Le groupe Schneider affiche un chiffre d’affaires semestriel record de 21,2 milliards d’euros au premier semestre 2026. L’entreprise relève ses prévisions annuelles portées par la demande soutenue des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle.
Rueil-Malmaison abrite le siège du groupe Schneider, le spécialiste français de la gestion de l’énergie et des automatismes industriels. Les résultats publiés fin juillet 2026 pour cette entreprise dépassent largement les attentes des analystes financiers. La croissance organique atteint 14 % au premier semestre et l’EBITA ajusté progresse de 22,1 %. Des partenariats noués avec SoftBank et Enedis confirment l’ancrage industriel du groupe dans la transition énergétique.
L’essentiel à retenir sur le groupe Schneider,
- Le groupe Schneider affiche un chiffre d’affaires semestriel record de 21,2 milliards d’euros, une croissance organique de 14 % et objectifs annuels relevés à 10 %-13 % pour 2026.
- Il a établi un partenariat stratégique avec SoftBank pour 75 milliards d’euros d’investissement dans les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle en France.
- L’entreprise a une action cotée à 281,50 euros, avec un dividende de 4,20 euros par action et une capitalisation boursière de 157 756 millions d’euros.
Le groupe Schneider publie des résultats semestriels records en 2026
Le 30 juillet 2026, le groupe Schneider publie des résultats semestriels qualifiés de records par sa direction. Le chiffre d’affaires atteint 21,2 milliards d’euros au premier semestre, en progression de 9,8 % en données publiées et de 14 % en croissance organique, dépassant le consensus des analystes fixé à 20,66 milliards d’euros. La croissance s’accélère nettement au deuxième trimestre 2026, avec un chiffre d’affaires de 11,5 milliards d’euros, en hausse organique de 16,5 %.
L’EBITA ajusté s’élève à 4,09 milliards d’euros, en progression organique de 22,1 %, portant la marge à 19,3 %. Le résultat net part du groupe atteint 2,5 milliards d’euros, en hausse de 30 %. Et le bénéfice net ajusté par action grimpe à 4,79 euros.
Le flux de trésorerie disponible triple à 1,63 milliard d’euros. Fort de ce semestre et d’un carnet de commandes record, Olivier Blum, directeur général du groupe, relève les objectifs annuels : croissance du chiffre d’affaires portée à 10 % à 13 %, contre 7 % à 10 % précédemment, et croissance organique de l’EBITA ajusté attendue entre 14 % et 19 %. La Gestion de l’énergie progresse de 15,4 %, les Automatismes industriels de 7,7 %, portés par l’Amérique du Nord et la Chine.
SoftBank et le groupe Schneider s’engage pour l’intelligence artificielle
En mai 2026, à l’occasion du sommet Choose France, SoftBank Group annonce un projet d’investissement de 75 milliards d’euros pour développer cinq gigawatts de capacité de centres de données dédiés à l’intelligence artificielle sur le territoire national.
Une première phase mobilise 45 milliards d’euros pour livrer 3,1 gigawatts dans les Hauts-de-France d’ici à 2031, avec des sites à Dunkerque, au Bosquel et à Bouchain. Le groupe Schneider s’engage comme partenaire technologique et industriel stratégique de ce projet, aux côtés d’EDF.
Sa mission consiste à concevoir et à fournir l’infrastructure ainsi que les modules d’alimentation électrique nécessaires à ces installations. Une usine d’assemblage de modules préfabriqués doit voir le jour dans la zone industrielle du port de Dunkerque.
Ce partenariat prolonge un investissement antérieur de plus de 110 millions d’euros déjà engagé dans trois usines françaises pour répondre à la demande des marchés du data center, du nucléaire et des réseaux électriques. Masayoshi Son, fondateur de SoftBank, justifie ce choix par la disponibilité d’une énergie française compétitive et décarbonée. Selon Olivier Blum, ce partenariat représente le plus gros projet jamais mené par le groupe dans ce secteur en France.
Le groupe Schneider renforce son partenariat avec Enedis pour le réseau électrique
Enedis annonce en 2026 le renforcement de son partenariat avec Schneider. L’objectif principal est de réduire l’empreinte carbone du réseau électrique. Ce réseau assure la distribution publique sur tout le territoire français. Cette collaboration s’appuie sur des équipements électriques intelligents. Elle intègre des solutions numériques pour optimiser la gestion énergétique.
La modernisation du réseau répond à une pression désormais croissante. Cette hausse provient d’une forte électrification de nos usages quotidiens. Les véhicules électriques et les pompes à chaleur illustrent ce phénomène. De plus, les centres de données créent une demande supplémentaire.
Des postes intelligents permettent à Enedis d’anticiper les pics de consommation. Schneider apporte son expertise reconnue en automatismes industriels. Le groupe maîtrise également la gestion numérique de l’énergie. Il revendique une position de référence mondiale dans ces deux domaines. Cette alliance traduit une tendance forte du secteur énergétique français. Ce secteur vise la décarbonation tout en gérant l’explosion de la demande.
Un réseau plus résilient permettra d’accueillir de nouveaux projets industriels. Cela concerne les futurs centres de données annoncés par SoftBank. Cette feuille de route s’inscrit dans la stratégie Impact 2030. Elle constitue le nouveau programme du groupe pour le développement durable.
La cybersécurité industrielle de Schneider se renforce avec la certification ANSSI
En 2026, un grand service de l’État valide la sûreté du groupe Schneider. Ce fait concerne le bloc Modicon M580 et son module NOC302. Ce visa officiel montre la force de ce matériel. Il résiste très bien aux risques de piratage et aux attaques du web.
Ces petits appareils de contrôle équipent des lieux très importants pour le pays. On les trouve dans le réseau électrique, les usines et les gros serveurs de données. Un tel succès donne une pleine confiance aux clients soumis à des règles très dures. En même temps, la firme gagne à nouveau une très belle place au prix LinkedIn 2026. Elle demeure au deuxième rang en France depuis trois ans de suite. Ce rang vient de la bonne santé des emplois, du soin pour les carrières et de l’envie d’innover.
Le succès technique et le bien-être du personnel vont donc de pair. Le groupe mise sur les cours en interne et la recherche du futur. Ces atouts aident enfin la firme à obtenir de grands marchés publics dans le secteur de l’énergie et du nucléaire.
Le groupe Schneider et le prix de son action en bourse
L’action du groupe Schneider s’échange à 281,50 euros au 3 juillet 2026, en hausse de 22,94 % sur un an. Cette valorisation place l’entreprise parmi les principales capitalisations du CAC 40, avec 157 756 millions d’euros de capitalisation boursière.
Le conseil d’administration a proposé un dividende de 4,20 euros par action au titre de l’exercice 2025, versé sans interruption depuis 1996. Les indicateurs de marché ci-dessous synthétisent la valorisation actuelle du titre et les anticipations des analystes financiers.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Cours de l’action (03/07/2026) | 281,50 € |
| Variation sur un an | +22,94 % |
| Capitalisation boursière | 157 756 M€ |
| Dividende par action (exercice 2025) | 4,20 € |
| Rendement du dividende | 1,57 % |
| PER estimé 2026 (consensus) | 28,32 |
| Objectif de cours médian (consensus) | 315,00 € |
FAQ
Non, Schneider Electric India Private Limited (SEIPL) est une filiale indienne dont le groupe Schneider a finalisé le rachat des 35 % restants du capital en décembre 2025. La maison mère cotée à Paris demeure l’entité de référence pour les investisseurs internationaux.
Aucun dividende n’est juridiquement assuré, mais le groupe Schneider verse une rémunération sans interruption depuis 1996 et sans baisse depuis 17 ans. Le taux de distribution s’établit autour de 48,89 % des bénéfices, laissant une marge de manœuvre pour financer la croissance.
Une concentration excessive des revenus sur un segment unique expose l’entreprise à un ralentissement en cas de refroidissement des investissements en intelligence artificielle. Les analystes surveillent notamment l’évolution des commandes en Amérique du Nord, région représentant une part significative du chiffre d’affaires.
Oui, le groupe Schneider devient partenaire officiel de la technologie énergétique de McLaren Racing, incluant l’équipe McLaren Mastercard Formule 1 et l’équipe Arrow McLaren IndyCar. Ce partenariat sert de vitrine technologique pour les solutions de gestion de l’énergie du groupe.
L’action, cotée sous le code FR0000121972 sur Euronext Paris, s’achète via un compte-titres ou un PEA auprès d’un courtier agréé. Aucun conseil en investissement ne remplace une analyse personnelle des risques et des objectifs financiers de chaque épargnant.
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