Qualcomm veut transformer son expertise mobile en moteur de croissance pour les infrastructures d’intelligence artificielle. Son responsable des data centers estime que cette activité deviendra la première source de revenus du groupe d’ici 2033.
Cette ambition prolonge un objectif annoncé pour 2029 : générer plus de 15 milliards de dollars annuels grâce aux data centers. Pour convaincre les opérateurs, Qualcomm mise sur ses puces, le réseau et une plateforme logicielle compatible avec plusieurs architectures.
Qualcomm vise les revenus des data centers
Le groupe de San Diego ne veut plus dépendre principalement des smartphones. Il prévoit plus de 40 milliards de dollars hors mobile en 2029, selon les objectifs présentés dans les éléments financiers fournis. Les data centers constitueraient une part centrale de cette diversification, portée par la demande de calcul liée à l’intelligence artificielle.
Qualcomm vise précisément plus de 15 milliards de dollars de revenus annuels dans ce secteur d’ici 2029, selon la source fournie. Tony Pialis, responsable de cette activité, projette une première place dans les revenus du groupe vers 2033. Les professionnels qui suivent l’expansion des data centers et leurs usages connectés verront surtout un changement de profil : le fabricant de puces mobiles ambitionne désormais de fournir des infrastructures complètes.
La direction avance un marché adressable de mille milliards de dollars, chiffre rapporté dans la source journalistique fournie. Elle estime que la demande dépasse les capacités de production disponibles. Qualcomm a déjà signé des contrats avec Humain, Meta et Amazon Web Services, sans détailler dans cette source les volumes concernés.
Dragonfly combine processeurs et accélération IA
La gamme Dragonfly associe le processeur serveur C100 et les accélérateurs d’inférence AI300. Le premier intègre 250 cœurs Oryon, selon les caractéristiques rapportées par la source. Les accélérateurs rapprochent le calcul des données en mémoire. Cette approche vise à limiter la dépendance aux mémoires HBM très demandées.
Qualcomm présente ce choix comme un moyen de faciliter l’approvisionnement et de réduire les coûts. Tony Pialis explique aussi qu’une empreinte réseau réduite peut améliorer la consommation énergétique et le coût par token. L’enjeu dépasse donc la puissance brute : les exploitants évaluent également le rendement électrique et la disponibilité des composants.
Cette stratégie exige toutefois une chaîne complète, du processeur aux connexions entre serveurs. Qualcomm a renforcé ses compétences avec les acquisitions de Nuvia, Alphawave Semi et Modular, selon les dates et montants indiqués dans la source. Le réseau devient ainsi une pièce de l’offre, au même titre que le calcul.
Le logiciel et la concurrence décideront
Les clients ne choisissent pas une puce seule : ils évaluent aussi les outils de programmation et la compatibilité des modèles. Modular doit fournir une plateforme capable d’exécuter des modèles sur plusieurs architectures. Qualcomm prévoit également de rendre cette solution open source, d’après la source, afin d’élargir ses usages.
La concurrence reste forte. Nvidia, AMD et Intel affrontent les puces conçues par Amazon, Google, Microsoft ou Meta. Les laboratoires d’intelligence artificielle développent aussi leurs propres solutions. Qualcomm veut convaincre les acheteurs qui cherchent une meilleure performance par dollar et davantage de choix logiciels.
Le groupe a déjà connu un revers avec son processeur serveur Centriq, abandonné après son lancement. Cette expérience rend l’exécution commerciale décisive : les opérateurs doivent valider les équipements, les logiciels et la fiabilité avant tout déploiement. Les enjeux énergétiques renforcent aussi l’attention portée aux infrastructures, comme le montre l’analyse du Green IT appliqué aux data centers. La prévision pour 2033 dépendra donc autant des contrats récurrents que des performances techniques.
- Partager l'article :
