Wear OS équipe plus d’un quart des montres connectées vendues dans le monde. La plateforme de Google évolue vite entre Wear OS 7, Gemini et nouvelles règles européennes.
Le système d’exploitation de Google équipe des dizaines de millions de montres dans le monde. Sa septième version approfondit l’intégration de Gemini et la gestion des données en temps réel. Samsung, Google et Xiaomi demeurent les partenaires les plus actifs de cette plateforme en 2026. Les règles européennes changent aussi la donne face à l’écosystème fermé d’Apple.
L’essentiel à retenir sur Wear OS,
- Wear OS 7, présenté à l’I/O 2026, mise sur les Live Updates, une intégration renforcée avec les objets connectés et un déploiement final prévu fin 2026.
- Et Wear OS détient 24,8 % du marché mondial des montres connectées en 2026, loin derrière WatchOS (38,2 %), mais avec une croissance annuelle attendue de 25,4 % jusqu’en 2030.
- Depuis iOS 26.5 (mai 2026), les montres Wear OS peuvent recevoir et traiter des notifications sur iPhone, mais uniquement dans l’Union européenne, en application du Digital Markets Act.
Wear OS 7 franchit une nouvelle étape technique
Google a dévoilé Wear OS 7 durant la conférence I/O en mai 2026. Cette nouvelle mise à jour repose directement sur les bases d’Android 17. Son déploiement final visera les montres compatibles à la fin de l’année 2026. Une phase de test pour développeurs se déroule d’abord via un émulateur Canary.
Cette version mise avant tout sur la fonction des Live Updates. L’utilisateur peut y suivre en temps réel un score sportif ou une commande. La gestion multimédia s’enrichit également de nouvelles possibilités d’écoute. L’interface permet de piloter plusieurs enceintes ou écouteurs connectés simultanément. Wear OS 7 renforce le lien avec les lunettes intelligentes et écouteurs. Google développe cet axe stratégique en parallèle sur ses appareils portables.
Sur le plan technique, les développeurs bénéficient de Wear Compose 1.6 et d’AppFunctions. Ces deux briques simplifient grandement la création d’applications réactives. Le SDK Wearable 16.0.0 abaisse la version minimale des services Google Play. La limite passe ainsi de 12.4 à 8.6 pour les développeurs. Ce changement facilite grandement la mise à jour des applications existantes. Enfin, les fonctionnalités plus ambitieuses de l’intelligence artificielle Gemini arriveront plus tard.
Gemini élargit les possibilités de l’assistant vocal pour Wear OS
Gemini remplace officiellement Google Assistant sur Wear OS 6 et les versions suivantes. Cette bascule change la nature même des interactions vocales quotidiennes. L’assistant comprend désormais des requêtes contextuelles plus complexes. L’utilisateur peut ainsi formuler toutes ses demandes en une seule phrase. Un mode hors ligne est aussi en cours de développement. Il permettra d’assurer certaines réponses sans connexion réseau. C’est un point sensible pour les utilisateurs actifs en zone peu couverte.
L’autonomie bénéficie également de cette importante refonte du système. La gestion des cycles de traitement liés à l’IA s’améliore nettement. Le système d’exploitation adopte le langage visuel Material 3 Expressive, hérité d’Android 16. Les animations sont plus fluides au quotidien. La hiérarchie d’information devient plus lisible sur les petits écrans.
En interne, Google désigne ce cycle logiciel sous le nom de code Baklava. Les futures évolutions attendues portent sur le suivi non invasif de la glycémie. Ce sujet est suivi de très près par les fabricants de capteurs. Les montres à connectivité 4G ou 5G intégrée exploitent Gemini de façon autonome. Elles fonctionnent sans dépendre d’un smartphone à proximité directe. Cela élargit les usages au sport extérieur ou aux déplacements professionnels.
La compatibilité du système avec l’iPhone progresse en Europe
Aucune montre Wear OS n’est officiellement compatible avec l’iPhone aujourd’hui. Seules des fonctions basiques de notification demeurent généralement accessibles à tous. Depuis iOS 26.5, publié en mai 2026, Apple modifie toutefois sa politique restrictive. La firme autorise désormais les wearables tiers à recevoir les notifications système. Les utilisateurs peuvent aussi y répondre directement depuis leur propre poignet. Cette nouvelle possibilité s’applique uniquement au sein de l’Union européenne.
Cette ouverture découle des obligations strictes du Digital Markets Act. Ce texte juridique européen contraint Apple à démanteler les barrières de son écosystème. La Commission européenne avait déjà exigé cette ouverture des interfaces dès mars 2025. L’objectif officiel imposait une conformité technique totale pour 2026. Samsung, Google ou OnePlus ont adapté leurs logiciels en conséquence. Cela explique parfaitement le déploiement progressif observé sur le terrain ces derniers mois.
Hors de l’Union européenne, un utilisateur d’iPhone demeure limité à un usage très partiel. La synchronisation des applications et des données de santé y demeure impossible. Cette situation illustre bien la fragmentation persistante entre les deux écosystèmes mobiles. La pression réglementaire s’intensifie pourtant face aux pratiques traditionnellement fermées d’Apple.
Wear OS face à la concurrence sur le marché des montres connectées
Wear OS équipe 24,8 % des montres connectées actives en 2026. Le système demeure loin derrière WatchOS d’Apple qui domine avec 38,2 % de part globale. Les systèmes propriétaires comme Garmin, Fitbit ou Amazfit cumulent ensemble 28,6 % du marché. Ce chiffre illustre la résistance de ces écosystèmes fermés face à Google.
Samsung demeure le tout premier partenaire de Wear OS à ce jour. Le constructeur produit environ 50 % des montres sous ce système d’exploitation. Il devance ainsi d’autres marques importantes comme OnePlus, Xiaomi et Mobvoi. Le marché mondial des montres devrait atteindre 51,8 milliards de dollars en 2026. Cette forte évolution s’appuie sur une croissance annuelle proche de 14,2 %.
Environ 358 millions d’unités ont été expédiées lors de l’année précédente. La croissance de Wear OS atteindra un taux composé de 25,4 % jusqu’en 2030. Ce rythme d’expansion demeure supérieur à celui de WatchOS. Le segment fitness et bien-être concentre près de 49,8 % des usages actuels.
Les applications médicales progressent aussi grâce aux capteurs de nouvelle génération. Cette dynamique confirme la position de challenger technique occupée par Google. Le marché mondial demeure néanmoins toujours largement dominé par Apple.
Les montres compatibles avec Wear OS 6 et Wear OS 7
La Galaxy Watch 8 a inauguré le déploiement de Wear OS 6 en juillet 2025. Samsung a ensuite étendu la mise à jour à ses anciennes générations de montres. La Galaxy Watch FE a également bénéficié de cette nouvelle version logicielle. Google a aussi déployé la mise à jour sur toute la gamme Pixel Watch. Le fabricant Xiaomi a rejoint la liste avec sa Watch 5 en février 2026.
Ce modèle s’impose comme l’une des références les moins chères du catalogue. OnePlus a confirmé un déploiement plus tardif pour ses Watch 2 et Watch 3. Aucun calendrier précis n’a toutefois été rendu public à ce jour. Présenté au Google I/O 2026, Wear OS 7 vise d’abord les Pixel Watch récentes. Une extension progressive vers d’autres marques aura lieu dans un second temps.
L’éligibilité dépend surtout de la puissance du processeur et de la RAM disponible. Ces critères excluent mécaniquement certains anciens modèles vendus à bas prix. Les marques historiques comme Mobvoi et sa gamme TicWatch perdent actuellement en visibilité commerciale. Elles s’éloignent ainsi du calendrier de mise à jour prioritaire fixé par Google pour ses partenaires.
Le budget requis pour une montre sous Wear OS
Le budget nécessaire pour une montre sous Wear OS varie fortement selon le fabricant et le niveau de gamme retenu. Les modèles d’entrée de gamme, portés par des marques comme Xiaomi, coexistent avec des références premium signées Google ou Samsung. Les tarifs dépendent aussi de la connectivité intégrée, une option 4G ou 5G augmentant systématiquement le prix affiché. Les prix constatés sur le marché pour les principales montres compatibles figurent ci-dessous.
FAQ
Certaines montres équipées d’une puce 4G ou 5G intégrée fonctionnent de façon autonome pour les appels, les messages et la navigation GPS. Mais, la majorité des modèles demeurent dépendants d’un smartphone Android à proximité pour la configuration initiale et certaines fonctions avancées.
Wear OS s’installe sur des montres fabriquées par plusieurs marques comme Samsung, Google ou OnePlus, tandis que WatchOS demeure exclusif aux Apple Watch. Cette ouverture multiplie les choix matériels mais fragmente parfois l’expérience logicielle selon le fabricant.
L’utilisateur doit ouvrir les paramètres système puis la section À propos avant de vérifier la disponibilité d’une nouvelle version depuis le Play Store de la montre. Une connexion Wi-Fi stable et un niveau de batterie suffisant demeurent nécessaires pour terminer l’installation.
Google chiffre les données de santé collectées par ses montres et les associe au compte Google de l’utilisateur avec des paramètres de partage configurables. Le niveau de protection dépend cependant aussi des applications tierces installées et des autorisations accordées par l’utilisateur.
Les modèles anciens dotés d’une puissance de calcul ou d’une mémoire vive insuffisante sont progressivement exclus des mises à jour majeures comme Wear OS 7. Les gammes en perte de vitesse commerciale, telle que TicWatch de Mobvoi, figurent également parmi les moins prioritaires pour les futurs déploiements.
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