[Startup Tour] Be-Bound amène la connectivité et l’IoT dans les pays émergents

Albert Szulman est le Président fondateur de la startup Be-Bound. L’objectif de cette société est de permettre à tout possesseur de smartphone et à tout device de rester connecté à Internet, quelque soit le réseau utilisé et en mouvement.

« Tout le monde perd son temps à vouloir faire plus, nous on essaye de faire mieux » déclare Albert Szulman. La technologie de Be-Bound est une alternative aux différents réseaux ne fonctionnant pas optimalement dans les régions les plus reculées « Aujourd’hui, tout le monde se focalise sur les pays industriels. Nous, on permet aux développeurs de devices d’aller attaquer les pays émergents qui ont de réels besoins, avec une capacité à utiliser tout ce qui est possible en matière de réseau ».

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Elle permet aux opérateurs de vendre des services à leurs clients pour qu’ils puissent utiliser tous les réseaux disponibles, que cela soit de la 3G, de la 4G, du Wi-Fi, du Edge et même du SMS. Ainsi, si l’un des réseaux ne fonctionne plus, la technologie se connecte automatiquement sur un autre réseau. Quelle que soit la qualité du réseau, vieux ou saturé, les utilisateurs ne voient quasiment aucune différence.

Permettre aux pays émergents de se lancer dans l’IoT

Be-Bound est essentiellement spécialisée dans les pays émergents, afin d’y apporter une connectivité constante pour le mobile et l’IoT « Dans les pays émergents, la 3G n’est pas aussi bonne que dans nos pays. Les utilisateurs de smartphone ont de sérieux problèmes d’expérience utilisateur ».

Pour cela, la société établit au préalable des partenariats avec de nombreux opérateurs. La société est actuellement sur des projets en Afrique et en Asie où elle embarque l’IoT dans une offre globale qu’elle propose aux opérateurs. Grâce à cela, ils peuvent garder une bonne connectivité dans les zones mal couvertes et ainsi se lancer dans l’IoT.

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C’est une grande préoccupation des pays émergents « Ils ont bien vu des initiatives qui avaient pour but récupérer une partie des revenus que les opérateurs avaient sur leurs propres réseaux. Les GAFA essayent souvent de transformer les opérateurs en fournisseurs de réseau simples pour capter la valeur ajoutée ». Be-Bound permet donc aux opérateurs des pays émergents de se lancer dans l’IoT le plus tôt possible. La société pallie aux problèmes de réseau là où il n’y a pas de LoRa et très peu de SigFox

Une technologie indispensable pour la mobilité dans les régions reculées

La startup cible avant tout le marché de la mobilité, car c’est dans un tel secteur que sa technologie répond à un réel besoin. Ainsi, elle permet aux flottes de véhicules de rester connectées tout le temps et sur n’importe quel réseau « On va pouvoir tracer un camion en mouvement de manière permanente. Ils traversent souvent des zones non couvertes par la 3G et non couvertes par le GPRS. Résultat, ça coupe ».

Cette solution est complémentaire à SigFox, car lorsqu’un objet se déplace trop vite en utilisant la technologie, la connexion coupe souvent. En effet, les flottes de véhicules doivent bénéficier d’une connexion quasi permanente.

Par exemple, Be-Bound travaille avec des opérateurs au Bangladesh pour fournir une connectivité constante sur plusieurs années aux sonde pour l’hydrométrie. Toutefois, Albert Szulman pense que ce type d’action est plus « court terme » que la mobilité.

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La startup met à disposition un SDK. Sa plateforme permet à n’importe quel fournisseur de devices ou fournisseur d’applications de pouvoir intégrer facilement sa technologie et d’être opérable à peu près n’importe où, à partir du moment elle est déployée avec un opérateur.

Par exemple, la société travaille sur des boites noires pour les véhicules au Vietnam en partenariat avec les opérateurs « Tous les véhicules de plus de 10 tonnes doivent avoir des boîtes noires pour faire remonter des données. Nous avons terminé toutes les phases de test et nous sommes en train de discuteur sérieusement du déploiement de notre technologie dans les boites noires ».

Be-Bound est hébergée par PARC (Palo alto Research Center), un des laboratoires emblématiques de la Silicon Valley « Nous sommes d’ailleurs la première startup non américaine jamais hébergée ». Grâce à cela, elle a pu rapidement professionnaliser son moteur pour qu’il soit mis dans un SDK qui permettra à n’importe qui de l’intégrer facilement.

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Be-Bound s’adapte également au manque de moyens des pays en développement. Cela ne coûte rien aux opérateurs puisque les réseaux sont déjà déployés, il n’y a pas d’investissement en infrastructure de la part des opérateurs. Il suffit de plugger la technologie Be-Bound à celle des opérateurs.

Cette innovation a pour objectif d’être la plus efficace et la moins cher possible. Les opérateurs avec qui la société a établi des partenariats vendent le service à leurs clients. Be-Bound facture seulement les licences dans tous les devices qui intègrent sa technologie et partage les revenus liés à l’utilisation du réseau avec l’opérateur.

Be-Bound passe du B2C au B2B

Cette startup est bel et bien positionnée sur le mobile et les dispositifs IoT. En 2013, Be-Bound commençait par une application B2C pour les gens qui voyageaient en dehors des frontières, afin qu’ils puissent rester connectés en permanence.

*L’application avait été téléchargée plus de 100.000 fois en l’espace de 3 mois « On s’est quand même rendu compte que l’on allait pas gagner notre vie avant très longtemps car les voyageurs sont une population difficile ». C’est à ce moment-là que la société passe au B2B en fournissant des solutions pour les opérateurs en Algérie, en Tanzanie, en Cisjordanie et aux Philippines pour commencer.

Cette phase B2C a malgré tout permis à la société d’établir ses premiers partenariats avec des opérateurs, apprendre son métier et préparer de futurs business models « On a avancé comme toute startup, pivot après pivot. Aujourd’hui, nous sommes très en ligne avec les besoins du marché, toujours dans le but de permettre à l’IoT de se développer activement dans les pays émergents ».

Une solution complémentaire à SigFox ou LoRa

Pour Albert Szulman, il n’existe pas de concurrent direct à sa startup « Nous sommes plutôt complémentaires à un LoRa ou un SigFox dans l’IoT ». La startup existe pour aider toutes les startups qui développent des devices à les déployer dans le monde entier « On est en train de discuter avec des startups pour voir comme ils pourraient intégrer notre technologie, on ne peut pas tout faire en même temps, mais on y arrive ».

Be-Bound ne demande rien aux startups, elle fournit sa technologie gratuitement et ne facture de coût de licence que si la startup réalise des ventes.

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Pour l’instant, Albert Szulman n’est pas encore allé voir SigFox ou LoRa pour une éventuelle collaboration « Nous voulons arriver avec des choses qui tournent et une crédibilité. Nous avons des projets qui sont sur le point d’être lancé« .

De plus, la société ne pense pas se faire dépasser par ce type d’acteur dans les années à venir « Si tout le monde était connecté parfaitement à des réseaux qui marchent parfaitement bien, on n’existerait pas. Il y a une énorme différence entre la théorie et la pratique. On aura toujours notre place, même si les technologies évoluent».

Pour notre rendez-vous hebdomadaire du « Startup Tour », nous avons demandé à Albert Szulman, prédisent fondateur de Be-Bound, de nous éclairer sur la manière de réussir sur le marché de l’IoT.

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Le timing ! Nous sommes au bon moment sur le marché, avec la bonne offre qui correspond aux besoins des utilisateurs et de tous les intervenants.

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Arriver à faire de notre solution, que l’on développait nous même, une technologie permettant d’être insérée dans tous les devices et smartphones disponibles. On a eu un peu de mal, mais on a fini par y arriver.

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Penser « usage » au lieu de vouloir faire un peu mieux que ce que les autres font déjà. L’amélioration finit par être marginale sur un marché qui n’est pas encore vraiment déployé. Il faut surtout être très persistant. Il ne faut pas avoir peur d’investir de l’énergie et du temps pendant longtemps.

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Avoir de l’argent. Par levée de fonds ou par chiffre d’affaires, c’est d’avoir de l’argent. C’est triste à dire mais c’est comme ça.

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D’abord il y a BPI France qui est remarquable. Il y a plein de systèmes comme Réseau Entreprendre pour avoir de l’argent de départ. On a commencé grâce à cela, avec 50.000 euros de capital et 230.000 euros en caisse au bout de quelques mois. Cela permet quand même de financer quelques projets.

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