Pony.ai entre dans la course des taxis autonomes à Londres. Le groupe sino-américain teste bientôt ses véhicules de 7e génération avec Uber. Qui transportera le premier passager sans chauffeur dans la capitale britannique ?
Pony.ai a annoncé le 8 octobre des essais londoniens, sur le réseau social X. Uber confirme ainsi une stratégie multi-partenaires face à Waymo, Wayve et Baidu. Voilà pourquoi la bataille de Londres intéresse autant les opérateurs de flottes et les investisseurs.
Pony.ai prépare ses essais à Londres
Pony.ai annonce des essais dans les semaines à venir. Le message paraît le 8 octobre sur X. L’entreprise ne précise ni l’exploitant de la flotte ni la date d’ouverture commerciale. Elle promet en revanche de travailler avec les autorités locales. Présenté en avril 2025, ce véhicule compte 14 caméras, 9 Lidar et 4 radars, selon Pony.ai.
Pony.ai affirme produire ce modèle 20 à 30 % moins cher que celui de Waymo. Cet écart de coût pèse lourd pour un opérateur qui veut multiplier les flottes. Le partenariat entre Toyota et Pony.ai autour des taxis autonomes Gen-7 éclaire cette logique industrielle. Le prix du véhicule devient ainsi un argument stratégique pour Uber.
Waymo, Wayve et Baidu défendent leur place
Waymo vise un service commercial sans chauffeur de sécurité avant la fin d’année. Elle attend cependant les autorisations réglementaires nécessaires. Wayve et Uber proposent déjà, depuis août, des trajets à bord d’une quinzaine de Ford Mustang Mach-E. Un chauffeur de sécurité reste à bord. Wayve devance ainsi Waymo dans la capitale.
Baidu progresse aussi, avec des essais de taxis autonomes à Londres pour ses Apollo RT6. Le groupe vise une offre sur l’application FreeNow en 2027. Les approches techniques divergent, en effet. Pony.ai mise sur une suite complète de capteurs, alors que Wayve renonce au Lidar et aux cartographies haute résolution. Chaque camp défend ainsi une vision différente de la conduite autonome.
Uber diversifie ses partenaires en Europe
Uber évite de dépendre d’un seul fournisseur sur sa plateforme. À Dubaï, le groupe a conclu des accords séparés avec Baidu et WeRide. Les trajets Pony.ai et Wayve devraient coûter le même prix aux clients. Pourtant, les technologies embarquées diffèrent nettement. À Zagreb, Uber et Pony.ai exploitent déjà un service avec Verne, lancé en août 2026.
Pony.ai a obtenu l’autorisation de transporter des passagers invités sans opérateur sur 22 kilomètres, entre un quartier d’affaires et l’aéroport, d’après les informations publiées le 9 octobre 2026. Uber et ses partenaires prévoient 2 000 robotaxis dans cinq villes européennes, selon ces mêmes informations. Ce volume place Londres dans une stratégie continentale. Reste une question : les régulateurs suivront-ils ce rythme ?
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