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Le CFI de Montigny-le-Bretonneux prépare les étudiants au futur de l’industrie

L’école Connectée au Futur de l’Industrie (CFI) de Montigny-le-Bretonneux prépare ses étudiants à la conception de nouvelles technologies pour l’industrie. Ces futurs ingénieurs se spécialisent dans quatre branches : domotique, réseaux et génie informatique, puis électronique et robotique.

Le CFI prône fièrement l’apprentissage. Tous les étudiants passent par de l’alternance, qu’ils se préparent au BAC ou au Master. Ici, nous nous intéressons plus particulièrement à la filière Electronique et Robotique. Celle-ci donne accès à un BTS SN-EC, un DUT, deux licences pros et un Master pro.

CFI champ

Les apprentis se répartissent suivant leur spécialité et leur niveau. Ils développent des compétences en informatique, en robotique, en CAO ou encore en électronique embarquée. Elles serviront dans des secteurs aussi divers que les transports, les télécommunications, la santé, mais aussi la conception d’objets connectés, l’agriculture et bien sûr pour l’industrie du futur.

Quant au Master Manager de Systèmes Informatique et Robotique Spécialisation Robotique et Nouvelles Bases d’Innovation (RNBI), il forme à la fabrication et au déploiement de robots.

Former les futurs experts de la robotique

Robots d’assistance, de service, industriels, ou cobots, les étudiants sont amenés à les mettre au point à l’école ou dans l’entreprise. Pour cela, ils se familiarisent à l’intelligence artificielle, au langage de type C++, JavaScript ou Python, à la CAO, au traitement du signal et de l’image ainsi qu’au management et à l’impression 3D, au prototypage, à la robotique, aux capteurs intelligents, et d’une manière générale aux nouvelles technologies.

« Nos étudiants seront des chefs de projets en devenir, ils doivent donc savoir gérer une équipe », déclare Maja BORRY-ZORJAN, responsable de la filière Electronique et Robotique.

Pour cela, le corps enseignant forme des groupes. Dans ce cadre, certains apprentis prennent le rôle de managers et doivent mener les projets à leur terme. « Cette année, ils ont travaillé à la conception d’un robot barman. Ils ont dû apprendre d’un côté la mécatronique afin de maîtriser la main du robot qui peut attraper une bouteille ou une carte bancaire, et de l’autre, les différentes techniques de fabrication et les différents matériaux utilisés », détaille la responsable de la formation.

Cette partie de gestion de projet devient primordiale lors de la dernière année, celle qui correspond au niveau Master 2. Les apprentis se préparent à des plans d’intégration et des dossiers de création d’entreprise. Pour cela, ils acquièrent des connaissances méthodologiques et rencontrent des experts dans le cadre de conférences. Enfin, ils mettent à profit leur entraînement en participant à des hackathons.

Parmi les outils utilisés, les étudiants exploitent notamment la réalité virtuelle et la réalité augmentée. Cela leur permet de mieux comprendre le fonctionnement des automates.

Ce CFI est résolument tourné vers l’apprentissage. La première année du Master MSIR RNBI applique un rythme de 2 périodes de 6 semaines en école et 10 semaines en entreprise, puis une période de 6 semaines en cours pour reprendre un stage de 16 semaines. En deuxième année, la première partie de l’année se déroule de la même manière. En revanche, la seconde compte 12 semaines en école et 20 en entreprise.

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Une immersion totale en entreprise

La trentaine d’étudiants sont salariés en contrat d’apprentissage dans de grands groupes comme Valeo, Airbus, Safran, ABB, Thales, ou encore Kuka. De plus, le CFI a passé des partenariats pédagogiques avec Renault et PSA.

Les étudiants travaillent notamment au Technocentre Renault et participent à des projets de robotisation des véhicules. Ils développent les systèmes qui permettront aux voitures du constructeur d’éviter des obstacles. En ce sens, la connaissance du fonctionnement et du comportement des lidars ainsi que des capteurs apparaît essentielle. Par ailleurs, les futurs ingénieurs peuvent utiliser les imprimantes 3D et les découpeurs laser du Creative Lab de la marque au losange, situé à Guyancourt.

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Avec PSA, les apprentis ont mis au point une méthode standard pour intégrer les cobots au sein des usines 4.0 du groupe. Ces robots collaboratifs vont permettre aux opérateurs du fabricant de concevoir plus rapidement les pièces des voitures.

« Nous adaptons nos formations aux besoins des entreprises », déclare Maja BORRY-ZORJAN. « Nos apprentis les accompagnent dans le développement de projets concrets comme des prestataires classiques. Par ailleurs, nous incluons la réalité virtuelle et augmentée dans nos cursus puisque les grands groupes sont en train d’adopter ces technologies ».

Un enseignement orienté vers les nouvelles technologies et le partage des connaissances

Le CFI, l’équipe formée de professionnels, d’enseignants et les futurs ingénieurs s’intéressent également au secteur de la santé. Ils conçoivent notamment des prototypes de robots d’assistance pour les handicapés et les personnes âgées. « Nous réagissons aux besoins des humains », assure la responsable de la filière.

Bien évidemment, les étudiants des différentes formations sont amenés à travailler ensemble. Le partage de connaissances facilite la mise en place des projets. De même, le CFI est en partenariat avec l’IMERIR, l’école de robotique et informatique de Perpignan. Il est possible de réaliser des échanges entre les apprentis des deux MSIR.

 

par Gaétan Raoul

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