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[SxSw] Cinq paroles d’experts IoT lors du festival d’Austin

Le festival SxSw est un festival américain basé à Austin, et étendu sur plusieurs secteurs : musique, cinéma et médias interactifs. Cette année, le South by Southwest (SxSw) prenait place du 13 au 22 mars au Austin Convention Center. Festival étonnant et décalé, c’est aussi un spot important pour les start-ups. Tour d’horizon de ce qui s’est dit sur l’Internet des Objets Outre-Atlantique.

Le SxSw accueillait des spécialistes sous trois bannières : le mouvement des concepteurs d’IoT, les infrastructures IoT et les datas IoT. Le magazine Forbes s’est rapproché, à l’occasion de ce festival, d‘experts de la communauté IoT, et a dégagé plusieurs recommandations de ses analystes.  Moor Insight & Strategy modérait les discussions avec la présence de participants de National Instruments Corps, TechShop, LEGO, Airbus, Ayla Networks, Xicato et Echelon. La FrenchTech était également présente du 13 au 17 mars 2015, avec un pavillon de 15 start-ups mises en valeur, parmi lesquelles Giroptic (360Cam), 3DSoundsLab (Neoh), ou des entreprises telles que Deezer et Withings.

Paroles d’experts IoT

Paul Teich, Gina Longoria et Mike Krell sont trois analystes de Moor Insight & Strategy, une firme spécialisée dans l’analyse industrielle, au niveau du hardware et software, le M2M et le Big Data, bref, l’IoT en général. Paul Teich est directeur technique et analyste expérimenté. Selon lui « la sécurité prévaut sur tout » en matière d’IoT. C’est l’analyse rétrospective qui est la plus difficile à réaliser, et non les « objets » de l’Internet des Objets et de l’industrie de l’Internet des Objets. Voici les cinq prérequis essentiels selon lui :


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 1. Il faut un accès sécurisé pour que les systèmes primordiaux ne soient pas compromis et ainsi éviter les conséquences physiques dans le monde réel. Et une véritable sécurisation de la propriété intellectuelle pour que la compétitivité ne soit pas compromise, pour des organisations de toutes les tailles, d’envergure commerciale ou gouvernementale.

2. La notion de « vie privée » évolue au fur et à mesure que se globalise la collecte de datas de quantified self, données biométriques, médicales, soins médicaux personnalisés, …et autodiagnostics.

3. Quoiqu’il en soit, le capteur doit émerger en premier lieu, dans le but de commencer la collecte des données nécessaires aux analyses avancées et à l’identification des schémas.

4. Réaliser des analyses avancées et une identification des schémas est une tâche difficile.

5. Certains schémas au potentiel intéressant nécessiteront des années et d’énormes quantités de données pour être découverts.

Les datas collectées par l’IoT sous-exploitées ?

Voici les cinq points phares retenus par Gina Longoria, Analyste pour Moor Insight & Strategy elle aussi :

SxSw
Gina Longoria, experte faisant partie du panel Iot pour le SxSw

1. Nous sommes loin d’exploiter tout le potentiel de l’IoT. D’après Intel, 85% des derniers produits industriels ne sont pas encore connectés.

2. Les normes IoT n’en sont qu’à leurs débuts mais sont nécessaires à la collecte et à l’analyse des données, à la sécurité et à d’autres domaines clés qui finiront par interagir. Actuellement, trop de « normes » concurrentielles sont en cours de développement. Elles doivent converger afin d’être utiles et mesurables.

3. Bien que les données soient collectées à des taux exponentiels plus élevés que jamais, la plupart des organisations ne disposent pas encore des compétences ou des systèmes appropriés pour tirer le meilleur parti des données collectées.

4. Nous avons plus que jamais la possibilité de faire fusionner les mondes de l’IoT industriel et de l’IoT de consommation. Deux exemples intéressants incluent des smartcities qui  offrent aux consommateurs un aperçu des schémas de trafic et de la pollution grâce à des appareils portables (wearables) ; et des usines intelligentes qui installent des systèmes portables, réagissant à la pression, sur le sol de l’usine afin de fournir un aperçu en tant réel.

5. Une capacité de calcul plus intelligent est nécessaire aux prises de décisions en temps réel, d’après les analyses. Il n’est pas réaliste, ou économique, de s’en remettre à des stratégies d’analyse de données qui ne dépendent que des datas centers.

Le Bluetooth n’en dit pas plus sur vous que le GPS

Paul Lego
LEGO, lors du panel Iot du SxSw

Et enfin, selon Mike Krell :

1. La sécurité est le plus grand enjeu de l’IoT. La plupart des consommateurs ont peur de perdre leur numéro de carte de crédit, pourtant ils devraient plutôt craindre le côté industriel et non le côté humain de l’IoT. « Voler un numéro de carte de crédit c’est une chose, prendre le contrôle de votre installation de gaz à des fins malveillantes, c’est de cela dont on devrait avoir peur« .

2. Le Bluetooth est une super technologie. « Bien que certains aient l’impression d’être « espionnés par Big Brother », ces signaux ne fournissent pas plus d’informations sur vous que le GPS que nous utilisons sans retenue. Ce n’est pas quelque chose dont nous devons nous méfier« .

3. Les applications compatibles Bluetooth sont vraiment nombreuses et intéressantes. Nous avons beaucoup entendu parler d’applications de vente au détail, mais l’une des plus sympas et qui a retenu l’attention de l’analyste concernait des stades de sport. « Prenez un siège, et l’on vous proposera immédiatement un meilleur siège (pour un montant raisonnable). Ils savent où vous êtes, et si de meilleures places sont disponibles. Je connais beaucoup de gens assis dans les « sections baston » qui seraient heureux de payer 50 euros sur place pour une meilleure place.« 

On en revient toujours, avec les commentaires d’analystes, prévisions et statistiques autour de l’Internet des Objets à une nécessité d’organisation du Big Data au profit de l’IoT. Comme le précisait IBM lors de leur annonce d’une plateforme et de la création d’un département dédié à l’Internet des Objets, « près de 90 % des données sont sous-exploitées, voire perdues pour 60% d’entre elles ». Il faut trouver comment les sécuriser et les employer afin de les convertir en outils business rentables. Les modèles économiques sont encore à travailler.

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