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Vêtements connectés : le gouvernement US veut tracer les secouristes

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Le gouvernement américain veut équiper les secouristes de vêtements connectés. L’objectif ? Suivre en temps réel l’état de santé des pompiers, ambulanciers ou encore des policiers lors de leurs interventions. 

Fed Tech Magazine, un site Web américain, a dévoilé l’un des projets du département de la sécurité intérieur américain. Il finance un projet IoT pour équiper les secouristes de vêtements connectés.

Si l’initiative est américaine, deux startups canadiennes sont à la tête du projet : SensorUp et Hexoskin. Cette dernière est connue pour ces T-shirts dotés de capteurs pour mesurer l’activité sportive du porteur, ainsi que les battements de son cœur et sa vitesse de respiration. Quant à SensorUp, elle propose une solution complémentaire puisqu’elle développe des applications et des APIs de récupération de données et de géolocalisation des capteurs. Le tout est réuni au sein d’une plateforme cloud.

Ce ne sont pas les seuls acteurs impliqués : 40 autres fabricants et développeurs de solutions de ce genre prennent part à ce projet. Leur défi ? Suivre l’activité des premiers secouristes à une seconde près.

La centralisation des données, une pratique nécessaire

Avec la plateforme de SensorUp, basée sur une technologie open source capable d’analyser des données complexes en un temps record, et les nombreux capteurs, le suivi des secouristes et leurs coordinations sera facilités. Si les applications pour la sécurité publique semblent tout indiquées, Hexoskin a déjà travaillé avec l’armée américaine autour d’un projet similaire.

La clé du projet réside dans la centralisation des informations qui peuvent sauver les intervenants d’une situation de crise et les aider à protéger la population. Steve Lang, le CEO de SensorUP explique : « Nous sommes capables de mesurer la qualité de l’air que les premiers secouristes respirent, ce qu’ils sont en train de regarder tout en ayant connaissance de leurs signes vitaux.« 

Pour obtenir ce niveau d’analyse, il faut réduire le nombre d’applications reliées aux objets connectés. Une fois les données des vêtements connectés centralisées, il faut également prendre en compte la mesure de l’air ambiant, les images des caméras des drones et « des agents » sur le terrain.

Un projet qui a vocation à se généraliser, notamment pour suivre les travailleurs isolés ou tout autre métier à risque.

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