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[Startup Tour] Feeligreen, vers l’IoT de la cosmétique

La cosmétique est un secteur sur lequel l’IoT ne s’est pas encore vraiment développé. Feeligreen, une startup située dans le sud de la France, l’a bien compris et a décidé de mettre au point un projet innovant, à travers des patchs intelligents et de son objet connecté. 

La startup Feeligreen a été fondée en 2012 dans le sud de la France avec un but bien précis, créer un projet qui allie le monde électronique et les sciences de la vie. Et pour Christophe Bianchi, fondateur et CEO Feeligreen, quoi de mieux pour se lancer que de créer sa propre Startup.

Christophe J. Bianchi - CEO de Feeligreen

Christophe Bianchi est un entrepreneur énergique et inventif avec plus de 25 ans d’expérience en développement, marketing et vente de produits de haute technologie en Europe et aux États-Unis. Ingénieur de l’École Centrale de Lyon, et titulaire d’un DEA et d’un doctorat en électronique de l’INSA de Lyon, Christophe a affiné ses compétences par un MBA en entrepreneuriat de l’Imperial College à Londres. Passionné par l’innovation, Christophe a créé l’entreprise Feeligreen il y a 4 ans avec l’intention d’appliquer les technologies issues du semi-conducteur et de la microélectronique à des applications et marchés dermo-cosmétique et dermo-thérapeutique.

Feeligreen, la startup au service de la cosmétique nouvelle génération

Feeligreen est donc née du constat qu’en France, il y a un fossé actuellement qui se creuse. Le monde de l’IoT comprend beaucoup d’acteurs dans tous les secteurs aussi, pour se démarquer de la concurrence, Feeligreen se situe sur un marché encore peu développé, la cosmétique connectée. Ce qui étonne à première vue dans cette startup, c’est que le fondateur est un ingénieur de formation et non une personne issue du milieu de la cosmétique. C’est en cela que son équipe est constituée, quant à elle, de spécialistes du secteur. Aujourd’hui au nombre de 13, ils sont basés à Sophia Antipolis, après avoir déménagé de Grasse récemment.

Pour imaginer des produits innovants qui puissent apporter une différence en peu de temps, il faut normalement 2 à 3 ans, mais ce qu’il y a de beau dans une startup, comme nous l’explique Christophe, c’est que tout va très vite. Il ne leur a fallu que 6 mois pour mener à bien un tel projet. Et pour se faire, là encore il n’y a pas de secret, cela demande un travail rigoureux, une équipe compétente et multidisciplinaire formée dans le cadre du projet.

Feeligreen, dont le nom a été inspiré de par son contact avec la peau, a donc débuté avec des patchs intelligents avant de se porter vers un nouvel outil. I-Feel est donc un objet connecté innovant connu sous le concept Feeligold. Un nom qui provient de l’or contenu dans les patch.

I-Feel Beauty

I-Feel, une technologie micro-active

Si l’on se réfère à l’histoire des sciences de la vie, on remarque que dans les années 60, il y avait une technologie permettant de faire passer le courant. La l’iontophérèse représente ainsi cette technologie permettant de faire passer du courant à travers la peau sans lésions et sans douleur. L’idée était donc de se servir de ce courant pour aider les produits à agir de manière naturelle et plus rapide.

Patch intelligent
Christophe J. Bianchi, CEO de Feeligreen

La technologie des patchs intelligents provient des matériaux qui les composent. L’oxyde de zinc, au contact de l’or, procure un courant au contact de la peau qui permet de faire agir le produit plus rapidement. Se basant sur ce même aspect, feeligreen a développé une nouvelle gamme, I-Feel qui fonctionne avec une crème et un objet connecté. Il existe alors différentes gammes de crèmes, toutes formulées par les experts de l’équipe, I-Feel beauty et I-Feel sport. La crème constitue alors une base aqueuse qui, du fait qu’elle ne laisse pas de film gras sur la peau, permet d’obtenir une bonne conductivité et des actifs ionisés.

Pour le reste, c’est à l’objet connecté de faire le reste, c’est-à-dire de faire pénétrer le produit plus rapidement grâce au courant et donc d’obtenir des résultats en un temps record. Celui-ci dispose d’électrodes et de LED afin d’agir par luminothérapie. Car c’est bien l’arme première du produit, un taux de pénétration rapide pour une efficacité en moins d’un mois.

application feeligold et produit I-Feel

Alors, pourquoi avoir conçu un produit connecté ? Afin de garder contact avec les utilisateurs et de leur permettre de customiser le soin en fonction de chacun. L’objet est donc connecté grâce à une application disponible sur Smartphone. Ainsi, avec une interface qui peut tout gérer en fonction du profil de chaque utilisateur, il est possible d’en savoir plus sur lui et de configurer une base de données afin d’améliorer à la fois l’objet et l’application. Cela apporte aussi un lien après l’achat pour effectuer une promotion ciblée, tout cela dans l’optique d’optimiser le marketing. Mais rassurez-vous, ce marketing n’a pas pour but d’être intrusif, mais bien d’être entièrement contrôlé.

Un projet innovant bien entouré

La startup fait partie du réseau Entreprendre et a aussi intégré le pôle SCS il y a deux ans. Le projet a été financé dans un premier temps grâce au principe du Love Money. Ils ont ainsi pu récolter un montant de 200 000 euros pour amorcer le processus. Par la suite, ils ont travaillé avec la BPI.

Une fois le premier résultat in vitro sur le dispositif obtenu, ils ont pu réaliser leur toute première levée de fonds d’un million d’euros auprès de professionnels comme Innovacom et Seb Alliance.

Une deuxième levée de fonds, comprise entre 5 et 10 millions d’euros, doit être amorcée dans les 3-4 prochains mois dans le but de développer de nouveaux projets, mais aussi dans la R&D.

 « La récente augmentation de capital permet à Feeligreen de renforcer ses capacités de recherche, de développement et d’industrialisation pour sa nouvelle génération de produits. », nous a confié Christophe.

L’entreprise souhaite également se lancer sur le marché américain et développé une nouvelle filiale. L’objectif étant de multiplier par 3 le nombre d’employés et de se lancer outre-mer d’ici 4 à 5 mois.

Pour ce qui est de la vente et de la commercialisation, l’entreprise a souhaité lancer une vente sur invitation, les produits étant disponibles en faible quantité pour le moment. Pour ce qui est de la fabrication, tout se passe dans un rayon de 30km, ce qui autorise la startup a être réactive et de contrôler la commercialisation. Celle-ci devrait avoir lieu avant l’été prochain dans le meilleur des cas. Pour ce qui est des patchs, ils sont déjà commercialisés partout en Europe et les retours sont plus que concluants.

Avec des produits et surtout un projet aussi innovant dans le domaine de la santé et de la dermatologie, les grandes marques et leaders de la cosmétique n’ont pas attendu pour faire connaitre leur intérêt auprès de Feeligreen, peu de temps après son lancement au salon Cosmétique-360.

Alors même si ce secteur comporte d’autres acteurs tels que Romy Paris et son objet connecté Figure, Christophe tient à préciser que, quel que soit le secteur, pour qu’un produit fonctionne il faut qu’il apporte une réelle valeur. Aucun doute sur le fait que Feeligreen a su produire un produit avec une valeur incontestable et qui s’accorde bien au monde de l’IoT.

cinq questions à Feeligreen

 quelle-cle-de-votre-succes-800x66Notre équipe : sans le talent des membres de Feeligreen, nous n’aurions pas su développer et lancer en 6 mois une solution “premium » de cosmétique instrumentale connectée.

quel-est-obstacle-majeur-que-vous-ayiez-eu-a-surmonter-800x66

Je crois que l’obstacle majeur a été, et continue d’être, notre propre peur de l’inconnu. Lorsque nous nous sommes lancés dans ce projet, nous n’avions aucune compétence des domaines que nous visions. Si nous avions alors tenté de rationaliser notre projet et d’en étudier tous les facteurs de risque, nous ne nous serions pas jetés tête baissée dans l’aventure. Nous sommes aujourd’hui heureux d’avoir pris ce risque.quels-conseils-entrepreneurs-marché-iot-800x65

Le principal objet d’un produit ou service est la valeur qu’il apporte à l’utilisateur final. Il est essentiel de valider, confirmer et affiner l’élément qui va déclencher l’achat de votre produit ou service.
Si ceci est vrai en général, cela l’est encore plus dans le domaine de l’IoT : vous aurez beau relier un décapsuleur à l’internet, il y a peu de chance que cela lui donne un fort avantage concurrentiel sur les autres décapsuleurs non connectés.
Quel est l etape cle a franchir

Le plus difficile est d’atteindre la validation de son projet par le marché : que ce soit la première commande, le premier contrat de développement ou de distribution. Tant que l’on n’a pas réussi à monétiser l’ innovation et les efforts de R&D, le projet d’entreprise reste somme toute abstrait.Comment-financer-son-lancement-1

La genèse du projet Feeligreen a été autofinancée sur les 12 premiers mois. Grâce au Réseau Entreprendre, dont nous avons été lauréats en décembre 2012, nous avons alors pu faire notre premier tour de “love money”.
La machine était alors en marche et nous continuons à financer Feeligreen par des levées de fonds successives, en prévoyant d’atteindre l’équilibre d’ici 3 ans.
Cahier des tendances « RETAIL CONNECTE »

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