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Google va bientôt pouvoir créer sa Smart City à Toronto

Google pourrait très bientôt débuter le développement de sa Smart City au sein de la ville canadienne de Toronto. Les membres du groupe Waterfront Toronto ont voté en faveur du projet à l’unanimité, et le vote final sera rendu au mois de mars 2020…

En 2017, la filiale Sidewalk Labs de Google signait un contrat avec Waterfront Toronto : le groupe en charge de superviser le développement de la région de Toronto, au Canada. Ce contrat autorisait Google à réaliser un important projet de Smart City au coeur de la capitale de l’Ontario.

À l’époque, le géant de Mountain View promettait un immense espace rassemblant des bureaux, des commerces et des logements au sein duquel des solutions à la pointe de la technologie permettraient de résoudre les problèmes urbains tels que le trafic routier ou la gestion des déchets.

Cependant, plusieurs zones d’ombre devaient être mises au clair avant que Sidewalk Labs ne puisse réellement mettre son plan à exécution. L’envergure de la Smart City n’avait pas été clairement définie par le contrat, au même titre que le retour sur investissement dont profiterait la firme californienne.

En juin 2019, Sidewalk Labs a donc dévoilé son plan complet. De son côté, Waterfront Toronto a fait appel à un panel d’experts pour analyser les propositions et émettre d’éventuelles critiques sous la forme d’un rapport. Ces experts ont principalement reproché à la filiale de Google de vouloir  » mettre la technologie au service de la technologie «  sans réellement se soucier de la ville de Toronto ou de ses habitants…

En parallèle, un groupe de citoyens opposés au projet intitulé  » Block Sidewalk «  s’est formé pour appeler à l’annulation complète du projet. Le groupe estimait notamment qu’il est anormal qu’une entreprise technologique soit autorisée à s’impliquer dans la gouvernance de la ville et que les citoyens n’aient pas été consultés davantage concernant la futur qu’ils souhaitent pour Toronto.

De même, certains experts ont fait le choix de prendre la parole publiquement pour condamner le projet de Sidewalk Labs. Le professeur Shoshana Zuboff l’a notamment qualifié de  » capitalisme de surveillance  » dans le journal Toronto Life. Néanmoins, d’autres accueillent cette idée favorablement, à l’instar de Richard Florida qui estime que ce plan pourrait attirer une nouvelle génération de startups très bénéfique à l’économie de la ville et permettre à Toronto de se hisser dans le top mondial des Smart Cities.

Google Sidewalk Labs : Toronto rendra sa décision finale en mars 2020

Quoi qu’il en soit, fin octobre 2019, le groupe Waterfront Toronto a voté à l’unanimité pour autoriser le lancement du projet. Cependant, plusieurs conditions ont été imposées à Sidewalk Labs.

Tout d’abord, au lieu des 76 hectares demandés, Google devra se contenter de développer une zone délaissée d’un peu moins de 5 hectares. Les ambitions vont donc devoir être revues à la baisse.

En outre, alors que la firme souhaitait créer son propre groupe chargé d’analyser les données collectées par les différents capteurs, cette volonté a également été rejetée. Toutes les données devront impérativement être traitées comme un asset. Ceci permettra de toute évidence d’accroître la transparence du projet et l’implication de la municipalité.

Comme le rappelle Stephen Diamond, président du groupe Waterfront Toronto dans une lettre ouverte, même si tous les membres du groupe sont favorables au projet, l’accord n’est pas encore conclu. À présent, le plan de Sidewalk Labs va devoir passer par une évaluation plus formelle et davantage de consultations publiques. Un vote final est prévu pour le mois de mars 2020…

Néanmoins, le Waterfront Group se dit ravi de pouvoir évaluer ce projet ayant le potentiel de créer de nouveaux emplois et de nouvelles opportunités de développement économique, de créer un quartier au bilan carbone neutre et des logements plus abordables. De son côté, Sidewalk Labs se dit encouragé par la décision du groupe et espère de tout coeur pouvoir réduire les temps de trajet, créer des logements plus abordables, de nouveaux emplois et un nouveau standard pour une planète plus saine…

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