AsteroidOS : la montre connectée a son OS open source

Android Wear est l’OS le plus utilisé pour l’interface des smartwatches. Les concurrents, Tizen de Samsung et Apple Watch Os ne sont pas loin. Pour les jeunes entreprises et les startups, ces systèmes manquent d’ouverture. Un jeune étudiant toulousain a proposé sa solution lors de la Fosdem 2016 : AsteroidOs.

Sur le marché des smartwatches Google règne en maître avec Android Wear. Présent dans la plupart des montres des gros constructeurs comme Motorola, LG ou Huawei, cet Os dispose de nombreuses fonctionnalités : tracking d’activités, accès à un itinéraire, appeler, utiliser les réseaux sociaux, etc.

Malheureusement pour les concepteurs, l’obligation de passer par la firme de Mountain View, de Cupertino ou par le géant coréen est un frein au lancement. L’accès aux plateformes, aux APIs dédiés à la création d’applications : tout cela coûte cher.

Gratuit et innovant

 

Florent Revest, un étudiant en science de l’informatique à l’INSA de Toulouse, a conçu AsteroidOs. Ici, la monétisation n’est pas la priorité, le jeune développeur souhaite attirer les concepteurs d’applications.

Pour cela, AsteroidOs profite d’une base GNU/Linux via openembedded ouverte afin d’obtenir « un certain niveau de contrôle sur les logiciels qui sont lancés » affirme son créateur. La sécurité et le respect de la vie privée sont ainsi « mieux assurés« .

Partant du constat que les startups et les entreprises produisant des smartwatches créent leurs propres systèmes, souvent imparfait en terme d’expérience utilisateur pour éviter le contrat avec Google, Florent Revest espère apporter son expertise pour améliorer cela en tant que consultant.

Il a d’ores et déjà démontré l’efficacité de son OS parfaitement fluide sur la LG G Watch et bientôt sur l’Asus ZenWatch, un produit abordable.

Celui-ci fait fonctionner des applications simples comme une calculatrice, un agenda, ou encore un chronomètre. Des fonctions basiques appelées à s’enrichir grâce à la communauté et une « To do list » déjà bien remplie.

Elle concerne autant l’architecture pour améliorer l’autonomie que les applications comme la géolocalisation, la consultation météo, le suivi d’activités, etc. Bref, tout ce qu’un utilisateur peut attendre d’une montre connectée, et bien plus encore.

Une communauté à faire naître

Pour arriver à ce résultat, l’étudiant de l’INSA croit fortement à la dimension communautaire :

Je suis intimement convaincu que l’aspect communautaire du projet peut faire émerger de nouveaux avantages à AsteroidOS. Actuellement de nombreux utilisateurs se plaignent des Samsung Gear S uniquement synchronisable avec des smartphones Samsung. Apporter une solution open-source à ces appareils libérerait les capacités du produit.

Cette idée open source n’émerge pas du néant. C’est un modèle inspiré de la réussite d’Arduino et de Raspberry dans la conception de composants. Cette alternative à Android Wear demande encore de faire ses preuves, mais devrait attirer les développeurs impatients de faire bouger les lignes de marché florissant.

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