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Des systèmes d’exploitation pour l’Internet des Objets

Certaines grands noms de la technologie commencent à préparer des systèmes d’exploitation pour l’Internet des Objets (IoT) pour le jour où tout sera interconnecté. Mais, en avons-nous réellement besoin ?

 

Système d’exploitation ou interopérabilité ?

L’IoT fait référence à des appareils, des machines et des ordinateurs connectés les uns aux autres via internet. Ce concept peut s’appliquer à d’autres domaines tels que la médecine, la domotique, la logistique et l’industrie lourde.

Bien qu’il serait justifié de créer un système d’exploitation standard (comme Android ou Windows) pour que les machines puissent facilement communiquer entre elles, certains pensent que l’interopérabilité est la clé pour connecter les systèmes existants sans en créer un nouveau.

iot interoperabilité

Le système de GE (General Electric), Predix, fait partie de la philosophie “Internet Industriel” de la société. “Cela colle toutes les machines, les données, les algorithmes et les analyses, et nous permet de créer une méthode sécurisée et viable et donc de produire rapidement des applications.” a expliqué Mark Sheppard, directeur des systèmes d’information de GE Australia, l’année dernière. À cette époque, l’entreprise avait créé quarante applications pour les communications M2M (machine-to-machine).

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Le défi du système dédié

En décembre, Intel a lancé son propre système, la Intel IoT Platform (“la plate-forme d’Internet des Objets d’Intel”). D’après eux, l’IoT a “tout ce qu’il faut pour tenir les rênes des valeurs économiques et des changements sociaux.” Ils déplorent cependant les 85% “d’objets” qui ne sont toujours pas connectés et les menaces omniprésentes vis-à-vis de la sécurité.

La plupart des experts de Fairfax Media (entreprise australienne opérant dans le domaine des médias) ont parlé de la viabilité de systèmes dédiés à l’IoT, expliquant que le problème venait de son application.

interopérabilité

“La valeur d’un tel système dédié est son habilité à se concentrer sur des défis spécifiques tout en correspondant à la vision IoT.” a déclaré le Docteur Arkady Zaslavsky, un chercheur de chez CSIRO (organisation fédérale pour la recherche scientifique et industrielle) travaillant sur la gestion de données sémantiques.

Tatham Oddie, Directeur technique du développement logiciel chez Readify, estime que les approches de GE et d’Intel sont des solutions de bout-à-bout (principe consistant à situer l’intelligence aux extrémités du réseau, et non au coeur).

“L’opportunité de l’IoT réside dans l’intégration d’une intelligence physique directement dans les processus commerciaux, et qui sera relâchée ensuite.” explique t-il.

 

La sécurité est le réel problème de l’IoT

Avec 26 milliards d’objets connectés attendus dans les cinq prochaines années d’après la société d’analyse Gartner, les structures dédiées à l’IoT pourraient être le moyen de contrôler l’immense vagues de données à venir.

Mais comme l’a dit Rob Livingstone, consultant en technologie de l’information chez UTS (Université Technologique de Sydney), la quantité de données ne sera pas le problème. Comparée aux systèmes qui requièrent énormément de bande passante comme les vidéo HD de Netflix, la quantité de données provenant des wearable de surveillance médicale sera faible.

“Le vrai problème, c’est la sécurité.” précise t-il. “Quand les systèmes IoT sont impliqués dans les processus physiques d’élaboration et de contrôle, les conséquences d’un piratage ou d’une intrusion… sont le plus gros dilemme.”

Internet des Objets sécurité

M. Livingstone explique que même lorsque l’on transmet des données sur des systèmes “point-to-point” (liant que deux entités) ou sur un réseau dits “hors ligne”, il n’y a aucune garantie.

“Aucune organisation ne peut assurer qu’ils n’auront jamais d’employés malhonnêtes ou que leurs processus ou protocoles ont été renforcés au énième degré.” rajoute t-il.

Mais Charles King, président de l’analyste technologique Pund-IT, a déclaré que c’est exactement ce sur quoi les entreprises peuvent se différencier.

“[Intel] est l’un des vendeurs qui semble comprendre ce dont vous avez besoin pour commencer avec une passerelle dans le but d’automatiser et de sécuriser les résultats.” explique t-il. “Les appareils individuels seront extrêmement difficiles à sécuriser individuellement, cela demandera beaucoup trop d’espace. Les premières entreprises à avoir appréhendé le marché grand public (comme les smartphones pour la domotique, et Sonos pour la musique) s’en sont rendus compte dès le départ, ou au fil du temps.

 

L’interopérabilité est-elle viable ?

L’interopérabilité est un autre problème. En mars de l’année dernière, Android était un participant IoT émergeant, mais Android n’était pas la seule société à utiliser différents systèmes d’exploitation et structures logicielles.

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Les différents langages provenant des logiciels existants dans divers domaines (bâtiment, transport, manufacture etc.) ne seront pas remplacés ni refaits de si tôt, mais pour King, c’est un autre obstacle que des systèmes comme l’approche de la passerelle Intel, pourraient surmonter.

“Vous pouvez commencer à écrire des applications qui permettent à des systèmes variés d’interagir mais cela ouvrira une nouvelle boîte de Pandore puisque les concepteurs de [ces systèmes] n’ont pas anticipé la chose lorsqu’ils ont conçu leur produit. La passerelle d’Intel est conçue pour limiter ou éliminer ces dangers.”

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