Kaïdo est un compagnon scolaire à IA conçu pour accompagner les élèves du CP au CM2 sans écran. Son principe repose sur un tutorat vocal qui pousse l’enfant à trouver lui-même la solution.
Les devoirs occupent une place parfois lourde dans la vie familiale. Selon les données avancées par ses fondateurs, les parents y consacrent environ 30 minutes chaque soir, soit plus de 70 heures sur une année scolaire. Ghislain Foucque et Jérémy Noble veulent changer cette relation aux devoirs avec Kaïdo, une petite sphère vocale conçue en France.
Un compagnon vocal posé sur le bureau
Kaïdo prend la forme d’un petit objet sans écran ni clavier. L’enfant l’allume, pose sa question à voix haute et échange avec lui par la parole. Des signaux lumineux accompagnent les réponses. Le système repose sur un moteur pédagogique développé avec un consortium d’enseignants. L’IA intervient dans les échanges avec l’élève, mais elle reste encadrée par cette méthode pédagogique. Elle adapte le dialogue selon les réponses de l’enfant, sans modifier le principe du tutorat.
Depuis une application, les parents peuvent photographier la leçon à travailler, fixer la durée d’une séance et consulter les progrès réalisés. Ils peuvent aussi repérer les notions qui posent problème. Le parent garde ainsi un rôle dans les devoirs sans devoir rester auprès de l’enfant pendant toute la séance.
Kaïdo refuse de donner directement la réponse
Le fonctionnement repose sur une règle simple : l’enfant doit trouver la solution lui-même. Kaïdo peut reformuler un énoncé, demander à l’élève d’expliquer son raisonnement ou l’inviter à reprendre après une erreur. Cette mécanique distingue le produit des assistants généralistes. Une IA classique peut fournir directement le résultat d’un exercice. Ici, le but reste de faire comprendre la méthode avant de terminer le devoir.
« Nous voulions un objet posé sur un bureau, pas un écran de plus dans une chambre d’enfant. Ni une énième technologie qui résout les problèmes à sa place. Avec Kaïdo, l’enfant apprend à faire ses devoirs, pas à s’en débarrasser », expliquent Ghislain Foucque et Jérémy Noble. Le produit fonctionne dans un cadre pédagogique fermé, sans conversation libre. Son développement est réalisé en France, avec une conformité au RGPD et un hébergement des données en Europe.
Un coût inférieur par rapport aux cours particuliers
Le soutien scolaire représente aussi une question de budget. On estime à environ deux milliards d’euros par an les dépenses des familles françaises dans ce domaine. Une heure de cours particulier coûte, selon les chiffres cités, entre 30 et 50 euros.
Kaïdo repose sur un autre modèle avec un coffret vendu quelques dizaines d’euros, puis un abonnement mensuel comparable à celui d’une plateforme vidéo. Ses fondateurs évoquent un coût inférieur à un euro par jour pour l’accompagnement. Le dispositif cible ainsi les élèves du CP au CM2, avec des séances guidées depuis la maison et un suivi accessible aux parents via l’application.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
- Partager l'article :
