Berg Insight prévoit une flotte mondiale de 1,53 million de robotaxis d’ici 2036, selon IoT Business News. Cette projection décrit un changement d’échelle pour les transports urbains. Elle place surtout les infrastructures connectées et la rentabilité au centre du développement commercial.
Le cabinet situe actuellement les services sans conducteur aux États-Unis, en Chine et au Moyen-Orient. Il décrit une extension progressive vers l’Europe, la Corée du Sud et Singapour. Les entreprises doivent cependant articuler leurs logiciels, leurs opérations et leurs débouchés commerciaux.
Les robotaxis changent d’échelle sur le marché mondial
Selon Berg Insight, cité par IoT Business News, environ 6 500 véhicules composaient la flotte mondiale fin 2025. Le cabinet projette une forte expansion des services commerciaux. Cette trajectoire reste une prévision, et non un volume acquis pour les exploitants de transport urbain.
Berg Insight estime les recettes de transport à 260 millions de dollars en 2025. Il prévoit 158,7 milliards de dollars en 2036, avec une croissance annuelle composée de 79,2 %. Ces revenus concernent les courses des passagers, pas nécessairement les bénéfices des opérateurs.
La source place la viabilité économique au cœur du passage à l’échelle. Les enjeux des robotaxis à San Francisco illustrent ce terrain commercial urbain. Pour un exploitant, multiplier les voitures ne suffit pas à garantir une activité rentable. Le service doit aussi trouver une demande commerciale régulière.
Les systèmes autonomes concentrent les actifs des fournisseurs
Les concepteurs de conduite autonome orchestrent les capteurs, les calculateurs, la perception et le contrôle du véhicule. Berg Insight cite notamment Waymo, Baidu, Zoox, Pony.ai et WeRide. Ces entreprises intègrent un ensemble technique complet, plutôt qu’un équipement isolé dans une automobile connectée classique.
Martin Cederqvist, analyste chez Berg Insight, identifie les logiciels et les données comme les principaux actifs propriétaires. Les informations recueillies sur le terrain alimentent l’entraînement et la validation des modèles. Les opérations mobilisent également une assistance à distance et une infrastructure de données centralisée.
La maîtrise du système embarqué organise ainsi les relations entre les partenaires industriels. Les robotaxis sans volant rendent particulièrement visible cette intégration entre le logiciel et le véhicule. Pour les professionnels, l’enjeu dépasse la voiture elle-même. La flotte fonctionne comme un système informatique distribué évolutif.
Les plateformes et l’IA soutiennent l’expansion des robotaxis
Les plateformes de mobilité apportent leurs utilisateurs, leurs paiements et leur connaissance des déplacements. Berg Insight mentionne Uber, Lyft, Bolt, DiDi, CaoCao Mobility et T3 Mobility. Ces partenaires peuvent améliorer l’utilisation des voitures en rapprochant les réservations disponibles des capacités de transport autonomes.
L’intelligence artificielle de bout en bout réduit la dépendance aux règles écrites manuellement, selon la source. Les grands modèles de conduite facilitent le transfert des systèmes entre les villes. Cette approche vise à éviter une reprise complète de l’ingénierie à chaque nouveau déploiement commercial.
Les constructeurs peuvent aussi intégrer les composants autonomes directement sur leurs chaînes de montage. Cette conception dédiée réduit la complexité des adaptations et soutient la rentabilité opérationnelle, selon Berg Insight. Le passage à l’échelle dépend donc d’une coordination entre l’architecture technique et l’exploitation.
- Partager l'article :