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Tesla : tout savoir sur le leader américain des voitures électriques

Tesla

Tesla a maintenu son emprise sur le marché des voitures électriques avec l’outil le plus évident à sa disposition : ses gammes. Il n’a pas cessé de surprendre avec de nouveaux niveaux d’ingéniosité et de créativité. Que réserve-t-il pour les années à venir ?

Le marché des véhicules entièrement électriques est en pleine croissance. Les raisons sont nombreuses, notamment les nouvelles réglementations sur la sécurité, les progrès technologiques et l’évolution des attentes des clients. Mais une grande partie de l’enthousiasme du grand public pour les voitures électriques peut être attribuée à Tesla Motors Inc. (TSLA) et à son modèle commercial unique.

Tesla : origines de la société

L’entreprise Tesla Motors a été fondée en 2003 par les entrepreneurs américains Martin Eberhard et Marc Tarpenning. Eberhard était le directeur général (CEO) et Tarpenning, son responsable financier (CFO). Son « nom » est en l’honneur de l’inventeur serbo-américain Nikola Tesla.

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Cette marque a adopté une approche unique pour s’établir sur le marché. Au lieu d’essayer de construire une voiture relativement abordable qu’elle pourrait produire et commercialiser en masse, elle a opté pour un concept inverse. Tesla développe une voiture de sport électrique haut de gamme.

Le financement de l’entreprise a été obtenu par diverses sources. Notamment du cofondateur de PayPal, Elon Musk, qui a versé plus de 30 millions de dollars à la nouvelle entreprise et en a assuré la présidence à partir de 2004.

La société s’est également diversifiée dans les produits liés à l’énergie solaire. En 2015, elle a dévoilé une gamme de batteries. Cette dernière permet de stocker l’énergie électrique provenant de l’énergie solaire pour l’utiliser dans les foyers et les entreprises. La compagnie a racheté l’entreprise de panneaux solaires Solar City en 2016. En 2017, elle a changé de nom pour devenir Tesla, Inc. Cela reflète le fait qu’elle ne vendait plus seulement des voitures.

Tesla : Elon Musk face aux attaques des investisseurs

En 2018, Musk a publié une série de tweets sur la privatisation de Tesla, affirmant qu’il avait obtenu un financement. En septembre de cette même année, l’autorité américaine des marchés financiers (la SEC) l’a accusé de fraude alléguant que ses tweets étaient « faux et trompeurs ». 

Plus tard dans le mois, le conseil d’administration de Tesla a rejeté une proposition de règlement de la SEC, apparemment après que Musk ait menacé de démissionner. Cependant, cette décision a fait chuter les actions de la société, et ce comité a rapidement accepté un arrangement moins généreux, ces termes incluent la démission de Musk en tant que président pour au moins trois ans. Il a toutefois été autorisé à rester comme PDG. En outre, Tesla et Elon M. ont tous deux été condamnés à une amende de 20 millions de dollars

Tesla : les trois premiers modèles de voiture électrique

C’est en 2008 que la compagnie a lancé sa première voiture entièrement électrique : le Roadster. Très légère, sa carrosserie était en fibre de carbone. Elle peut parcourir 354 km avec une seule charge, une autonomie sans précédent à l’époque. 

Roadster

Des essais supplémentaires ont montré des performances comparables à celles de nombreuses voitures de sport à essence. Le Roadster pouvait accélérer de 0 à 96 km par heure en moins de 4 secondes et atteindre une vitesse de pointe de 200 km par heure. Elle ne produisait pas d’émissions d’échappement, car bien évidemment ce modèle n’utilise pas de moteur à combustion interne. 

Tesla Motors a constaté que la voiture atteignait un rendement énergétique équivalent à une consommation d’essence de 57 km par litre. Son moteur électrique était alimenté par des cellules au lithium-ion qui peuvent être rechargées à partir d’une prise électrique standard. 

Roadster Tesla

Tesla Model S 

En 2012, Tesla arrête la production du Roadster pour se concentrer sur sa nouvelle berline Model S. Cette dernière a été acclamée par les professionnels du secteur automobile pour ses performances et son design. Elle est proposée avec trois options de batterie différentes, ce qui lui offre une autonomie estimée à 639 à 652 km

Ses performances permettent une accélération de 0 à 100 km en 2,5 secondes et une vitesse maximale de 250 à 261 km/h. Contrairement au Roadster, dont les batteries se trouvaient à l’avant de la voiture, le modèle S disposait d’un compartiment sous le plancher. Cet emplacement fournit un espace de rangement supplémentaire à l’avant et améliore la maniabilité grâce à son centre de gravité bas. 

Le pilote automatique Tesla, une forme de conduite semi-autonome, a été mis à disposition en 2014 sur le modèle S.

Model S

Tesla Model X

En 2015, Tesla a dévoilé le modèle X, un véhicule « crossover ». Ce type de voiture avait une autonomie maximale de 547 km et pouvait accueillir jusqu’à sept personnes. 

En raison de la demande pour un produit plus économique, une berline quatre portes avec une autonomie de 354 km a été produite en 2017. Cette dernière est vendue à 35 000 dollars.

Model X

Tesla : les différents modèles commerciaux 

Après avoir établi sa marque et mis son concept sur le marché, Tesla a développé son modèle commercial. Ce dernier est basé sur une approche à trois volets pour vendre, entretenir et recharger ses véhicules électriques. 

Les ventes directes

Contrairement à d’autres constructeurs automobiles qui commercialisent par l’intermédiaire de concessionnaires franchisés, Tesla vend directement aux consommateurs. Il a créé un réseau international de salles d’exposition et de galeries appartenant à l’entreprise, principalement dans les centres urbains.

En possédant le canal de vente, cette firme pense pouvoir gagner un avantage dans la vitesse de développement de ses produits. Plus important encore, cela crée une meilleure expérience d’achat du client. Contrairement aux concessionnaires automobiles, les salles d’exposition Tesla n’ont pas de conflits d’intérêts potentiels. Les clients traitent uniquement avec le personnel de vente et de service employé par Tesla.

Tesla compte 429 sites dans le monde à la fin de 2019. En particulier les centres Service Plus, comprenant une combinaison de centre de vente au détail et de service, et les installations de service. La marque a également utilisé les ventes sur Internet pour offrir aux consommateurs la possibilité d’acheter en ligne.

Services à domicile

L’entreprise emploie ce qu’elle appelle Tesla Rangers, des techniciens mobiles qui passent des visites à domicile. Dans certains cas, le service est fourni à distance. Par exemple, la Model S peut télécharger des données sans fil, afin que les techniciens puissent voir et résoudre certains problèmes sans jamais toucher physiquement la voiture

Le réseau Supercharger

Tesla a créé son propre réseau de « stations de suralimentation » où les conducteurs peuvent recharger gratuitement leurs véhicules Tesla en 30 minutes environ. Le but est d’accélérer le taux d’adoption des voitures électriques en les rendant moins chères et plus faciles à faire fonctionner.

Tesla : comment ses marchés des véhicules électriques évoluent-ils ?

Robo-taxi

L’idée de voitures autonomes est loin d’être une nouveauté. Cependant, son exécution avec la plus grande précision est sans précédent. Le Robo taxi de Tesla ne dispose ni de volant ni de pédales, ce qui est déjà peu conventionnel. Son adoption dans la vie quotidienne est-elle envisageable ? 

Comme Tesla est une entreprise qui a une vision claire de l’avenir, tous ses nouveaux véhicules sont équipés d’une puce informatique entièrement automatique. Cela permettra de réduire considérablement les coûts de transport, un avantage indéniable pour les utilisateurs finals.

A savoir que sa sortie était prévue pour la fin de l’année 2020 aux Etats-Unis. Toutefois, aucun appareil n’a pris la route jusqu’ici.

Cybertruck 

Ce modèle controversé a déjà été disponible sur le web. Sa carrosserie en acier inoxydable et sa forme générale très anguleuse le distinguent du reste de la gamme de modèles Tesla. Il se présente sur le marché avec 3 configurations disponibles en 2 et 4 roues motrices

Cybertruck

Cependant, le plaisir ne se limite pas à ces conceptions. Il est également couplé à un cyberquad. Ce dernier se présente comme un quadricycle électrique pouvant tenir dans la caisse de cet incroyable véhicule utilitaire et même s’y recharger.

Modèle Y 

Cet incroyable VE entre en production en 2021. Il correspond à un SUV de taille moyenne, 100% électrique, avec une transmission intégrale à deux moteurs transportant jusqu’à sept passagers. Il se conduit comme une voiture de sport. 

Son autonomie atteint 300 kilomètres faisant de ce type le véhicule utilitaire sport le plus économe en énergie sur le marché.

Model Y Tesla

Un semi-remorque 

Ce système de transport a déjà été présenté au public il y a quelques années, mais sa production devrait commencer en 2020. Il fonctionne avec 4 moteurs électriques et le temps d’accélération nécessaire est incroyable pour un véhicule aussi puissant

Il présente également de nombreuses caractéristiques innovantes, telles que le maintien de la trajectoire et le freinage d’urgence automatique. Et il ne faut pas oublier la cabine. Sa conception unique permet d’éviter la mise en portefeuille, ce qui peut sauver d’innombrables vies sur la route.

Roadster 2 

Cette voiture de sport électrique offre une incroyable combinaison entre l’accélération, la vitesse, la puissance et une autonomie sans précédent. 

Elle peut passer de 0 à 90 km/h en seulement 1,9 seconde, avec une vitesse de pointe de plus de 400 km/h. De plus, elle a une autonomie vraiment remarquable de 1 000 km  sur une seule charge.

Tesla implante une usine d’assemblage en Europe

En novembre 2019, Tesla choisit l’Allemagne pour accueillir son projet d’usine d’assemblage en Europe, la première sur le Vieux Continent. Près de deux ans plus tard, la Gigafactory, qui devait ouvrir en juillet 2021, a rencontré des difficultés qui ont retardé sa mise en route. Celle-ci est désormais repoussée à l’automne suivant les estimations. Mais l’imbroglio autour de cette affaire n’est toujours pas terminé.

La crise sanitaire de 2020, les mouvements écologistes ainsi qu’un permis de construire qui n’a pas encore reçu toutes les autorisations ont freiné la construction de cette usine. Située dans la région de Brandebourg, près de Berlin, le projet était pourtant rempli de belles promesses. Cependant, les patrons de Tesla et les dirigeants allemands ne semblent pas avoir la même vision de ce projet qui devrait rapporter gros, mais coûter très cher. La future consommation d’eau de cette usine inquiète beaucoup et pourrait être de 30% de l’eau disponible dans la région.

La situation est encore très volatile et Tesla pourrait être contraint de démonter le chantier à ses frais si aucun accord n’est trouvé. Pour le moment, les travaux continuent, mais de nouveaux problèmes continuent d’apparaître. Le dernier en date fait suite à un contrôle des autorités allemandes qui a repéré la présence de trois réservoirs qui servent à alimenter le chantier en énergie. Jusque là, cela peut paraître anodin, pourtant ils ont été installés illégalement. Le ministère de l’Ecologie allemand a tout de suite réagit en précisant que ceux-ci devraient être obligatoirement retirés une fois les travaux terminés.

Tesla se lance dans la robotique

Elon Musk a présenté durant le mois d’août 2021 un modèle de robot humanoïde par l’intermédiaire d’une vidéo. Le Tesla Bot, de son doux nom, utilise pour le moment le même système d’intelligence artificielle que celui embarqué dans les voitures électriques du fabricant. Il est également important de préciser que ce robot n’est qu’en phase de projet et le drôle de prototype apparu à la fin du Tesla’s AI Day n’en était pas réellement un. Il s’agissait simplement d’un acteur dans un costume pas très rassurant.

Pendant cette présentation, Elon Musk, comme à son habitude, a d’ailleurs employé une bonne dose de second degré. L’inventeur a insisté sur le fait qu’il est important que les robots puissent vivre en harmonie avec les êtres humains et non pas utilisés comme des armes. C’est là un des grands enjeux de l’intelligence artificielle et de la robotisation qui attend les grands esprits du 21e siècle.

Source : britannica.com

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