Diguabot change d’échelle dans la robotique embarquée. Le spécialiste chinois a annoncé, le 17 septembre 2026, une série C de 400 millions de dollars. Cette opération finance des puces et logiciels destinés aux machines autonomes.
Selon l’annonce de Diguabot, Mirae Asset dirige ce tour avec Meituan et plusieurs investisseurs institutionnels. L’enjeu dépasse le financement d’un composant : l’entreprise veut fournir une infrastructure robotique complète. Les constructeurs cherchent désormais des plateformes capables d’accompagner leurs terminaux jusqu’aux sites industriels.
Diguabot sécurise ses puces robotiques
Cette levée porte les financements cumulés à 770 millions de dollars depuis l’autonomisation de Diguabot en mai 2025, selon l’entreprise. La société provient d’un essaimage de Horizon Robotics. Elle concentre ses investissements sur des processeurs d’intelligence artificielle conçus pour fonctionner directement dans les robots.
Le consortium associe Mirae Asset, l’investissement stratégique de Meituan, Hefei State-Owned Capital et Nanshan SEI, selon Diguabot. Hillhouse Investment, 5Y Capital, Linear Capital, Temasek Vertex Growth, Prosperity7 et Yunfeng Capital participent également. Cette composition mêle capital financier et industriel, un signal important pour une filière qui doit financer matériel, logiciels et déploiements.
La montée des plateformes intégrées rappelle la pression exercée sur les équipementiers. Ils doivent réduire les délais entre le prototype et l’exploitation. Les industriels qui suivent les puces Core Ultra destinées à la robotique observent le même déplacement vers le calcul embarqué.
La gamme Xuri vise les robots
Diguabot annonce une famille Xuri couvrant 5 à 500 TOPS, selon ses données. Cette amplitude cible les robots humanoïdes, les plateformes à roues ou à pattes, les chiens robotiques et les AMR. Elle vise aussi les automates de service et les équipements industriels connectés.
La Xuri S600, lancée en novembre 2025 selon Diguabot, rassemble les ressources de calcul IA sur un seul composant. Elle s’appuie sur une chaîne cloud-edge pour relier développement et exécution. Plus de 20 acteurs clés l’ont adoptée, parmi lesquels UBTECH et les centres d’innovation humanoïde de Pékin et Shanghai.
Cette compatibilité réduit la fragmentation des architectures. Un fabricant peut conserver la même base lorsqu’il passe d’un robot de service à un véhicule logistique. Les recherches sur la préhension et le placement robotisés montrent pourquoi le calcul local doit traiter rapidement les signaux visuels.
Le logiciel devient une infrastructure industrielle
Diguabot affecte les fonds à trois priorités : élargir Xuri, compléter sa plateforme logicielle et déployer ses infrastructures. Cette plateforme couvre la collecte de données, l’entraînement des modèles, la simulation et l’inférence locale. Elle place le cycle de données au centre de l’offre matérielle.
Les robots ne peuvent pas dépendre exclusivement du cloud. Une plateforme logistique doit maintenir ses décisions malgré une connexion dégradée. L’inférence embarquée limite la latence et préserve la continuité des opérations. Voilà pourquoi les puces deviennent une brique transversale pour les constructeurs.
Diguabot affirme avoir livré plus de 8 millions de puces Xuri au total. L’entreprise indique aussi couvrir plus de la moitié de son marché ciblé pour l’intelligence incarnée. Ces indicateurs, fournis par Diguabot, traduisent une ambition claire : devenir le socle technique discret des robots déployés hors laboratoire.
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