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I-Stop : les prescriptions médicales vont changer à NYC

Les prescriptions médicales ne seront plus telles qu’on les connaît. A New York, la loi I-Stop, mise en vigueur en 2013, se dresse contre les abus de substances par ordonnance.  A l’Hôpital Lenox, Manhattan, l’infirmière Cota rassemblent ses infirmières pour les préparer à l’avenir.

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Des prescriptions électroniques à compter du 27 mars.

“Ce n’est pas vraiment compliqué, nous avons juste besoin de nous y habituer” leur explique l’infirmière Cota, devant l’agitation et l’inquiétude du personnel et des patients.

A partir du 27 mars, la façon dont sont distribuées les prescriptions dans l’Etat de New York va changer : adieu les célèbres prescriptions médicales écrites en pattes de mouches illisibles que nous connaissons tous depuis toujours. Dorénavant, toutes les prescriptions se feront par voie électronique et seront directement envoyées aux pharmacies.

New York est la première ville à ordonner l’utilisation des prescriptions électroniques et somme les médecins de s’y tenir sous peine de poursuites judiciaires. Les insoumis pourront payer de lourdes amendes, et risquent même, la prison ! On ne badine pas avec la santé du futur ! Cependant, dans le Minnesota, une loi pour les prescriptions électroniques existe mais aucune sanction lourde ne pénalisera les médecins qui s’attacheront fermement à leur papier et leur stylo. Les médecins New-Yorkais vont devoir faire face à un changement culturel de leur secteur, tout comme les patients qui désormais n’auront plus à faire la course au médicament le moins cher, et la course à la pharmacie où ils auront le moins d’attente… Lenox Hill sera l’un des premiers hôpitaux de NYC  appartenant à Northwell Health à entamer cette transition importante.

I-Stop : les prescriptions médicales vont changer à NYC

Décès dus aux opiacés, des chiffres inquiétants

Le changement est ancré dans une loi de 2012 connue sous le nom de I-Stop qui a été proposée afin de limiter le problème grandissant de l’abus des ordonnances d’opiacés. L’ampleur du problème n’est pas à prendre à la légère : plus de substances soumises à des contrôles strictes ont été prescrites dans l’état de NYC entre 2013 et 2014 (27 millions) que de résidents (20 millions) selon de ministère de la santé. En 2004, 341 décès liés aux opiacés avaient été répertoriés pour 1227 en 2013. Une croissance inquiétante.

La première mesure de la loi I-stop, mise en vigueur en 2013, vise à mettre en place est un registre en ligne que les médecins doivent vérifier avant de prescrire un médicament soumis à des restrictions. Ce registre énumère les substances récemment prescrites au patient de façon à ce que le professionnel détecte un éventuel abus de la part de son patient. Bien sûr, ce système peut être déjoué : mauvaise orthographe de nom du docteur, ou du patient par exemple.

“Ce n’est bien entendu pas sans faille, déclare le Dr Douglas Schottenstein, spécialiste de la douleur à Manhattan dont le bureau écrit des dizaines d’ordonnances de substances contrôlées quotidiennement.

Si en effet cette loi n’est pas sans faille, c’est un premier pas pour la transition médicale et la lutte contre les dépendances aux médicaments.

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