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Comment l’IoT va changer la structure du monde et de l’entreprise

L’Internet des Objets émerge comme la troisième vague de développement de l’internet, une sorte d’internet 3.0. Ce changement apporte avec lui une restructuration des modèles économiques actuels.

L’avènement d’un web 3.0

Après le million d’utilisateurs des années 90 et le boum des réseaux sociaux des années 2000, on a désormais droit à l’arrivée de l’IoT. Contrairement au web 2.0 qui permettait de connecter un grand nombre d’individus entre eux, l’Internet des Objets peut potentiellement créer un réseau de plusieurs dizaines de milliards de « choses » s’échangeant des informations, et ce d’ici à 2020. Des bracelets aux voitures en passant par les habitations, l’internet se glisse désormais partout.

Un internet bien différent

Selon le programme SENSE (Sensing, Efficient, Networked, Specialized, Everywhere) de la banque d’investissement Goldman Sachs, l’Internet des Objets possède certains attributs qui le différencient de l’internet classique. En effet, étant capable de connecter entre eux de nombreux appareils, et ces derniers récoltant et générant encore plus de données que les hommes, l’IoT brasse une quantité d’informations bien supérieure au web que nous connaissions. L’intelligence des objets connectés se rajoutant à des procédés manuels ou mécaniques (baisse automatique de la luminosité lorsqu’il fait jour par exemple), l’IoT accroit la productivité des machines, et non seulement des gens. Tous types d’objets étant connectés, cette intelligence voyage jusqu’aux confins du réseau.

Goldman Sachs siège

Contrairement à l’internet classique et sa large portée horizontale, l’IoT contient des technologies très ciblées sur certaines verticales, par exemple sur la santé, la consommation d’énergie ou le commerce, il est donc beaucoup plus fragmenté. Rajoutez à cela son déploiement pervasif (corps humain, voitures, habitations, villes…), vous réalisez alors les problèmes de sécurité que cela peut représenter.

Baisse des coûts et augmentation des performances

À l’omniprésence de la connexion internet s’ajoute un bon nombre de paramètres qui permettent à l’IoT de s’étendre à grande vitesse. Sur ces 10 dernières années, le prix des capteurs est passé de 1,30$ à 60cts en moyenne, le coût du haut débit a été divisé par 40, et celui du traitement des données par 60. De plus, le smartphone est désormais dans toutes les mains, et sert de passerelle vers l’internet des objets, rassemblant autour de lui un grand nombre d’appareils connectés. Et pour finir, l’avènement du protocole IPv6 permet la mise en réseau de beaucoup plus d’acteurs que son ancêtre IPv4. Ce dernier supportait des adresses 32 bits, et pouvait donc en attribuer 4,3 milliards. La nouvelle version supporte des adresses 128 bits, elle est donc capable d’en attribuer une quantité quasi illimitée (à notre échelle), soit 3.4×10^38. Ainsi, les milliards d’objets qui verront le jour dans les années à venir pourront facilement se joindre au réseau.

Une restructuration de l’entreprise nécessaire

L’Internet des Objets nous force à revoir complètement la structure de l’entreprise, de la manufacture au marketing. Si beaucoup de choses ont déjà changé, la majorité de l’évolution reste à venir. Selon Vernon Turner, vice-président de la recherche à l’International Data Corporation (IDC), « les entreprises devront maitriser toutes les disciplines informatiques pour gérer efficacement le déluge de données en provenance des périphériques connectés aux différents organes de la société. De plus, l’IoT entraînera des changements dans l’organisation des compagnies afin de permettre à l’innovation d’être transparente à tous les services et employés tout en créant de nouveaux modèles économiques et produits compétitifs ».

International Data Corporation Logo

Une forte croissance d’ici à 2020

Selon l’IDC, l’Internet des Objets va connaître une croissance énorme dans les années à suivre. Entre autres, d’ici cinq ans, 90% des données seront stockées dans des plateformes en cloud par des fournisseurs de services. 90% des réseaux informatiques auront des problèmes de sécurité, les directeurs en charge de la sécurité de l’information seront donc contraints d’adopter de nouvelles politiques. Et 60% des solutions informatiques développées deviendront open source permettant la formation de nouveaux marchés verticaux autour de l’IoT.

Trois problèmes : universalité, vie privée, sécurité

Malgré tout le potentiel de l’internet des objets et les nombreuses promesses faites autour de ces technologies, trois problèmes majeurs doivent encore être résolus : la mise au point de standards universels pour le développement des appareils, l’instauration de règles strictes concernant le respect de la vie privée et l’élaboration de solutions viables autour de la sécurité des données personnelles.

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