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Marché des objets connectés

[Etude] McKinsey révèle ce qu’on ignore encore du potentiel de l’IOT

Entre 3 900 et 11 000 milliards de dollars, c’est ce que pourraient rapporter les objets connectés si toutefois leur potentiel était mieux exploité. L’institut d’analyse stratégique Mc Kinsey a étudié 150 objets connectés et mis en lumière que nous ne tirons pas assez parti de l’IoT et du potentiel qu’il recèle. Quelle est la valeur ajoutée pour les entreprises ? Quel est le ROI réalisé grâce à ces innombrables capteurs et objets du quotidien ? C’est ce que McKinsey a souhaité décortiquer dans son étude.

De la nécessité de l’interopérabilité des objets

L’étude pointe que 40% de la valeur totale de ce que peut apporter l’Internet des Objets devrait résider dans l’interopérabilité, c’est-à-dire la capacité d’interaction et d’échange de données des objets entre eux. Cela pourrait rapporter selon Mc Kinsey, plus de 4 000 milliards de dollars par an. Mais aujourd’hui, le compte n’y est pas encore et 60% des objets connectés nécessitent des améliorations dans ce domaine.  Par exemple, les villes ont des besoins estimés à 700 milliards de dollars pour assurer l’interopérabilité des capteurs voués à les transformer en smartcities selon McKinsey.

Plusieurs entreprises créatrices d’objets connectés s’y sont lancés. IBM vient quant à lui d’annoncer la création d’une plateforme ouverte de conteneurs : Open Containers Platform (OCP), créée afin d’assurer l’interopérabilité des conteneurs et d’accompagner la croissance rapide de ce type de solutions.

Optiflows
Surycat par Optiflows, une start-up qui rend les objets interopérables dans le milieu médical, notamment

De son côté, le Conseil National du Logiciel Libre vient de publier un sondage réalisé auprès de petites et moyennes entreprises mais aussi des collectivités territoriales concernant la standardisation des logiciels de l’Etat. Il a notamment révélé que 92% des sondés estiment positif pour la performance de leur organisation l’adoption des standards ouverts par le référentiel général d’interopérabilité. La voie vers l’interopérabilité des systèmes connectés suit son chemin, mais plusieurs pas restent à faire dans le domaine.

Des données encore insuffisamment exploitées

Seulement 1% des données recueillies seraient exploitées. Les objets connectés seraient source d’analyse de ces données. Optimisation des outils en entreprise, amélioration de la performance, analyse prédictive. Si cela va de soi pour les analystes du Big Data, il reste un effort conséquent à faire afin que le marché des objets connectés soit capable de réaliser ces potentialités. Par exemple, seulement 1% des données générés par les 30 000 capteurs installés au sein d’une plateforme pétrolière sont utilisées dans la prise de décision.

Le marché n’a pas fini de s’étendre

Objets connectés

Entre 3 900 et 11 100 milliards de dollars, c’est ce que pourrait générer comme revenus le marché des objets connectés à l’horizon 2025. Les auteurs de l’étude ont identifié neuf types d’applications créatrices de valeur ajoutée. Les usines de fabrications arrivent en tête des domaines les plus générateurs de revenus (entre 1210 milliards et 3700 milliards) suivies par les villes (capteurs industriels et énergétiques, maison intelligente, sécurité…) et ensuite vient le marché des wearables et applications agrégatrices de données de santé.

Le B2B prendra le pas sur le B2C

Selon l’étude encore, les applications en B2B (échange de produits, services et informations) représentent 2/3 de la valeur créée par les objets connectés face au B2C (Business to Consumer). En cause : les applications liées à la prise de décision dans l’entreprise auraient plus d’impact que celles utilisées par des particuliers.

En raison d’un foisonnement de capteurs nécessaires dans les smarticites, tels que les technologies de la réalité augmenté, du GPS ou encore d’alerte en temps réel sur l’évolution du traffic et flux de circulation, le marché BtoB est considéré comme davantage porteur que le secteur BtoC car ce dernier est encore en proie à des évolutions et trop d’objets connectés restent encore perçus comme des gadgets.

Intershop, un des plus grands fournisseurs pour le e-commerce est aujourd’hui le leader des applications B2B dans un marché en proie à de nombreux changements par l’explosion du commerce en ligne. 

Nouveaux modèles économiques

Les objets connectés sont porteurs de nouveaux modèles économiques. Par exemple, grâce aux objets connectés, les entreprises pourront rémunérer leurs prestataires à l’heure grâce à la mise en place de capteurs. Contrôle des systèmes internes à l’entreprise en temps réel, amélioration de la veille stratégique des entreprises, de quoi optimiser les rendements, les coûts et redéfinir l’industrie.

L’Internet des Objets représente un défi pour l’entreprise qui doit encore s’approprier les outils de cette transformation.

L’institut estime que les objets connectés pourraient permettre de créer de 1200 à 3 700 milliards de dollars par an en 2025. Grâce à eux, on peut espérer améliorer dans le secteur industriel par exemple, la maintenance des plateformes pétrolières, la sécurité et optimiser la rapidité des opérations.

Un potentiel à ne pas sous-estimer : celui des pays émergents

Actuellement, les pays les plus avancés économiquement sont selon Mc Kinsey, ceux qui sont les mieux équipés en objets connectés. Seulement 38% de la valeur ajoutée des applications contenus dans les objets connectés iraient aujourd’hui dans les pays moins développés contre 62% pour les pays développés, les Etats-Unis, la Chine et l’Europe en tête. Mais pourquoi l’impact économique sera plus fort dans les pays développés ?

Cela s’explique par le niveau de dépenses consacrées aux équipements – inégal entre les pays développés et pays moins développés – au détriment des pays moins développés. Par exemple, dans la santé, les dépenses sont plus élevées dans les pays développées. Des efforts qui sont faits en Afrique par exemple avec le lancement de Cardiopad un outil d’ECG à distance, lorsque les centres de santé sont inaccessibles.

Dans cette période de transition digitale, le développement économique s’accompagne de l’intégration des objets et capteurs dans notre environnement. Les pays les plus développés restent en tête mais la croissance des pays émergents et leur capacité à installer dès l’origine dans les infrastructures des capteurs intelligents les positionne sur le secteur et offre des potentialités phénoménales pour l’avenir.

 

Cahier des tendances « RETAIL CONNECTE »

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