AT&T officialise le déploiement du modèle OTel 2.0 pour les réseaux télécoms professionnels. Cette solution repose sur une infrastructure haute performance fournie par Dell et AMD. Cette initiative majeure réinvente l’intelligence artificielle chez les grands opérateurs.
Cette avancée marque une rupture stratégique pour le secteur du cloud d’infrastructure. En effet, l’opérateur contourne l’écosystème propriétaire NVIDIA au profit d’outils open-source. La raison est simple : maîtriser la confidentialité des données et optimiser les coûts.
Un modèle de langage optimisé pour les télécoms
Le modèle OTel 2.0 exploite directement la base Gemma 4 conçue par Google. Cette architecture intègre 31 milliards de paramètres selon la documentation d’AT&T. L’opérateur déploie ce dispositif stratégique dans ses centres de données. Et cette méthode garantit une autonomie opérationnelle pour les équipes techniques.
D’après AT&T, les équipes ont sélectionné un billion de tokens sectoriels. Puis, cette volumétrie a été distillée vers 400 milliards de tokens spécialisés. Voilà comment le système analyse les spécifications complexes du secteur des télécommunications. Nul ne peut le nier, cette précision simplifie l’ingénierie des réseaux modernes.
Une architecture matérielle totalement affranchie de CUDA
Selon AT&T, l’entraînement s’est exécuté via Microsoft Foundry avec 430 GPU AMD Instinct MI300X. Parallèlement, Dell équipe les infrastructures locales avec des accélérateurs MI355X performants. Cette configuration matérielle confirme l’efficacité de la plateforme open-source AMD ROCm. En ce sens, la technologie répond parfaitement aux exigences de latence.
Cette architecture garantit la protection stricte des informations au cœur du réseau. Cependant, ce choix technique déplace la contrainte vers des infrastructures open-source dédiées. Voilà pourquoi les décideurs observent de près ce basculement vers de nouveaux standards. C’est évident, l’émancipation face aux puces propriétaires modifie la stratégie des industriels.
Une gestion dynamique des requêtes et des coûts
L’intégration d’une passerelle d’IA assure le routage dynamique de toutes les requêtes. Selon les données officielles d’AT&T, la plateforme traite 45 milliards de tokens quotidiens. En d’autres termes, ce flux colossal représente un billion de tokens mensuels régulés. D’après l’opérateur, environ 40 pour cent des traitements s’exécutent sur puces AMD.
La passerelle réoriente les demandes complexes vers des modèles experts complémentaires. De plus, la mise en cache efficace réutilise intelligemment les calculs déjà effectués. Selon AT&T, ce mécanisme novateur permet de réduire les coûts d’inférence jusqu’à 90 pour cent. En conséquence, cette optimisation budgétaire majeure crédibilise les investissements dans l’IA.
Des applications concrètes et une gouvernance ouverte
Au quotidien, OTel 2.0 automatise la synthèse des normes d’organismes comme 3GPP ou ETSI. Le système génère également des configurations réseau conformes aux exigences professionnelles. Et il facilite la création rapide de procédures opérationnelles pour les techniciens. Sans contexte, cette assistance intelligente accélère la résolution des pannes sur le terrain.
AT&T distribue publiquement les poids de ce modèle sur la plateforme Hugging Face. Effectivement, ce projet bénéficie d’une gouvernance collective regroupant la GSMA, Dell et Microsoft. Des acteurs majeurs comme Red Hat et MLCommons participent aussi à cette alliance. Cette coopération ouverte garantit des mises à jour régulières et durables.
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