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Septicémie : Des chercheurs du MIT conçoivent un capteur pour accélerer le diagnostique

Des chercheurs du MIT ont développé un nouveau capteur capable de diagnostiquer beaucoup plus rapidement et facilement les cas de septicémie. Le dispositif réduirait également les coûts de l’analyse.

La septicémie, ou sepsis est l’une des infections graves les plus mortelles à l’hôpital. Aux États-Unis, elle tue 250 000 patients par an. Selon l’Institut Pasteur, la maladie provoque un décès toutes les 5 secondes dans le monde. On recense pas moins de 70 000 cas par an en France. Le problème ? Le mal, une fois répandu, se soigne difficilement et réclame un traitement lourd. Pas moins de 25 % des survivants de cette maladie “présentent des altérations cognitives”, écrit l’Institut Pasteur.

Le MIT veut accélérer le détection de la septicémie

On comprend la détermination des chercheurs du MIT à détecter plus précisément les premiers signes de la septicémie. Pour cela, ils ont développé une méthode à l’aide de l’électronique microfluidique qui analyse la présence de protéines clés dans le sang. Ces signes précurseurs, dont l’interleukine 6 (IL-6) apparaissent quelques heures avant les symptômes de l’infection généralisée.

Contrairement aux appareils ordinaires de tests sanguins, le capteur repère rapidement les concentrations élevées. Il suffit d’une simple piqûre au doigt. Les résultats de l’analyse sont disponibles en moins de 25 minutes. Du fait de l’imprécision des systèmes classiques, il faut actuellement plusieurs heures pour obtenir ces informations. Une méthode d’une durée d’environ 30 minutes existe, mais celle-ci s’avère plus coûteuse et réclame une quantité de sang plus importante (100 microlitres contre 5 pour la technique du MIT).

Une plateforme technologie pour détecter plusieurs types de maladies

La recherche financée par Analog Devices, Maxim Integrated et Novartis se base sur l’injection du fluide dans un tube microfluidique dans lequel se trouvent des microbilles et des anticorps. Ils vont permettre de repérer le biomarqueur IL-6. Le passage de la tension à travers l’électrode produit un signal électrique pour chaque bille liée à une protéine, qui est ensuite converti en niveau de concentration. A contrario, les méthodes existantes requièrent des éléments d’optique coûteux.

Les chercheurs expliquent que la technique ne concerne pas seulement l’IL-6. D’autres composants facilitent la détection d’une septicémie. En tester plusieurs permettrait de confirmer rapidement le diagnostic. Par ailleurs, le sepsis n’est pas la seule infection que l’on pourrait repérer avec cette méthode. La FDA a approuvé pas moins de 200 biomarqueurs protéiques qui sont autant d’indices pour détecter l’apparition d’une maladie.

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