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Smart Cities, la population consultée

Smart Cities : pas de formule magique, la population Indienne consultée

Les fantasmes du passé, proches de la science-fiction comme les voitures volantes ou les super héros humanoïdes, ont laissé place à une idée plus réaliste de la technologie. 

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Les dispositifs futuristes pensés de nos jours, sont destinés à une amélioration concrète des sociétés, rendant la vie quotidienne plus pratique et plus agréable. Toutefois, le coût de la transition, les croyances culturelles, la diversité climatique et sociale, sont des obstacles à prendre en considération. Le rapport 2016 de Black and Veatch fait état d’une popularité croissante des changements technologiques importants. Cette quête de qualité de vie et la popularité croissante des objets connectés incite les agglomérations à se mettre à la page et à prendre des mesures de modernisation. Les progrès technologiques permettent un accès facile à plus ou moins grande échelle, de s’adapter et d’adopter ces changements. Mais la bonne volonté des villes est parfois freinée par des obstacles : budget, gestion, sécurité des systèmes. C’est ce à quoi se heurte l’Inde, qui a annoncé les 20 premières villes choisies (sur 100), pour son programme Smart Cities.

Smart Cities en Inde, catalyseur planifié

Alors que le développement de smart cities pourraient être un véritable catalyseur pour son économie, l’Inde, contredit l’adage « une ville indienne se planifie après sa construction », ne veut pas céder à la transition technologique trop vite et a consulté les populations concernées, (via les réseaux sociaux, les abris bus…) au lieu d’imposer une formule idéale de smart city. En effet, certaines zones indiennes sont sèches, d’autres humides, les habitants doivent donc lutter contre des climats/facteurs différents.

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La population consultée, les obstacles se dessinent

La mentalité traditionnelle des fonctionnaires municipaux font qu’ils se basent sur leurs propres connaissances et valeurs. Les villes intelligentes sont encore perçues comme destinées à une partie élitiste, privilégiée de la planète. L’Inde, pays en voie de développement, ne parvient pas à se projeter dans des villes ultra modernes et n’imagine encore pas que des changements aussi radicaux peuvent avoir lieu à un niveau populaire. En effet, comment imaginer des compteurs d’eau intelligent quand l’eau ne coule pas dans tous les robinets… Pour les municipalités, implanter ces innovations exige aussi, en amont, une évolution des mentalités. Encore une fois, une éducation, une sensibilisation sont nécessaires à un accueil plus « doux » de ces changements. La rapidité du progrès se frotte à l’échine de la réalité, et doit tenir compte de ces facteurs : risques et avantages. Une évaluation pointilleuse doit en être faite avant de transiter vers la modernisation.

L’adoption d’initiatives intelligentes n’est pas à la portée de toutes les villes compte tenu de leurs liquidités et façon de consommer, de ce fait, les dirigeants n’envisagent pas la possible intégration générale des dispositifs connectés avant une dizaine d’années. L’Inde étant un pays où la diversité sociale et culturelle règnent, il faudra étudier sérieusement les projets d’amélioration technologique des territoires.

Cahier des tendances « RETAIL CONNECTE »

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