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Hippocrate et la révolution médicale en marche

révolution médicale

Le progrès de la médecine via l’IoT est désormais au cœur de l’actualité. Archétype à définir, les médecins deviennent de plus en plus les gestionnaires de la santé future de leurs patients. Demain les stratèges du BigData maitriseront les outils de la médecine dite prédictive, pour plus d’efficacité, plus de santé… et plus d’éthique ?

Révolution médicale

La médecine avance comme elle l’a toujours prétendu, au point qu’elle affiche aujourd’hui des prétentions technologiques très avancées. Des patients aux thérapies, en passant par un nombre conséquent de diagnostics et d’objets médicaux connectés, les possibilités ouvertes par la médecine sont immenses. Un enjeu considérable pour l’économie suffocante des systèmes de santé qui repensent en profondeur leurs démarches de recherche et développement. Les connaissances appuyées des technologies futures ont progressé grâce auxquels des malades, jusque là condamnés, ont retrouvé l’espoir. Mais d’une manière plus générale, cette révolution médicale du secteur place le monde devant des choix difficiles et cruciaux. Ils n’évoquent pas seulement tel ou tel avancement technologique, mais notre attitude d’hommes et de femmes devant la vie, devant des questions d’éthiques et notre conception de la santé.

 

Santé : du prêt-à-consommer?

Au regard de l’aptitude à être connecté et de la spécialisation croissante des soins médicaux, des technologies expérimentales, futuristes naissent ici et là. Communément appelée « santé connectée », cette mouvance doit aider médecins et patients à travailler main dans la main pour plus d’efficacité. Verres de contact, dents, tatouages connectés mais aussi contraceptif électronique, gélule contre l’obésité s’exposent face à un pari de taille : séduire un monde en pleine mutation. Une révolution qui débutera sans doute dans les pays ou l’on manque cruellement de médecins, où tout est à réaliser en matière de santé ; Moins dans nos contrées où la corporation est plus assise, prête à défendre ses intérêts, à expliquer les risques de l’automatisation du diagnostic médical.

 

Innovations intelligentes

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Ces appareils novateurs prendront la forme d’équipements que l’on retrouvera d’abord dans les cabinets médicaux, puis feront irruption dans les maisons. D’autres types d’appareils portables verront aussi le jour, permettant d’assurer un suivi continu de sa santé. Ils seront connectés à internet, abreuvant un fichier médical en ligne accessible à tout moment. L’assurance santé coûtera bien moins cher pour ceux qui accepteront de vivre avec ces capteurs, parfois implantés sous la peau ou circulant dans nos veines comme le laissent entrevoir les derniers progrès en nanotechnologies. Pour exemples, des chercheurs pensent être en mesure de présenter une poussière intelligente baptisée smart-dust. Petits « grains de sable » composés de micro-ordinateurs avec antennes, la dite poussière serait capable de se structurer dans l’organisme pour combattre une maladie déterminée, à viser certaines formes de cancer. Scanadu, gadget portable permet, lui, de mesurer un certain nombre d’indicateurs biologiques clefs par simple application sur la tempe, le tout relié à une application smartphone.

 

Fantasmes et réalités

Face à ces innovations aussi pertinentes que fantasques, certains craignent une déshumanisation de la médecine. Le malade deviendrait-il un « cas » à soigner se remettant totalement entre les mains de son médecin ? A l’avenir, les éléments découverts du présent nous laisse penser qu’une nouvelle possibilité de modifier notre santé et notre destin est en marche. Les remarquables progrès précités suscitent de l’optimisme, mais posent aussi un certain nombre de problèmes moraux qui ont conduit à la mise en place en France d’un Comité Consultatif d’Éthique qui rassemble savants et chercheurs de renoms. De plus, ces nouvelles possibilités thérapeutiques exigeront sans doute un équipement de fabrication très élaboré et onéreux. Certains actes médicaux de pointe, au regard de leur coût, ne pourront être généralisés à tous les malades qui en auront besoin. Faudra-t’il les réserver à quelques « cas » seulement ? Sur quels critères ? A ceux qui s’inquiètent du coût croissant de la sécurité sociale dû au vieillissement de la population dans nos pays développés, ces technologies apporteront sans doute quelques éléments de réponses.

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