AWS (Amazon Web Services) est la plateforme de cloud computing d’Amazon et compte parmi les services de cloud computing les plus étendus au monde. En 2026, AWS occupe toujours la première place mondiale du cloud, devant Microsoft Azure et Google Cloud.
Calcul, stockage, bases de données, intelligence artificielle : le catalogue AWS couvre presque tous les besoins informatiques d’une entreprise. Ce guide détaille ses services phares, ses prix réels, ses certifications et les nouveautés AWS de 2026.
En bref
- AWS domine le cloud mondial avec 28 % de parts de marché au T2 2026.
- Ses ventes ont bondi de 37 %, à 42,2 milliards de dollars sur le trimestre.
- Les nouveaux clients reçoivent jusqu’à 200 $ de crédits gratuits pendant 6 mois.
- AWS compte 12 certifications actives, dont trois centrées sur l’IA.
Qu’est-ce qu’Amazon Web Services (AWS) ?

AWS est le service de cloud computing du géant de commerce électronique Amazon. Il fournit à la demande plus de 200 services sécurisés et évolutifs. Ils couvrent la puissance de calcul, le stockage de bases de données et l’intelligence artificielle.
Lancé en 2006 avec le service de stockage Amazon S3, AWS a vingt ans d’avance sur la plupart de ses concurrents. Cette antériorité explique en grande partie l’étendue de son catalogue cloud.
Le cloud AWS repose sur une combinaison de trois modèles : IaaS (infrastructure), PaaS (plateforme) et SaaS (logiciel). Les entreprises hébergent ainsi des applications complexes et distribuent des contenus à l’échelle mondiale, sans gérer de serveurs physiques.
Et la facturation à l’usage, souvent à la seconde, donne à ces entreprises la réactivité nécessaire pour adapter leurs infrastructures à leurs besoins commerciaux en temps réel.
Principaux services de cloud computing AWS
Le catalogue AWS dépasse les 200 services. Pour bien comprendre la portée de cette infrastructure, voici ses cinq outils de calcul les plus emblématiques.
Elastic Compute Cloud (EC2)

Amazon Elastic Compute Cloud fournit une informatique évolutive pour déployer des applications. Les clients y louent des serveurs virtuels, appelés instances, sans avoir besoin d’une infrastructure sur site.
Ces instances tournent sur des puces Intel, AMD ou sur les processeurs maison Graviton d’AWS. Selon Amazon, 98 % des 1 000 plus gros clients EC2 utilisent déjà Graviton.
Amazon Lightsail
Lightsail est une plateforme cloud idéale pour le déploiement rapide de projets simples. Elle sert d’environnement de test et aide à créer des sites web ou à exécuter des logiciels d’entreprise.
Son principal atout ? Un forfait mensuel prévisible, qui regroupe serveur, stockage et transfert de données. C’est souvent la porte d’entrée des petites structures sur AWS.
AWS Elastic Beanstalk
Elastic Beanstalk simplifie le déploiement d’applications web sans se soucier de l’infrastructure sous-jacente. Le développeur charge son code, et le service s’occupe du provisionnement.
Grâce à l’auto scaling et à l’équilibrage de charge, il ajuste les ressources au volume de travail. Il surveille aussi l’état de santé et les performances des applications.
Amazon Elastic Kubernetes Service (EKS)
Amazon EKS facilite la gestion et le déploiement d’applications Kubernetes sur AWS, sans administrer son propre plan de contrôle. Les développeurs y font tourner des conteneurs hautement évolutifs sur des groupes de serveurs, appelés clusters.
Ils conservent leurs outils habituels. L’API standard de Kubernetes et les fichiers de configuration (manifestes YAML ou charts Helm) fonctionnent sans adaptation.
AWS Lambda
AWS Lambda est un service de calcul sans serveur (serverless). Il exécute le code uniquement en réponse à un événement et alloue les ressources automatiquement.
Les clients ne paient donc que les requêtes et le temps de calcul réellement consommés, soit 0,20 USD par million de requêtes hors durée d’exécution.
Outils d’analyse sur AWS
AWS fournit aussi des outils d’analyse pour exploiter les données stockées dans son cloud. Trois services couvrent l’essentiel des besoins des entreprises.
Amazon Athena

Amazon Athena est un service de requêtes interactives destiné à l’analyse de données dans Amazon S3. Sans serveur, il utilise le SQL standard et s’appuie sur le moteur open source Trino depuis sa version 3.
Il lit de nombreux formats de données, notamment CSV, JSON, ORC, Apache Parquet et Avro. La facture dépend du volume de données analysées par chaque requête.
Amazon Elastic MapReduce
Amazon EMR a été conçu pour traiter d’énormes quantités de données de manière simple et rentable. Il s’appuie sur des frameworks open source comme Apache Hadoop et Apache Spark, exécutés sur Amazon EC2 et Amazon S3.
Les clients d’Amazon EMR disposent ainsi de la capacité exacte requise pour des tâches gourmandes en données. Les usages courants sont : l’indexation web, l’exploration de données, l’analyse de fichiers journaux, l’apprentissage automatique, la simulation scientifique et la recherche bio-informatique.
Amazon OpenSearch Service
Amazon OpenSearch Service a succédé à Amazon Elasticsearch Service en 2021, et prend le relais de solutions historiques comme CloudSearch. Il sert à déployer des fonctions de recherche interactive, de surveillance d’applications et d’analyse de logs en temps réel.
Ses principaux atouts sont : mise à l’échelle automatique, clusters autoréparables et haute disponibilité Multi-AZ. Il prend aussi en charge la recherche vectorielle, indispensable pour connecter les données d’entreprise aux modèles d’IA générative.
En 2026, AWS a reconstruit la version sans serveur d’OpenSearch pour les agents IA. Il annonce jusqu’à 60 % d’économies sur certaines charges de travail.

Comment AWS accélère-t-il la croissance des entreprises ?
Pour les startups et les jeunes entreprises, AWS propose le programme mondial AWS Activate. Ce dispositif fournit des crédits cloud pouvant atteindre 100 000 USD, des formations techniques et un accompagnement pour lancer des applications rapidement.
Les structures plus matures misent plutôt sur la portée mondiale du réseau AWS. AWS Elastic Beanstalk déploie l’application, tandis qu’Amazon Route 53 oriente le trafic des utilisateurs vers la région la plus adaptée.
Comment créer un compte AWS gratuit en 2026 ?
Depuis le 16 septembre 2026, AWS déploie un nouveau parcours d’inscription pensé pour les développeurs et les petites équipes. Il s’ajoute au Free Tier, refondu en juillet 2025 autour d’un système de crédits.
Ouvrir un compte AWS gratuit se fait en quatre étapes :
- Se connecter avec un compte existant (Google, GitHub, Apple ou Amazon), sans créer de nouvel identifiant.
- Passer l’étape de la carte bancaire, qui n’est plus exigée au départ pour la plupart des nouveaux clients.
- Recevoir 100 $ de crédits à l’ouverture, puis jusqu’à 100 $ de plus en explorant EC2 ou Amazon Bedrock.
- Fixer un plafond de dépenses par projet, pour bloquer la création de ressources à l’approche de la limite.
Sachez toutefois que le plan gratuit expire après 6 mois, ou dès l’épuisement des crédits. Le compte se ferme alors automatiquement, avec les ressources et les données qu’il héberge.
Pour continuer, il faudra basculer vers le plan payant, facturé à l’usage. Plus de 30 services demeurent néanmoins gratuits sans limite de durée, dans certains quotas.
Les comptes ouverts avant le 15 juillet 2025 ne sont pas concernés. Ils conservent l’ancien Free Tier, avec ses 12 mois d’utilisation gratuite sur certains services.
Les différentes certifications AWS
Pour suivre la montée en puissance de l’intelligence artificielle, AWS a profondément remanié ses certifications. Les anciennes spécialités « Database » et « Data Analytics » ont disparu. La Machine Learning – Specialty a suivi le même chemin le 31 mars 2026.
En octobre 2026, la société propose 12 certifications actives réparties en quatre niveaux, à savoir :
Foundational (Débutant) :
- AWS Certified Cloud Practitioner
- AWS Certified AI Practitioner (Nouvelle certification clé)
Associate (Intermédiaire) :
- Architecte de solutions certifié AWS — Associé
- Développeur certifié AWS — Associé
- Ingénieur CloudOps certifié AWS — Associé (remplace l’ancien Administrateur SysOps)
- Ingénieur Data certifié AWS — Associé
- Ingénieur en Machine Learning certifié AWS — Associé (Nouvelle certification clé)
Professional (Avancé) :
- Architecte de solutions certifié AWS — Professionnel
- Ingénieur DevOps certifié AWS — Professionnel
- Développeur en IA générative certifié AWS — Professionnel (Nouvelle certification clé)
Specialty (Spécialisation) :
- Réseau avancé certifié AWS — Spécialité
- Sécurité certifiée AWS — Spécialité
Une treizième certification est en préparation. Depuis septembre 2026, l’AWS Certified AI Business Strategist est ouverte en version bêta. Première certification de la catégorie « Business », elle évalue le jugement stratégique sur l’IA, sans tester la maîtrise technique des services AWS.
La demande croissante de professionnels AWS qualifiés a fait de ces certifications un prérequis recherché dans le secteur informatique. Elles attestent la maîtrise des architectures cloud modernes et de l’intégration de l’IA au sein des infrastructures d’entreprise.

AWS vs Azure vs Google Cloud : quel est le leader du marché en 2026 ?
Le marché du cloud computing est dominé par les « Big Three » : AWS, Microsoft Azure et Google Cloud (GCP). Ensemble, ils captent 63 % des dépenses mondiales d’infrastructure cloud.
Au T2 2026, selon Synergy Research Group, AWS conserve la première place avec 28 % de parts de marché. Microsoft suit avec 20 %, devant Google Cloud à 15 %, son plus haut niveau historique.
Ce recul d’AWS, qui pesait 30 % un an plus tôt, n’est que relatif. Ses ventes cloud progressent de 37 %, mais le marché grimpe encore plus vite, de 43 % sur un an.
Par conséquent, le choix entre ces géants dépend surtout de l’écosystème technologique existant de l’entreprise.
- AWS excelle par l’étendue de son catalogue, sa maturité et ses puces maison (Graviton, Trainium).
- Azure s’appuie sur la simplicité d’intégration avec Microsoft 365 et Windows Server.
- Google Cloud se distingue par son expertise en Big Data (BigQuery) et ses modèles d’IA Gemini.
Quelles sont les nouveautés AWS en 2026 ?
AWS traverse en 2026 sa plus forte phase de croissance depuis fin 2021. L’intelligence artificielle explique l’essentiel de cette accélération.
Au deuxième trimestre, AWS a réalisé 42,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires, en hausse de 37 % sur un an. Son activité IA dépasse à elle seule un rythme annuel de 25 milliards de dollars, avec une croissance à trois chiffres.
Cette dynamique se traduit par une série d’annonces, dont voici les plus marquantes :
- 15 janvier 2026 — ouverture de l’AWS European Sovereign Cloud, dans le Brandebourg en Allemagne.
- 1er juillet 2026 — hausse d’environ 20 % des EC2 Capacity Blocks pour le ML, après +15 % en janvier.
- 19 août 2026 — ouverture d’une quatrième zone de disponibilité dans la région de Londres.
- Septembre 2026 — arrivée de GPT-6 Astra d’OpenAI sur Amazon Bedrock et nouvelle génération d’AWS Outposts en rack unique.
- 16 septembre 2026 — lancement de l’inscription simplifiée, sans carte bancaire pour la plupart des clients.
Les prochains rendez-vous sont déjà fixés. Amazon publiera ses résultats du troisième trimestre fin octobre. Et la conférence AWS re:Invent, prévue en novembre à Las Vegas, concentre traditionnellement les plus grosses annonces de l’année.
Le rapatriement du cloud : pourquoi certains quittent AWS ?
Le rapatriement du cloud, ou « cloud exit », désigne le retour d’applications hébergées dans le cloud public vers des serveurs gérés en propre. Les entreprises qui s’y engagent cherchent à réduire leurs factures et leur dépendance aux hyperscalers américains.
Les prix alimentent ce débat en 2026. Pour la première fois de son histoire, AWS a relevé le tarif d’un produit de calcul phare, les EC2 Capacity Blocks pour le ML. En cause, la pénurie mondiale de mémoire HBM. Les autres tarifs EC2 n’ont toutefois pas bougé.
La société 37signals, éditrice de Basecamp et de HEY, incarne ce passage au dé-clouding. Elle a quitté les serveurs de calcul d’Amazon Web Services en 2023, puis le stockage Amazon S3 à l’été 2025.
Sa facture cloud dépassait 3,2 millions de dollars en 2022. L’entreprise chiffre aujourd’hui ses économies à plus de 10 millions de dollars sur cinq ans, achat de matériel compris.
Malgré cette tendance, la majorité des entreprises préfèrent une architecture de cloud hybride. Elles gardent la flexibilité d’AWS pour absorber les pics de trafic ponctuels. Les données sensibles demeurent hébergées en local ou dans un cloud souverain, ce qui facilite la conformité réglementaire.
Comprendre les coûts réels de l’hébergement cloud AWS
Si la flexibilité du cloud séduit, la facturation d’Amazon Web Services réserve parfois de mauvaises surprises. Le principal piège concerne les frais d’egress, c’est-à-dire les coûts de transfert des données sortantes vers Internet.
Les 100 premiers Go sortants sont gratuits chaque mois. Au-delà, comptez environ 0,09 USD par Go, un montant qui grimpe vite pour une plateforme vidéo ou une migration massive.
Quitter AWS ne coûte en revanche plus rien en transfert. Depuis mars 2024, AWS supprime ces frais pour les clients qui migrent vers un autre fournisseur, dans le sillage du Data Act européen.
Cela illustre l’importance de maîtriser les variables de calcul et de stockage pour éviter l’explosion des budgets. Et le tableau suivant détaille les tarifs de référence constatés en 2026 dans la région US East (Virginie du Nord).
| Service AWS | Unité / Type | Tarif Moyen (2026) | Cas d’Usage |
|---|---|---|---|
| EC2Instance t3.medium | Par heure d’utilisation (sous Linux) | ~0,0416 USD / heure | Serveurs d’applications et environnements de test |
| S3Standard Storage | Par Go stocké par mois (jusqu’à 50 To) | 0,023 USD / Go | Stockage d’objets, sauvegardes et fichiers statiques |
| LambdaServerless execution | Par million de requêtes (architecture x86) | 0,20 USD | Microservices et architectures événementielles |
| EgressTransfert de données | Vers Internet (au-delà du quota gratuit) | ~0,09 USD / Go | Téléchargement de fichiers et livraison de contenus clients |
Pour éviter les dérapages, activez AWS Budgets et Cost Explorer dès la création du compte. Ces outils gratuits alertent avant le dépassement d’un seuil et identifient les services les plus coûteux.
FAQ
Lancé le 15 janvier 2026, l’AWS European Sovereign Cloud stocke et traite les données uniquement dans l’Union européenne. Sa première région se situe dans le Brandebourg, en Allemagne, avec un personnel résidant dans l’UE. Ce cloud séparé limite l’exposition aux lois extraterritoriales comme le Cloud Act américain, mais AWS demeure une société américaine.
En 2025, Amazon a fait correspondre 100 % de l’électricité de ses opérations à des énergies renouvelables, pour la troisième année consécutive. Le groupe conserve son objectif de zéro émission nette d’ici 2040, inscrit dans The Climate Pledge. Ses émissions ont toutefois progressé de 16 % en 2025, sous l’effet des centres de données dédiés à l’IA.
Oui. La solution d’infrastructure hybride appelée AWS Outposts déploie des services AWS directement sur site. Elle assure un traitement à très faible latence pour les applications industrielles locales exigeantes. Sa deuxième génération en rack unique, lancée en septembre 2026, monte jusqu’à 2 688 vCPU.
Le programme AWS Free Tier accorde jusqu’à 200 $ de crédits aux nouveaux clients, utilisables pendant 6 mois avec le plan gratuit. Plus de 30 services demeurent gratuits sans limite de durée. Depuis septembre 2026, la plupart des inscriptions ne demandent plus de carte bancaire.
Les entreprises adoptent une stratégie multi-cloud avec des outils d’infrastructure as code. La solution Terraform de l’éditeur HashiCorp, filiale d’IBM, pilote simultanément AWS, Azure et Google Cloud.
Selon Synergy Research Group, AWS pèse 28 % du marché mondial des infrastructures cloud au T2 2026. Il devance Microsoft Azure (20 %) et Google Cloud (15 %). Son chiffre d’affaires trimestriel atteint 42,2 milliards de dollars, en hausse de 37 % sur un an.
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