Alibaba veut intégrer un assistant vocal dans des voitures connectées

Alibaba veut créer un assistant vocal embarqué dans des voitures connectés. Le but ? Commander ses plats à la voix.

Du 16 au 25 avril se tient l’Auto Shanghai, le salon chinois de l’automobile. Alibaba a profité de l’événement pour annoncer qu’elle développe des applications pour les voitures connectées. Certaines d’entre elles consistent à un moyen de trouver un restaurant, de réserver des places, de commander de la nourriture et bien plus encore. Jusque là, rien d’anormal. Sauf que le géant du e-commerce mise sur un contrôle à la voix, au toucher et au mouvement.

Cette solution ne sera pas uniquement dédiée aux développeurs d’Alibaba. Les éditeurs tiers pourront créer leurs propres applications compatibles avec le système d’exploitation AliOS.

Alibaba mise sur aliOS et une architecture de conception légère

L’architecture des applications sera particulière. Il s’agit davantage de concevoir des sortes d’API contenues dans de petits fichiers qui facilitent une vitesse accrue. Elles seront disponibles depuis Alipay, la solution de paiement sans contact d’Alibaba. C’est un choix judicieux de la part de l’entreprise. Ainsi, elle s’assure le contrôle de bout en bout du parcours client. Elle prend alors exemple sur Uber Eats ou Deliveroo. C’est un moyen de faire évoluer l’expérience du drive que les consommateurs de McDonald connaissent bien.

La présentation réalisée lors de l’Auto Shanghai n’est qu’un début. La firme a assuré à TechCrunch qu’elle a déjà prévu un lancement, mais ne communique pas encore sur la date de commercialisation. De cette manière, Alibaba pourrait dépasser Domino’s Pizza sur son terrain de jeu. En effet, le spécialiste de la vente de pizza tente lui aussi de créer son propre Alexa dans la voiture depuis 2014. General Motors intègre lui une marketplace pour commander de la nourriture auprès de chaînes comme Dunkin’Donuts, IHOP ou Wingstop.

Un parc de voitures connectées important en Chine

Avec ses différents partenariats, le géant chinois s’assure une force de frappe difficile à égaler. Il est notamment l’instigateur d’une joint-venture nommée Banma Network. Les constructeurs des voitures connectées SAIC Motor et Dongfeng Peugeot Citroën intègrent ainsi le système d’exploitation AliOS. Pas moins de 700 000 véhicules étaient équipés en août 2018.

Un mois avant, Alibaba lançait sa chaîne de restaurants – supermarchés automatisés Hema à Shanghai. L’on constate que l’agro-alimentaire intéresse fortement la firme, tout comme son concurrent JD.com. Pour ce qui est du marché de la voiture connectée, Alibaba affronte Tencent et Baidu qui expérimentent déjà des systèmes de conduite autonome. Elle souhaite cependant adopter de préférence la position d’Android qui se place sur les plateformes d’infotainment plutôt que de concevoir un service comme celui de Waymo.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

ARTICLES SIMILAIRES

Le suivi connecté des wagons de fret progresse, mais la majorité du parc reste non équipée

Le suivi connecté des wagons de fret évolue, mais la majorité du parc reste à

10 juin 2026

Voiture d’occasion connectée : quels équipements vérifier avant l’achat ?

Un contrôle rigoureux s’impose avant d’acheter une voiture d’occasion moderne. La technologie de ce type de véhicule mérite un contrôle précis avant

5 juin 2026

Voiture connectée : pourquoi l’entretien des pneus reste essentiel malgré les technologies embarquées ?

Même si votre tableau de bord clignote au moindre souci, la gomme demande une attention

17 mai 2026

Connaissez-vous les fonctionnalités de Mappy ? Voici celles qu’il ne faut pas manquer

Pourquoi mappy reste une référence pour la mobilité française ? Quelles fonctionnalités font que cette

7 mai 2026

Le drone cargo Changying-8 réussit son premier vol en Chine

Le drone cargo Changying-8 a marqué un tournant dans le transport aérien chinois. La raison

2 avril 2026

Voici l’histoire de FedEx, le géant de la logistique mondiale

Comment FedEx est-il devenu un acteur mondial du transport express ? Quelles infrastructures et prestations logistiques

16 février 2026