Rocky Linux est devenu le premier choix pour les serveurs en société. Ce système libre prend la place de CentOS et suit de près Red Hat Linux.
En 2020, Red Hat a mis fin au projet CentOS Linux. Dès lors, de nombreuses firmes ont cherché une option fiable et gratuite. Rocky Linux est né pour répondre à ce besoin urgent. Depuis sa sortie, il est devenu un pilier des serveurs modernes. Sa position s’est notamment consolidé davantage en 2026 avec les nouveautés apportées par sa version 10.1.
Rocky Linux apporte stabilité et gratuité au fonctionnement des serveurs
Gregory Kurtzer a fondé Rocky Linux en décembre 2020. Il souhaitait en outre créer un OS stable et gratuit pour les serveurs. Le nom qu’il a choisi pour ce système est un hommage à Rocky McGaugh, un ami de longue date. Très vite, le projet a rallié plusieurs membres actifs.
En juin 2021, la première version stable a été distribuée sur le marché. Depuis ce lancement, Rocky a grandi à une vitesse fulgurante. Aujourd’hui, une fondation dédiée encadre le projet. Elle propose notamment un cycle de vie de dix ans par version. De plus, ce système suit au plus près les sources de Red Hat, un fournisseur de solutions open-source ayant collaboré en outre avec Nokia. Dès lors, les firmes peuvent atténuer leurs inquiétudes en migrant vers l’OS.
Comment Rocky Linux se défend face à d’autres options ?
RHEL, Alma Linux et Rocky proposent tous les trois un OS stable, fiable et bien suivi. Pourtant, chacun répond à des besoins différents. RHEL demeure le choix des grandes firmes qui ont besoin d’un support fort. Il fournit des outils de pointe et un suivi garanti par IBM. C’est une option sûre, mais avec un contrat payant. Alma Linux est gratuit et bien adapté aux hébergeurs web. Il profite du soutien actif de CloudLinux et d’une grande base d’usagers. C’est une option solide pour les serveurs à faible budget.
Rocky est gratuit, open source et géré par une fondation neutre. Il vient notamment avec des fonctions semblables à celles de RHEL, mais sans frais. Avec un support actif jusqu’en 2035, Rocky Linux se définit comme l’option la plus solide pour les firmes qui veulent un OS libre, moderne et tourné vers l’avenir. Il est d’ailleurs soutenu par des acteurs comme AWS, Google Cloud et ARM. Rocky profite également d’un fond de 26 millions de dollars pour sa croissance.
Intégration du marché de l’IA et partenariat avec AMD
En 2026, CIQ a poussé Rocky sur la voix de l’intelligence artificielle. La firme a notamment lancé RLC Pro, une version axée sur les GPU. Cet OS réduit le coût de gestion des outils d’IA en société. De plus, CIQ a noué un accord clé avec AMD en mars 2026. Ainsi, des builds Rocky Linux adaptés aux GPU AMD sont sortis. Ils incluent les pilotes AMD et le support ROCm dès le premier jour.
Par ailleurs, une version durcie de l’OS est présente sur Amazon Web Service, Azure et Google Cloud. En outre, une version 10.2 est prévue après la sortie de Red Hat Linux 10.2. En somme, Rocky s’oriente vers les grands usages de l’IA et du calcul intensif.
FAQ
CentOS a perdu son rôle de clone stable de Red Hat en 2020. Rocky Linux reprend ce rôle, avec un support long terme bien garanti.
Oui, Rocky Linux gère Docker et Kubernetes sans effort. C’est donc un bon socle pour les projets DevOps et les apps en conteneurs.
Rocky Linux tourne sur un CPU 64 bits avec au moins 1,5 Go de RAM. Pour un serveur en société, comptez 2 Go de RAM et 20 Go de disque.
Rocky Linux est avant tout fait pour les serveurs en société, pas pour le grand public. Un admin avec des bases en Linux peut le prendre en main sans trop de mal.
Des centres de calcul, des labos de recherche et des firmes cloud utilisent Rocky Linux. Il gagne aussi du terrain dans les secteurs du HPC et de l’IA à grande échelle.
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