens “si l’expérience est positive il y aurait la possibilité de dupliquer ces sites d’objets connectés pour accueillir plus de start-up et déployer l’initiative sur le territoire Français.”

Une ouverture sur le monde

Axer la France sur les objets connectés oui, mais peser aussi au niveau international. En présentant le projet, le Ministère a d’ailleurs insisté sur ce point. Et pour devenir un poids lourd du secteur, Angers pourrait compter sur son partenariat avec la ville d’Austin au Texas. “C’est l’une des villes les plus actives dans le champ des nouvelles technologies.” explique Constance Nebbula. “La ville d’Angers a tout intérêt à booster ce partenariat avec Austin pour faire connaitre la Cité des objets connectés aux Etats-Unis. Je pense que tous les pays qui s’intéressent à ce sujet la devraient pouvoir se tourner vers Angers quand la Cité sera aboutie.”

Les habitants d’Angers

Si les objets connectés se développent et s’immiscent dans notre quotidien, tout le monde n’est pas encore familiarisé avec. Même si certains Angevins ne connaissent pas les objets connectés, ils pensent qu’un tel projet est une bonne chose pour la ville.
C’est le cas de Jean-Paul, 63 ans qui pense que la Cité des objets connectés “est dans l’air du temps.” Pour Laurence, 48 ans “la ville d’Angers a été modernisée et ce projet suit la tendance.”

“Ce projet est plutôt tourné vers les entreprises, les étudiants dans ce domaine, les designers…” explique Constance Nebbula, même si “cela reste une satisfaction qu’Angers soit reconnue comme telle et que cette Cité apporte un tel rayonnement à la ville.”

Pour devenir ville des objets connectés et rayonner au niveau national et international, Angers peut s’appuyer sur ce projet de Cité des objets connectés. Mais finalement, Angers continuera-t-elle sa tendance à la modernité ? Entre pharmacies connectées, services de bus connectés, tout est maintenant possible pour faire d’Angers, la ville connectée des objets connectés.

 

Cahier des tendances « RETAIL CONNECTE »

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