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La France sanctionne Wish pour des marchandises « dangereuses »

Wish n'est plus la bienvenue en France

La France a ordonné aux moteurs de recherche de supprimer de leurs résultats la plateforme de commerce électronique américaine Wish. Une plateforme qui vend des produits non conformes aux normes ou dangereux, a indiqué mercredi le ministère de l’Économie.

Qu’est-ce que Wish ?

Wish (wish.com) est un marché en ligne pour tout ce que vous pouvez imaginer. Des extensions de cheveux à l’éclairage pour selfie, en passant par les ordinateurs portables, son inventaire semble infini.

Depuis sa création en 2010 par d’anciens programmeurs de Google et Yahoo, la valeur de Wish a grimpé en flèche pour atteindre 17 milliards de dollars.

Elle est célèbre pour ses prix bas sur des articles dits chers. Cependant, les produits ne proviennent pas directement de Wish, mais sont vendus par différents vendeurs. Wish ne prélève qu’une partie de leurs bénéfices.

Elle a été cotée à la bourse de New York en décembre dernier.

Banni pour vente de produits non conformes aux normes européennes

Les moteurs de recherche comme Google devraient retirer le site web de leurs résultats dans les prochains jours. Il propose effectivement des produits bon marché, principalement chinois. Les magasins d’applications ne doivent plus proposer l’application Wish.

Mais le site web exploité par la société ContextLogic, basée à San Francisco, devrait être accessible aux clients disposant de la bonne adresse web.

« Il n’y a aucune raison de tolérer en ligne ce que nous n’acceptons pas dans les magasins physiques », a déclaré le ministre de l’Économie Bruno Le Maire au journal français Le Parisien.

Les sanctions interviennent après que l’agence anti-fraude de la DGCCRF a analysé 140 produits vendus sur Wish. L’agence a notamment constaté qu’une grande majorité d’entre eux étaient « non conformes ».

Quatre-vingt-dix pour cent des articles électroniques examinés ont été jugés « dangereux », tout comme 62 % des produits de bijouterie fantaisie et 45 % des jouets.

L’agence antifraude a noté que même après avoir informé Wish de ces manquements et après que le site web ait retiré les articles non conformes, ceux-ci sont réapparus sous d’autres noms.

La dernière sanction devrait durer jusqu’à ce que le site se conforme à la législation française.

La startup américaine a déclaré qu’elle engageait une action en justice contre ces mesures, qu’elle qualifie d’« illégales et disproportionnées ». Wish « se conforme toujours aux demandes de suppression de la DGCCRF », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Wish, qui a été créé en 2010, dit compter quelque 100 millions d’utilisateurs actifs.

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