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Lumière bleue : quels sont les dangers des écrans de nos objets connectés ?

Avec le déploiement des nouvelles technologies, la lumière bleue est, depuis plusieurs années, au cœur de nombreux débats scientifiques. 

Unanimement critiquée pour ses conséquences néfastes sur le sommeil, elle n’en reste pas moins un phénomène méconnu du grand public. Nous décryptons pour vous l’impact de cette source lumineuse sur vos nuits.

La lumière bleue, source d’un important dérèglement hormonal

D’après l’enquête INSV-MGEN dirigée par Opinion Way, 90 % des Français utilisent les nouvelles technologies avant de dormir. Pourtant, de nombreuses recherches ont mis en lumière une incidence particulièrement néfaste de cette hyperconnection sur la qualité de sommeil.

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Lumière bleue : de quoi parle-t-on ?

Depuis le début des années quatre-vingt-dix, la LED bleue a généré d’importantes avancées technologiques. Aujourd’hui elle permet de produire une lumière blanche de qualité, tout en réduisant sensiblement sa consommation énergétique. Grâce à ses propriétés, les LED occupent désormais une part considérable des écrans et sources lumineuses. Tablettes, ordinateurs ou smartphones sont autant de sources de lumière bleue impactant le quotidien. On peut également citer le soleil, ainsi que les dernières générations d’ampoules (LED et fluocompactes) comme diffuseurs de cette lumière.

D’un point de vue technique, celle-ci se caractérise par des ondes courtes, allant de 380 à 500 nm. Située entre le violet et le turquoise sur le spectre, elle est réputée pour sa haute énergie visuelle. En réalité, elle peut s’exprimer sous deux formes. La lumière bleu-violet est caractérisée par de très courtes ondes (380 à 450 nm), intenses en énergie et nocives. De son côté, la lumière bleu-turquoise, aux ondes comprises entre 450 et 500 nm, est une forte stimulatrice d’éveil. Excellente source d’énergie en journée, elle est en revanche contre-indiquée le soir.

Inhibition de la production de mélatonine

Selon l’étude INSV-MGEN, pas moins de 16 % des Français déclarent souffrir d’insomnie, l’étude préconise le port d’une paire de lunettes anti lumière bleue dès 3h d’exposition par jour. Depuis plusieurs années, la communauté scientifique met en lumière une corrélation entre troubles du sommeil et exposition à la lumière bleue. Parmi les recherches significatives, l’étude de l’Institut Polytechnique Rensselaer a révélé des résultats intéressants. Au cours de leur expérience, les chercheurs américains ont analysé les taux de mélatonine chez un groupe d’étudiants. Ces derniers venaient de passer deux heures, entre 23 heures et une heure du matin, derrière un écran de tablette.

Cette hormone du sommeil, synthétisée à partir du début de soirée et durant toute la nuit, constitue un signal essentiel à l’entrée en sommeil de l’organisme. En mesurant un taux quasiment nul de mélatonine chez les étudiants, les scientifiques ont mis en évidence un dérèglement important causé par la lumière bleue. En effet, cette dernière induirait une forte inhibition de la production de mélatonine avec des effets directs sur le sommeil. Le retardement de l’endormissement, ainsi que la réduction du temps de sommeil en seraient quelques conséquences reconnues.

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La lumière bleue, grande perturbatrice de l’horloge circadienne

Parmi les dernières découvertes, les études de Hall, Rosbach et Young ont véritablement révolutionné les connaissances en matière de sommeil. En 2017, les Américains ont d’ailleurs vu leurs travaux sur la régulation de l’horloge biologique couronnés d’un prix Nobel. Ils ont notamment démontré un fort impact de la lumière bleue sur cette synchronisation naturelle.

Horloge circadienne : quelques notions

Pour mieux appréhender les effets de la lumière bleue sur le sommeil, il est important de rappeler l’importance de l’horloge biologique. Cette notion, qui implique une région précise du cerveau, est caractérisée par une synchronisation régulière. Elle est avant tout définie par l’alternance entre jour et nuit, mais diffère également selon les individus. Les travaux de Hall, Rosbach et Young évoquent un cycle circadien, pouvant s’étendre de 23 h 30 à 24 h 30 d’une personne à l’autre. Par ailleurs, ils révèlent l’incidence de certains synchroniseurs sur le rythme circadien, le plus puissant étant la lumière. Une exposition avant le coucher aurait deux effets activateurs forts, à savoir une inhibition de la sensation de fatigue et un endormissement difficile.

La lumière bleue, source d’excitation des cellules rétiniennes

Si la lumière bleue a un tel impact sur l’horloge biologique, c’est avant tout grâce à son action sur l’œil. En effet, selon les chercheurs américains, celle-ci affecte directement les différentes cellules photoréceptrices de la rétine, et notamment les cellules ganglionnaires à mélanopsine. Exposées à cette source lumineuse, ces dernières seraient 100 fois plus excitées, avec pour cause directe un ralentissement important des processus d’endormissement.

Finalement, en agissant sur les cellules rétiniennes et sur la production hormonale, l’exposition à la lumière bleue impacte considérablement l’endormissement et la qualité de sommeil. Pour se prévenir de ces troubles, il est important d’adopter de bons réflexes et une solide hygiène de vie. On commencera notamment par proscrire l’utilisation d’écrans une heure avant le coucher et on optera pour des lumières orangées et tamisées.

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