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Levée de fonds : pourquoi Amazon et Samsung s’intéressent à Wiliot

La startup Wiliot, a levé 30 millions de dollars le 14 janvier. Amazon, Samsung et le spécialiste des étiquettes RFID Avery Dennison soutiennent sa solution capable d’alimenter des tags Bluetooth sans batteries.

Williot, une startup israélienne basée à Tel-Aviv et à San Diego a annoncé le 14 janvier avoir levé 30 millions de dollars en séries B. Cette jeune entreprise fabless a réussi à séduire Amazon, Avery Dennison, Samsung.

Par ailleurs, ses précédents investisseurs Norwest Venture Partners, 83North Venture Capital, Grove Venture Partners, Qualcomm Ventures et M Ventures lui ont attribué leur confiance. Selon TechCrunch, un autre “géant du retail” aurait également investi dans Wiliot, mais son nom n’a pas été rendu public.

Wiliot mêle les techniques RFID et la technologie beacon

Pourquoi un tel engouement ? Parce que la startup fabless conçoit des SoC alimentés par le WiFi et le Bluetooth. La consommation se mesure alors en nanowatt. En clair, il n’y a pas besoin de batteries pour faire fonctionner un objet connecté équipé de cette puce.

L’utilisation de batteries pour alimenter des objets connectés n’a pas que des avantages. Il faut régulièrement les charger, puis les changer quand elles sont plus assez performantes. Or cela entraîne des coûts importants, ainsi que des problématiques écologiques.

Pour l’instant, Wiliot a développé dans son laboratoire des tags de type RFID. La puce à l’intérieur est capable de mesurer la température, la pression de l’air, indiquer le lieu, et transmettre les données dans le Cloud. Pour enclencher la transmission de données, Il suffit d’interagir avec les étiquettes dans un rayon de trois mètres via un bouton ou un smartphone.

De nombreuses possibilités à explorer

La technologie se marie bien avec la fabrication (traçabilité, suivi de palettes, etc.), la distribution, ou le retail. Dans un premier temps, la startup veut cibler l’industrie du vêtement.

Les puces sans batteries pourraient être intégrées dans des étiquettes de vêtements afin d’en réaliser la traçabilité et d’offrir des services supplémentaires aux consommateurs. Ils pourraient ainsi s’informer sur les caractéristiques basiques d’un vêtement ou bien recevoir des recommandations concernant leur style. La jeune pousse estime que le Bluetooth beaucoup plus de possibilités d’interactions que le RFID.

Avant cela, Wiliot doit trouver un moyen de produire en masse ses puces à bas coût. Il faut pouvoir proposer un prix compétitif face au RFID et au beacon. Il faut également que la startup fasse ses preuves auprès de ses premiers clients. En effet, la technologie a été dévoilée en même temps que l’annonce de la levée de fonds. Les 30 millions de dollars dans ses caisses devraient lui permettre de se remplir une partie de son pari.

Au total, la startup a levé près de 50 millions de dollars selon TechCrunch. Fondée en 2015, Wiliot engage aujourd’hui 40 personnes, tandis que sa valorisation avoisine les 120 millions de dollars.

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