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Le Wall Street Journal s'interroge sur l'influence de l'IOT sur la vie des retraités

Les objets connectés vont-ils changer la vie de nos retraités ?

Pour certains spécialistes, le développement de services liés à l’IoT et leur adaptation aux personnes âgées, va permettre de faciliter le mode de vie de ces dernières. Mais avant de voir poindre un univers de connectivité adapté au troisième âge, de nombreuses problématiques devront être résolues. Les couts des objets connectés et leurs atteintes à la vie privée en tête.

Selon une déclaration il y a 3 jours de l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE), la France est le pays dans lequel le temps passé à la retraite est le plus long : 27,2 ans pour les femmes et 23 ans pour les hommes.

Induit principalement par l’allongement de l’espérance de vie, cette évolution s’inscrit dans un contexte de crise économique mondiale. Les problématiques risquent d’être nombreuses.

Table tactile créée par la société Taktus pour les personnes âgées
Table tactile créée par la société Taktus pour les personnes âgées

Comment assurer une qualité de vie à ces personnes ? Comment leur permettre une proximité avec leurs familles et amis ? Comment préserver leur indépendance et une certaine mobilité ?

Pour beaucoup la réponse à ces interrogations est évidente : l’Internet of Things. Selon le Wall Street Journal, les prochaines générations de retraité vont connaître une ère de connectivité et de technologie sans précédent. Le tout sera de mettre ces avancées au profit d’une tranche de population qui n’est pas toujours enclin à s’en servir.

L’IoT pour lutter contre l’isolement

Beaucoup de personnes s’inquiètent de l’isolement qui peut accompagner la vieillesse. Garder une vie sociale dynamique en multipliant les échanges avec famille et amis est une source de vitalité. La multiplication des tablettes, smartphones et ordinateurs, permet à tous, les seniors compris, d’augmenter ces interactions.

Depuis 2006 les baby-boomers arrivent à l’âge de la retraite, soit 700 000 par an selon l’institut français des seniors. Les générations actuelles de personnes âgées vivent avec les appareils connectés depuis déjà plusieurs années. Certaines sont rentrées d’elles-mêmes dans cet univers numérique pendant que d’autres étaient poussées par leurs enfants et petits-enfants.

Dans tous les cas, les technologies de communication sont largement mises à leur disposition pour enrayer leur éventuel isolement.

Assurer la mobilité des plus âgés et des retraités

Un autre défit de la technologie, assurer la mobilité de tous. Aujourd’hui tous les seniors ne vivent pas en agglomération. Pour beaucoup, la voiture reste le seul moyen de locomotion. Les véhicules sont de plus en plus équipés de technologies visant à assister les manœuvres de stationnement, à prévenir les risques de collision ou à détecter les angles morts. Tout ceci permet déjà aux personnes âgées de pouvoir conduire plus longtemps et surtout en toute sécurité.

Une sécurité qui sera probablement intégralement garantie par l’arrivée des voitures sans chauffeur. Rappelons que les Google Car affichent déjà au compteur plus de 2 millions de kilomètres de conduite autonome (l’équivalent de 90 ans de conduite humaine). Les personnes qui ne sont plus aptes physiquement à la conduite n’auront alors qu’à signifier au véhicule une adresse pour que ce dernier les conduise à destination.

Mais anticipons déjà la frilosité de certaines personnes vis-à-vis de ces véhicules à l’allure de pot de yaourt. Ces derniers n’auront qu’a investir dans une tablette ou autre smartphone, pour pouvoir en quelques clics appeler une voiture avec chauffeur.

Les plus septiques persisteront à dire que malgré l’arrivée de toutes ces technologies certaines personnes n’auront toujours pas la capacité physique pour des déplacements. Si l’accès au monde réel ne leur est pas possible, ouvrons-leur les portes de l’univers virtuel.

Imaginer déjà les publicités promettant aux seniors ayant enfilé la dernière génération d’oculus rift de pouvoir visiter de manière interactive les plus grands musées de la planète ou les parcs naturels les plus exotiques. Tout cela sans sortir de son fauteuil évidemment.

La maison connectée, une aide pour les plus âgées

Dans ce domaine l’enjeu est simple : permettre aux individus de pouvoir rester le plus longtemps possible chez elles. De nombreuses entreprises s’y emploient.

Ainsi, une start-up de la région Nord-Pas-De-Calais en partenariat avec le CHU de Lille a mis au point des prototypes de tapis de sol connectés. Présents dans la chambre ou la salle de bain, ils seraient capables de détecter les chutes avant d’envoyer automatiquement une alerte à la famille ou aux services de secours.

Tapis connecté de la société Digitalarti
Tapis connecté de la société Digitalarti

Pensons plus simplement aux systèmes permettant de faciliter le contrôle des fonctions basiques d’une maison. Les thermostats connectés ou encore les systèmes de surveillance vont augmenter l’autonomie des personnes âgées tout en permettant à leurs proches d’augmenter leur sécurité

Aucune pièce de la maison n’échappe à la connectivité et à l’imagination des scientifiques. Selon le Wall Street Journal, des toilettes intelligentes pourront envoyer des informations à un centre de santé sur le poids, le taux de glucose ou d’autres informations vitales des personnes les plus fragiles.

Mais l’IoT est-il vraiment accessible ?

À première vue, l’univers de l’internet of things dispose d’un éventail impressionnant d’objets connectés. Quel que soit le domaine de référence, le potentiel est énorme. Mais revenons quelques instants dans le contexte actuel. Selon les chiffres de l’INSEE, la France compte désormais 1 078 000 millions de retraités vivant sous le seuil de pauvreté, soit 39 000 de plus en un an. Si les objets connectés peuvent améliorer la vie de ces personnes qui sera capable demain de se les offrir ?

Deuxième point, la récurrente question de la protection et de l’utilisation des données personnelles émises par tous ces objets. Nombre d’entre eux proviennent d’entreprises privées. La réglementation devra ainsi être capable d’encadrer l’utilisation qu’ils en font.

Enfin, il est primordial de comprendre que la technologie seule ne va pas résoudre l’ensemble de nos problèmes. Quelles que soit l’efficacité et la connectivité des gadgets mis en place sur le marché, ils ne seront jamais capables de remplacer le facteur humain. Le contact physique est et restera le meilleur remède à la frustration et à la douleur engendré par le vieillissement.

Source

Cahier des tendances « RETAIL CONNECTE »

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