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De la friture sur la ligne avec les voitures connectées ?

Voiture connectée

Une étude commandée par Machina Research, cabinet d’analyse et de consulting sur le secteur M2M, le Big Data et le marché de l’IoT, révèle que les opérateurs réseau vont avoir à faire face à un défi de taille. En partenariat avec le cabinet d’études Teoco, spécialiste des télécoms, les deux entreprises ont constaté que le trafic sur le réseau mobile pourrait augmenter de 97% dans les dix prochaines années, et les voitures connectées feront partie des éléments déterminants de cette croissance.

Vers une augmentation exponentielle du trafic des réseaux mobiles

Matt Hatton« Les voitures connectées, comme d’autres appareils de communication M2M, ne se comportent pas comme des smartphones », selon Matt Hamon, fondateur et PDG de Machina Research. « Elles représentent toute une variété de défis pour les opérateurs, à cause du maillage dense du trafic réseau et de ses variations subies à différents moments du jour. »

Que va t-il se passer dans la sphère des opérateurs de réseaux mobiles, avec l’augmentation significative des smartphones dans le monde ? Machina Research prédit qu’en 2024, les réseaux mobiles verront leurs connexions augmenter de 250 millions en 2014 à 2,3 milliards à travers le monde. Toutefois, les applications et services M2M compteront seulement pour 4% de la totalité du trafic dans un même temps. Les objets connectés, en incluant les voitures connectées, ne devraient pas consommer de grands volumes de données, mais il y a des demandes très différentes sur les smartphones et tablettes, pour lesquels les opérateurs doivent absolument élaborer des stratégies, avant que ça ne soit la panne sèche…

Matt Hamon est pourtant plutôt optimiste au sujet des voitures : « En terme de surcharge de données, les voitures connectées ne présentent pas tant de problèmes. » Et ce qui le rend plus serein, c’est que l’important, ce n’est pas la globalité du trafic et son usage des réseaux, mais plutôt les pointes régulières d’embouteillages, les moments « clés ». Si dans un point de localisation bien particulier, un pic de trafic est observé de manière régulière, engendrant une perte de qualité de réseau, c’est là que les opérateurs seront intéressés pour une intervention ciblée.

Une série de zones sensibles

Véhicules connectés

Le rapport mentionne les principaux défis à relever pour éviter la déperdition de qualité du réseau, et notamment : davantage de support pour diversifier les solutions, en cohésion avec la diversification des zones couvertes, la planification plus accrue de la couverture réseau sur les zones sensibles et peu couvertes, la gestion globale du parc des objets connectés émergents en amont, et ensuite au fur et à mesure de leur arrivée sur le marché pour éviter l’engorgement, et enfin, la maintenance des outils et la gestion de l’autonomie de ces nouveaux objets qui embarqueront des technologies très autonomes et qu’il faudra gérer en terme d’énergie.

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