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Boston : les startups e-santé innovantes du MIT et de Harvard

Boston est incontestablement l’une des capitales de l’innovation en matière d’e-santé. Avec le MIT et Harvard à proximité, les chercheurs de demain y sont très actifs. Retour sur les startups qui contribueront à la transformation numérique de la santé.

Aux États-Unis, il est assez facile d’identifier les technopoles où les startups et les grands groupes doivent se rendre pour se tenir au courant des dernières innovations. On pense bien évidemment à l’ensemble de la Californie surnommée Silicon Valley, la Virginie baptisée la Wireless Valley ou encore Détroit appelée Automation Alley. Il en existe de nombreuses autres à travers le pays. 

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Si Détroit est la capitale de l’innovation en termes de voitures autonomes, Boston serait sans aucun doute la capitale de l’e-santé. Bien que les innovateurs de Boston couvrent tous les secteurs de l’IoT, la transformation numérique de la santé reste la spécialité de la région. 

En partie, on doit cette croissance de startups spécialisées dans la biotechnologie, la medtech et la santé numérique au grand nombre d’universités de haut niveau et aux hôpitaux de renommée mondiale. Il suffit de regarder les campus des universités pour identifier les startups qui s’attellent à développer des technologies importantes en matière d’e-santé.

De plus, l’Etat du Massachusetts s’est récemment engagé à stimuler l’innovation dans les soins de santé numériques. Mais selon Jodi Goldstein, directeur général du Harvard Innovation Lab, l’entrepreunariat IoT n’est pas seulement dicté par les politiques publiques. Au sein de cette université mondialement reconnue, les étudiants choisissent leurs domaines d’innovation et sont ensuite accompagnés. Mais il se trouve que la santé est l’une des branches les plus populaires. Le Harvard Innovation Lab est composé à 15 % de startups spécialisées dans la santé.

« Avant, les étudiants se tournaient vers le développent d’applications autonomes et wearables pour suivre les différents aspects de la santé. Aujourd’hui, ils se déplacent vers des solutions intégrant des systèmes de soins de santé actuels et les dossiers médicaux électroniques. Les gens essayent de donner du sens aux données récoltées de façon à les rendre plus significatives »

Jodi Goldstein, directeur général du Harvard Innovation Lab

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Entre le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et Harvard, entre autres, de nombreuses startups visent à améliorer les relations entre les patients et les médecins et les expériencesn tandis que d’autres créent des solutions ayant le potentiel de sauver des vies. Voici quelques-unes de ces startups :

Astraeus Technologies (MIT)

Cette startup a développé le L-Card, un dispositif permettant de détecter le cancer du poumon dans l’haleine du patient. Cette technologie est une alternative prometteuse aux tomodensitogrammes, détectant parfois la maladie lorsqu’il est trop tard. Malgré son coût élévé, cette innovation aurait le potentiel de détecter la maladie plus tôt. Cette année, Astraeus Technologies a remporté 100.000 dollars à l’occasion du concours Harvard Business School New Venture Competition.

Biosay (Harvard)

Biosay est une application qui permet d’analyser la façon dont l’environnement influe sur la santé de l’utilisateur. Elle donne un retour en temps réel et évalue les conditions psychologiques du patient à un moment donné. Son but est d’éloigner les gens de certains facteurs environnementaux qui on un impact négatif sur leur corps, dans l’espoir qu’ils puissent prendre des mesures préventives tout en gérant leur bien-être.

BrainSpec (Harvard)

Il s’agit d’une technologie permettant de réaliser des biopsies cérébrales virtuelles non invasives. Ce logiciel utilise la spectroscopie par résonance magnétique pour mesurer la concentration de produits chimiques tout autour du cerveau d’un patient. Cette solution a pour objectif d’aider au diagnostic de différents troubles neurologiques comme la maladie d’Alzheimer et la schizophrénie.

Day Zero Diagnostics (Harvard)

Au lieu d’avoir recours à des médecins pour prélever les cultures et diagnostiquer les infections bactériennes, Day Zero Diagnostics utilise le séquençage du génome entier et le machine learning  pour constater les bactéries dans le but de laisser les médecins prescrire les traitements nécessaires, tout cela en seulement quelques heures. Cette année, Day Zero Diagnostics a remporté la première place du concours du concours Venture New HBS.

EarID (MIT)

Les infections de l’oreille, surtout reperdues chez les enfants, sont souvent difficiles à diagnostiquer selon l’anatomie de l’oreille. Ce diagnostic repose sur une inspection visuelle du tympan à l’aide d’un otoscope. Celui-ci donne très peu d’informations quantitatives sur la santé de l’oreille. EarID surmonte ce problème en combinant un otoscope classique avec un spectromètre et un système d’éclairage structuré fournissant des informations anatomiques et optiques sur le tympan. Cela permet une lecture précise de l’infection pour éviter de prescrire des traitements alors que cela n’est pas nécessaire.

EVA

La technologie EVA se place à mi-chemin entre l’intelligence artificielle et la biotechnologie. Il s’agit d’une application intégrée aux dossiers médicaux électroniques existants, utilisant le traitement du langage naturel ainsi que le machine learning pour automatiser certaines actions des médecins. Par exemple, la technologie peut saisir des données sur le patient à la place du médecin, pendant que ce dernier se concentre sur le diagnostic.

Herald (MIT)

Les Electronic Medical Records (EMR) peuvent être écrasant pour les médecins en les inondant d’informations pas toujours pertinentes par rapport à l’état du patient. Herald rend ces dossiers plus accessibles en laissant les médecins choisir les données qu’il souhaite surveiller, dans le but de recevoir des notifications lorsqu’il y a un changement ou une mise à jour. Cette solution offre un accès facile à l’information en temps réel pour un meilleur traitement des différents patients. Elle fait également gagner du temps aux médecins et les aide à diagnostiquer plus rapidement les dangers potentiels.

PathoVax

Les vaccins contre les infections à papillomavirus humain disponibles ne protègent pas de l’ensemble des souches qui entraînent le cancer. PathoVax travaille sur RGVax, un vaccin permettant d’empêcher d’autres infections associées au cancer.

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