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Les universités augmentent le nombre de diplômés grâce aux données

Selon un nouveau rapport de la New America Fondation, au moins 40 % des universités déclarent utiliser les données et l’analyse prédictive pour en savoir davantage sur les étudiants.

Selon les auteurs Manuela Ekowo et Iris Palmer, il existe des dangers liés à ces pratiques, comme la discrimination, l’invasion de la vie privée et la stigmatisation. La prise de décision étant remise à un programme informatique opaque, il peut également y avoir un manque de transparence.

Cette utilisation du Big Data a eu lieu dans la Georgia State Univeristy, la plus grande Université publique d’Atlanta, avec plus de 24.000 étudiants de premier cycle. Parmi ces étudiants, 60 % sont issus de la classe ouvrière et de famille de première génération.


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Comme la plupart des universités publiques, le nombre de conseillers par étudiant est limité. Ainsi, on compte environ 700 élèves pour un seul conseiller. Le défi de l’université était : peut-on appliquer l’analyse prédictive pour optimiser le temps des conseillers et faire que davantage d’étudiants arrivent au bout de leurs études ?

Un système d’alerte qui facilite les rencontres entre les élèves et les conseillers

Avec l’aide d’un cabinet de conseil externe, l’université a analysé 2,5 millions de notes obtenues par les étudiants depuis 10 ans pour créer une liste de facteurs qui diminuent les chances d’obtenir le diplôme. Ensuite, l’université a construit un système l’alerte avec les initiales GPS pour Graduation and Progression Succes. Le système est mis à jour quotidiennement pour aider les conseillers à garder les élèves sur la bonne voie et les aider à obtenir leur diplôme.

Par exemple, parmi les étudiants qui obtiennent un A ou un B comme première note, 75 % auront leur diplôme. Si l’étudiant a un C, ses chances d’obtenir le diplôme descendent à 25 %. En même temps que l’intégration de la solution dans l’université, 42 conseillers pédagogiques supplémentaires ont été engagés. Ainsi, le nombre de conseillers pour un étudiant est passé à de 300 pour un étudiant.

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Une alerte GPS n’entraîne pas immédiatement de conséquences. Par contre, il force les rencontres. Ainsi, ce système a incité 51.000 réunions en personne entre les étudiants et les conseillers au cours des 12 derniers mois. C’est-à-dire trois ou quatre fois plus qu’auparavant, lorsque les réunions devaient être engagées par les étudiants.

Ainsi, les étudiants peuvent obtenir une aide de tutorat supplémentaire, prendre une classe d’été ou encore changer d’orientation. Les taux d’obtention sont en hausse de 6 % depuis 2013. Ce système a permis d’économiser 12 millions de dollars en frais de scolarité.

Sans surprise, les directeurs de plus de 200 lycées ont essayé d’intégrer cette solution au cours des dernières années.

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