L’échec du drone autonome Lily, un indicateur pour le marché ?

Vu à de nombreuses reprises, notamment lors du CES 2016, le drone Lily ne sera pas produit. Malgré les 34 millions de dollars en précommande, la startup à l’origine de ce projet n’a pas franchi le cap de l’industrialisation.

60 000 précommandes pour 34 millions de dollars, au moins 15 millions de dollars levés, mais le drone Lily ne verra jamais le jour. Dans un post publié le 12 janvier sur le blog de la startup éponyme, les cofondateurs Antoine Balaresque et Henry Bradlow expliquent les raisons de « la fin de l’aventure ».

Malgré une communauté très attentive et une promesse de succès immédiat à la sortie, le drone Lily restera à l’état de prototype et ne dépassera pas la phase de la bêta. Pour rappel, ce quadricoptère autonome à l’allure amusante tournait autour de son propriétaire équipé d’un bracelet dédié tout en prenant des clichés de qualité. Doté d’un capteur 12 millions de pixels, la caméra filmait en Full HD (1080p) à 60 images par seconde. Équipé d’un GPS, d’un boitier IP67 étanche, et d’une autonomie de 20 minutes, le drone Lily était proposé en précommande à 499 dollars.

Malheureusement, ce produit affublé d’une belle fiche technique a subi les problèmes financiers de l’équipe de Lily robotics. Créée en 2013, cette startup a décidé de rembourser la totalité des clients ayant pré commandé le drone par Internet dans les 60 jours.

L’explication des fondateurs ? « Nous avons vécu une course contre la montre incarnée par la chute de nos fonds. Au cours des derniers mois, nous avons tenté de sécuriser nos financements dans le but de commencer l’étape de l’industrialisation et de livrer les premières unités, mais nous avons été incapables de le faire. »

Le drone Lily n’est pas le seul à s’être crashé

Youtube video

La même mésaventure est arrivée aux concepteurs du minidrone Zano. Ils avaient récolté 3,6 millions d’euros à travers une campagne Kickstarter. Pour les entrepreneurs de tout horizon, il s’agit évidemment d’un leçon à retenir. Malgré de bonnes volontés et un produit abouti, il faut pouvoir réussir la phase la plus compliquée pour une jeune pousse : l’industrialisation. 

Un « passage à l’âge adulte » d’autant plus difficile sur le marché du drone grand public. Même Parrot, bien placé sur ce secteur, a dû revoir sa stratégie en se tournant vers les professionnels. Une restructuration accompagnée par le licenciement de 290 employés.

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