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Montres connectées ou traqueurs

Les objets connectés dits wearables, que l’on porte sur soi, sont la révélation de l’année. Un marché qui est en pleine expansion dans le domaine du sport mais qui a malgré tout du mal à vraiment démarrer. En cause, les clients qui n’ont pas encore compris les réelles possibilités des traqueurs d’activité et qui ne voient dans ces objets qu’un gadget de plus destinés aux accros de l’informatique, aux geeks.

Un sondage a été réalisé dans cinq pays par GFK,  le plus grand institut d’études de marché et d’audit marketing d’Allemagne et le quatrième plus grand au niveau mondial. Le but de cette étude était de mieux comprendre ce que pensaient les consommateurs, leurs relations avec les appareils portables connectés et leur vision de ce nouveau marché technologique. L’étude lancée en août 2014 a conduit à l’interview de 1000 propriétaires de Smartphones en Chine, Allemagne, Corée du Sud, Grande-Bretagne et États-Unis, sur un total de 5000 personnes pour mieux comprendre attitudes et usages des montres connectées et traqueurs d’activités.

Les montres connectées, des gadgets pour les geeks

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Pour la plupart des utilisateurs, les montres connectées ne sont que des traqueurs d’activité susceptibles en bonus de donner l’heure. Ils n’associent, pour la plupart, pas cet objet à un réel dispositif connecté directement à leur personne. Ils ne remplissent donc pas les conditions pour devenir attractifs pour un public néophyte, contrairement à l’espoir des fabricants qui les veulent tout public. Ce positionnement exprime l’idée que les consommateurs attendent peu de la marque, du design et de l’accès direct à internet qui en revanche vont être autant d’arguments utilisés pour relayer les bracelets connectés au titre de gadgets pour férus d’ordinateurs.

 Les smartphones sont décisifs dans l’achat des objets connectés, sans eux le contrôle du dispositif n’est pas possible ou particulièrement restreint, malgré cela, alors que des millions de personnes possèdent leur smartphone, les objets connectés wearables sont loin d’être aussi populaires. Il y a pourtant une possibilité d’avoir un contact beaucoup plus direct avec l’objet connecté qu’avec son smartphone, les gadgets étant en mesure de fournir des données encore plus personnelles et à tout moment de la journée, y compris dans les situations où la prise du smartphone en main serait délicate.

Les consommateurs ont donc une nette préférence du contrôle de leur objets connectés portables par écran tactile comme s’ils étaient des mini-smartphones. La différence entre les deux types d’objets ne semble pas vraiment acquise. En revanche, la question a été posée de la préférence entre une montre connectée autonome grâce à sa propre carte SIM et une montre connectée au Smartphone. 56 % préfèrent une montre intelligente autonome, en Chine, 88 % des interrogés ont cette optique, en Corée du Sud, 41%, la réponse dépend vraiment de la proximité à ses objets, qui varient nettement d’un pays à l’autre.

Conséquemment, les constructeurs doivent adapter leurs produits aux différents marchés. Ne serait-il pas envisageable d’ailleurs d’offrir plus de possibilités aux consommateurs dès le départ pour s’adapter au mieux à la population ? Ce même sondage démontre qu’en général, les utilisateurs comprennent bien le potentiel des applications des objets connectés, ils développent d’ailleurs un certain enthousiaste à l’idée d’en user.

C’est par exemple le cas pour les montres connectées qui donneraient l’envie particulière d’interagir avec d’autres utilisateurs ou appareils connectés. Ainsi, 46 % des utilisateurs favoriseraient un contrôle de la télé par leur montre plutôt que par la télécommande, 49 % aimeraient contrôler leur maison de la même manière, 47 % envisage de gérer leur voiture de la sorte. Dans tous les cas, c’est la Chine qui demeure la plus intéressée par ces nouvelles possibilités. L’Allemagne apparaît bien moins encline à ces utilisations.

Dans tous les pays, le prix est la préoccupation première sauf en Chine où elle n’est même pas l’un des premiers intérêts, au contraire, ce pays privilégie la précision et la marque. La technologie est favorisée dans tous les pays, elle est privilégiée à 76 % en Corée du sud,  à 57 % en Chine.

Ces résultats montrent que les objets connectés sont encore vus comme des objets technologiques principalement, bien plus en tous les cas que comme des accessoires nous accompagnant dans notre vie de tous les jours.  De plus, les fonctionnalités des montres connectées sont mal comprises par la plupart des utilisateurs. Le traqueur d’activité est la fonction la plus assimilée par les consommateurs, elle donc prioritaire dans leurs esprits lors de l’achat. Il faudrait une réelle campagne pour permettre une meilleure compréhension des fonctionnalités de ce type de produit afin de permettre leur adoption dans la vie quotidienne.

Les traqueurs d’activité : bien plus compris par les néophytes

Dans la mesure où ils servent un domaine particulier, les utilisateurs ont une idée concrète de leurs possibilités et voient rapidement au travers de l’application, les données de santé et les informations sportives. Pour leurs achats, les critères ne diffèrent pas énormément pourtant des informations recherchées pour les montres connectées. Ainsi, le critère le plus recherché est celui du prix, rapidement suivi par la compatibilité avec son téléphone, en troisième position se trouve la précision de l’appareil. La compatibilité devrait donc faire l’objet d’un réel travail de la part des concepteurs qui ne pensent bien souvent qu’aux dernières générations de Smartphones.

Sans trop de surprises, la fonctionnalité la plus recherchée dans ces dispositif est le suivi des activités sportives, suivi par les indications de santé et le détail des résultats personnels. Ce trio de tête n’est pas donné dans le même ordre en Asie ou le suivi des activités de remise en forme est en dernière position à l’inverse des États-Unis et de l’Europe.

De la même manière que pour les montres connectées, les marques relatives à la technologie de pointe sont privilégiées, suivies par les marques sportives sauf dans la tranche d’âge des 16 – 29 ans où la marque des sportifs sera favorisée.

14Les traqueurs intégrés offrent l’opportunité aux sportifs de s’adapter à des accessoires fashions, 73 % des personnes intéressées ont déclarés qu’ils envisageraient de porter des accessoires, vêtements ou bijoux connectés si ceci étaient équipés de traqueurs d’activité.

À 32 %, la population aimerait l’idée de bracelets connectés, à 23 %, celle de chaussures connectées. Les États-Unis ont une préférence pour les chaussures alors que la Chine affectionne la ceinture connectée.

En conclusion, le marché des objets connectés portables à même le corps est un vrai marché à développer et à faire connaître aux consommateurs. Pour le moment ces dispositifs sont encore mal compris et loin d’être utilisés pleinement. Un acteur majeur du marché, tel qu’Apple, pourrait inverser cette tendance en mettant en avant ces produits et en différenciant clairement les dispositifs connectés possédant des traqueurs d’activité, des montres connectées et des Smartphone.

source : gfk.com 

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