Accueil > Comparatif des plateformes IoT

Comparatif des plateformes IoT

Comparatif plateforme IoT

Le choix d’une plateforme IoT nécessite de comprendre le principe de base de cette infrastructure particulière. Elle fait le lien entre, le composant, l’objet, la gateway, les données sur le cloud, les applications logiciels, etc. Elle permet de gérer avec granularité ces différents aspects. Elle prend le rôle d’agrégateur de données, d’outils Big Data donc et d’analyse. Les fournisseurs proposent ainsi un ensemble d’outils décisifs dans différents secteurs. Certains se spécialisent dans l’installation d’infrastructures au sein des usines, d’autres s’adressent aussi aux “makers”, concepteurs qui voudraient monter une preuve de concept rapidement.

Le présent comparatif tend à répondre à ces questions. Nous souhaitons aider nos lecteurs professionnels dans leurs choix d’infrastructures. Quelle(s) solution(s) doivent-ils choisir s’ils veulent connecter des objets ? Des machines ? Des smart Grids ? Quelles sont les fonctionnalités, les APIs disponibles ?  

SOMMAIRE

Docapost IoT

La plateforme IoT B2B2C par execellence

Telit

Telit : une plateforme industrielle très complète

AMAZON WEB SERVICES- AWS

 Le patron des cloud provider

INTEL CORP.

 Le roi du hardware

IBM Watson IoT

Le cognitif, solution à tous vos problèmes

Bouygues Telecom

Objenious, le premier des LoRa providers

Orange Live Objects

 L’opérateur agnostique des technologies

Eurotech France

 L’expérience en porte – étendard

Spinalcom

Le fog computing comme credo

Cumulocity GMBH

Le leader de la plateforme logiciel IoT

PTC ThingWorx

Du logiciel à l’IoT + AR

L’internet des objets n’est pas une émanation divine. Comme le téléphone et l’Internet, les infrastructures réseau sont nécessaires pour la démocratisation de cet ensemble technologique. La bataille des protocoles de communication fait rage, en effet. Or, le véritable enjeu de l’IoT se situe dans la donnée. Les capteurs connectés enregistrent des informations en local ou les envoient directement vers un datacenter. Il faut pouvoir traiter ce flux (en temps réel ou après coup selon les besoins) afin d’en tirer toute l’intelligence nécessaire pour une activité. C’est là qu’intervient la plateforme IoT. Elle propose à ses utilisateurs de gérer à distance les remontées d’informations. Sa structure repose majoritairement sur les technologies du Cloud. Basiquement, elle fait le pont entre l’IoT et le Big Data. En réalité, son fonctionnement est bien plus complexe. La plateforme peut intervenir au niveau des équipements réseau, des serveurs, des systèmes embarqués, du logiciel et même au niveau du hardware d’un objet connecté. Bref, cette expression de plateforme IoT est un peu “l’arbre qui cache la forêt”.

L’architecture complexe de ce nouveau paradigme de l’informatique demande une organisation lourde qu’une entreprise dont ce n’est pas le coeur de métier aura du mal à mettre en place toute seule. C’est là qu’interviennent des grands noms du secteur. Rodés pour la plupart aux technologies du Cloud et au M2M, ils voient dans l’Internet des Objets, un levier de croissance primordial. Amazon Web Services, Microsoft Azure, Samsung Artik, IBM Watson IoT, sont quelques un des nombreux acteurs traditionnels qui se positionnent sur le marché. Ils ne sont pas seuls et on le comprend. Sur le site de Docapost, la prévision d’IOC-The Digital Universe of Opportunity publiée en 2014 trône : 27 % de toutes les données  seront générés par des objets connectés. De l’autre côté, les FAI/opérateurs téléphoniques veulent tirer leur épingle du jeu. Ils proposent ainsi des solutions en ce sens développées par leurs propres moyens ou en partenariat avec les entreprises précédemment cités. Les équipementiers tels que Huawei, Ericsson ou Nokia sont également sur les starting-blocks. N’oublions pas les filiales technologiques, les PME et les startups prêtent à faire bouger les lignes en proposant des technologies innovantes et/ou complémentaires. Bref, il faut pouvoir défricher, déchiffrer le paysage actuel afin de comprendre pleinement les fonctionnalités et les enjeux des différentes plateformes IoT.  

LES CHIFFRES
0
Milliards d’objets connectés en 2020 selon Gartner
0
Milliards de dollars de recette du marché des plateformes IoT en 2021 selon le cabinet MarketsandMarkets
0
%
CAGR, le taux de croissance annuel des plateformes IoT entre 2015 et 2021 selon MarketsandMarkets
0
Milliards de dollars la valeur du marché des logiciels et des services IoT en 2019
LA MÉTHODOLOGIE

Pour obtenir les fiches de chaque plateforme, nous avons réuni autour d’une table une bonne partie des acteurs oeuvrant en France. Par la suite, nous avons contacté les autres intervenants qui nous ont envoyé les “fiches produits” de leur plateforme IoT respective. Pour l’instant, nous comptabilisons une dizaine de réponses. Nous mettrons à jour ce comparatif selon les demandes des lecteurs et des fournisseurs. Comme la plupart des plateformes que nous présentons, ce document est scalable. Mais avant de rentrer le vif du sujet, un petit aperçu de ce que nous dit la communication des entreprises sur leurs solutions.

NB :  Nous rappelons que le secteur est naissant. Il faut donc imaginer qu’à l’avenir certaines plateformes pourront fusionner ou même disparaître.

COMMENT CHOISIR UNE PLATEFORME IoT ?

Le choix d’une plateforme IoT nécessite de comprendre le principe de base de cette infrastructure particulière. Elle fait le lien entre, le composant, l’objet, la gateway, les données sur le cloud, les applications logiciels, etc. Elle permet de gérer avec granularité ces différents aspects. Elle prend le rôle d’agrégateur de données, d’outils Big Data donc et d’analyse. Les fournisseurs proposent ainsi un ensemble d’outils décisifs dans différents secteurs. Certains se spécialisent dans l’installation d’infrastructures au sein des usines, d’autres s’adressent aussi aux “makers”, concepteurs qui voudraient monter une preuve de concept rapidement.

Il faut alors prendre en compte différents aspects comme les infrastructures réseau usités, la compatibilité avec les protocoles de télécommunications standards entre les objets et les gateways, les gateways et le serveur cloud.

Le nombre et le type d’objets sont également importants. Suivant ces données, vous aurez besoin d’un flux de données plus ou moins grand qui conditionnera la taille physique de votre réseau et le protocole à utiliser. Capter et analyser en temps réel sera plus difficile avec une infrastructure cloud classique, qu’avec le fog computing .

Ensuite, il faut bien intégrer les besoins de son entreprise/ de sa startup afin de choisir l’offre la plus adaptée. Avez- vous besoin d’APIs d’intelligence artificielle ? Voulez-vous un puissant outil de datavisualisation, pouvoir gérer de manière précise le système embarqué des dispositifs connectés ? Ces options dépendent du catalogue d’APIs disponible.  

Les développeurs et responsables techniques se demanderont si ces applications disposent d’un SDK modifiable suivant les besoins de l’entreprise. Sont-ils open source ? S’adaptent-ils à la base de données utilisée ?

Les entreprises en voudront pour leur argent et chercheront une infrastructure à l’épreuve du temps. Elles voudront pouvoir connecter plus d’objets, ajouter de la charge de travail ou au contraire déconnecter une partie du réseau en cas de délestage énergétique ou maintenance.

En ce sens, le modèle économique de la plateforme IoT revêt une importance capitale. Bénéficie-t-on d’un essai gratuit ? Paye-t-on à l’usage ou faut-il s’abonner ? Si la société n’a pas ses propres objets, le fournisseur développe-t-il des offres avec des partenaires ?

Peut-on gagner en visibilité en adoptant une plateforme IoT plutôt qu’une autre ? Certains sont friands de présenter les cas d’usage réussi de leurs infrastructures. D’autres évoqueront les accords de non-divulgation pour protéger au mieux l’activité de leurs clients.

Et puisque nous évoquons la protection, quelles mesures de cybersécurité sont adoptées par le fournisseur ? Disposent-ils d’un agrément spécifique d’hébergement de données ? Peut-il se charger lui-même de cet aspect ou fait-il appel à des partenaires ?  

Nous avons tenté dans notre questionnaire d’intégrer le maximum de ces données. Vous les retrouverez dans le profil de chaque acteur présenté dans ce comparatif.

POURQUOI CATÉGORISER LES ACTEURS ?

Pour comprendre l’essence d’une plateforme IoT, ses forces et ses faiblesses, ainsi que la spécialité de l’entreprise qui la possède, il est pertinent de se pencher sur la communication mise en place par son propriétaire.

En l’occurrence, l’analyse de sites Web permet de faire la différence entre plusieurs catégories d’entreprises.  

Nous avons identifié quatre acteurs : les opérateurs téléphoniques, les fournisseurs agnostiques, les spécialistes du Hardware et les spécialistes du Software.

Attention, il faut prendre les remarques qui suivent comme des indications. Certaines entreprises peuvent très bien s’inscrire dans plusieurs de ces catégories. Nous prenons en compte dans cette partie les éléments de communication mis en avant. Par exemple, Orange dans sa présentation affiche son profil d’opérateur, mais l’intégration de sa plateforme se fait de manière agnostique. Il y a donc des variations de discours suivant les compagnies, c’est bien normal. Il y a tout de même un avantage à faire des catégories : elles permettent d’identifier très rapidement le type d’acteurs qui proposent une plateforme IoT suivant des modalités souvent fidèles à leurs spécialités d’origine.

La deuxième catégorie semble un peu fourre-tout. Ce n’est pas le cas. La notion d’agnosticité technologique est très importante. Pour connecter des objets tous ensemble, les protocoles et les technologies propriétaires ne doivent pas être une barrière. Nous verrons qu’il s’agit d’un gros élément de communication pour la plupart des acteurs.

Bouygues Telecom, une communication travaillée

Le premier cité fait le plus d’effort. La raison est simple, c’est le dernier à avoir rejoint le marché : Objenious, le bébé de Bouygues Telecom, a été présenté en janvier dernier. Cette fraîcheur permet à l’opérateur d’épurer sa communication avec une présentation sur son site en timelapse.

Les éléments visuels utilisés sont simples et l’accent est mis sur l’utilisation de verbe d’action pour définir la plateforme. Ainsi Bouygues utilise des verbes d’action pour définir son “produit”. Les quatre verbes sont les suivants :

  1. Connecter
  2. Collecter
  3. Analyser
  4. Créer

A chaque verbe est associé une définition correspondant aux fonctionnalités de la plateforme. Par exemple derrière le terme “créer”, qui est le moins évident à saisir de la liste puisqu’il invite à l’imagination.

Les opérateurs téléphoniques ont l’habitude de fournir une communication efficace et simple. C’est souvent le cas avec les entreprises dont le coeur de métier n’est autre que le BtoC.

Ainsi, les plateformes de Bouygues, Orange et SFR proposent des similarités dans la présentation de leurs fonctionnalités.

Ce verbe est associé à l’émergence de services innovants qui utilisent les capacités de la plateforme. D’après ce petit texte, on peut en déduire qu’Objenious n’est pas là pour créer lui-même ces services, mais pour s’associer à des startups qui vont s’occuper de cette partie de l’activité.

L’ordre est très important. Très rapidement on observe que Bouygues Telecom s’appuie en premier lieu sur ses forces : la connexion et la collecte. Entendons nous, selon l’ARCEP, c’est le deuxième opérateur le plus important en France, de par l’implantation de sa couverture réseau 2G, 3G, 4G et maintenant LoRa.

Le réseau IoT couvre selon l’opérateur 50 % de la population dans 32 agglomérations et il compte installer 4 000 antennes d’ici la fin de l’année 2016 en France. Objenious pourra ainsi rapidement accueillir des millions d’objets connectés en son sein.

Oui cet ordre est aussi le schéma classique du fonctionnement d’une plateforme IoT, mais dans si l’on rentre dans le détail, on comprend rapidement que ces systèmes complexes ne fonctionnent pas de manière aussi linéaire. L’expérience est faite d’aller-retour entre le fournisseur et le client.

Après les verbes “clinquants”, la page Web d’Objenious fait apparaître les secteurs d’activité cible: produits grand public, smart buildings, smart city, energie, agriculture, logistique et transport.

Ce choix de faire apparaître ces activités contribue à cette logique, mais aussi à bien comprendre la dynamique du groupe. Visuellement, deux secteurs ressortent : les produits grand public et la Smart City. Si le premier attire directement l’oeil puisque situé dans un sens de lecture de gauche à droite. Le second semble plus important, il prend un quart de ce visuel.

SFR : Sigfox, et open innovation

L’autre opérateur qui défend ses forces historiques n’est autre que SFR, la propriété de Patrick Drahi. Celui-ci présente des “solutions IoT et M2M”. L’entreprise met en avant 10 ans d’expérience dans les réseaux.

Chaque solution dispose de sa propre page dédiée. En ce qui concerne l’IoT, on retrouve cette utilisation de verbe d’action :

  1. Simplifier
  2. Répondre
  3. Pilotez
  4. Créez

L’usage de deuxième personne du pluriel montre bien une division nette entre l’offre de SFR et les possibilités confiées aux clients.

Deuxième remarque, le verbe simplifier montre la volonté du groupe de conseiller ses clients dans l’intégration de l’IoT dans leur business. C’est aussi la phase de présentation des trois dynamiques de l’écosystème :  

“3 dimensions essentielles pour nos clients : les solutions de connectivités, la plateforme de services et l’écosystème partenaire !”

De la même manière, c’est son expertise réseau qui est d’abord mise en avant. Ici on ne parle pas de LoRa, mais de 2G/3G/4G, du partenariat avec Sigfox et du dernier standard établi par le consortium 3GPP en direction de l’IoT : le LTE-M.

Ensuite, les communicants du groupe se servent d’autres verbes afin de rentrer plus en détail dans les fonctionnalités. Voici les verbes utilisés sous la “catégorie” Pilotez :

  • Piloter les objets à distance
  • Collecter les données, quel que soit le protocole choisi
  • Stocker vos données en toute sécurité dans le Cloud Atice
  • Exploiter, analyser les données générées par les objets
  • Développer les applications et des nouveaux services Innovants

On comprend l’intérêt de SFR à utiliser toutes les forces actives, notamment la maison mère Altice qui fournit un service Cloud à l’international (notamment aux USA et au Portugal). Tous les outils détaillés ci-dessus sont présents dans l’offre de la maison mère.

Enfin le terme “Créez” refait son apparition. Ici il n’est pas question de startups, mais de partenaires intégrateurs et de l’expertise d’Altice Labs pour apporter des APIS pertinentes suivant les secteurs d’activité.

Pour le coup, les cas d’étude ne sont pas du tout mis en avant et seule la partie technique saute aux yeux. Il est tout de même question d’Open Innovation. SFR promeut le partage des savoirs entre ses équipes et ses clients. 

Le cas particulier d’Orange

Orange utilise également une communication à base de verbe d’action. Il existe cependant des différences notoires entre le “premier opérateur français” et ses concurrents. Tout d’abord, la dénomination “Live Objects” s’inscrit directement dans la suite  de la logique marketing de l’entreprise.

Les clients BtoC et BtoB sont habitués à l’appellation Live de la part de celle-ci comme la “Livebox” et se retrouvent donc en terrain connu. Précisons que la solution se trouve dans la section Orange Business Services, à l’écart des offres grand public.

Ici la langue de Molière n’est pas la seule à servir pour expliquer les tenants et les aboutissants de sa plateforme IoT. Les verbes et la présentation font vaguement penser au menu de présentation d’un jeu vidéo. Voici les quatre fonctionnalités : Select, Connect, Manage et  Control.

Très vite, les actions sont traduites en français par cette petite infographie. La solution est présentée en détail par la suite et commence forcément par les objets.

Dans son offre, Orange propose ses propres objets, des capteurs, qui ciblent de nombreux secteurs d’activité.

De cette manière, l’utilité finale est mise en avant sans pour autant la rendre graphique avec des images de smart city, de médecins ou de transport, des domaines d’applications de la plateforme.

La notion de conseil et d’expertise revient à plusieurs reprises par la suite, avant même de parler de réseau. La partie “Live Object Connect” commence d’ailleurs par la mention “d’un accompagnement commercial et technique”, avant même de parler de spécificité réseau.

A ce sujet, l’opérateur se veut agnostique. S’il commence par évoquer les réseaux de télécommunications classiques (2G/3G/4G/”bientôt”5G), il présente ensuite des technologies complémentaires : “LPWA, satellite, RFID, NFC…”

L’utilisation des trois petits points n’est pas anodine. David Guenin, développeur et notre interlocuteur chez Orange précise bien que c’est une plus-value de Live Objects.

Le fait de rester ouvert sur l’utilisation des technologies, des protocoles de connexion permet à l’entreprise de s’adresser à un plus grand nombre de clients. Ainsi, Orange mise avant tout sur l’intégration de sa plateforme.

AWS IoT : la figure de proue des fournisseurs agnostiques

Si un acteur dans ce comparatif peut se targuer d’être le leader de l’hébergement Cloud, c’est bien Amazon Web Services. La plateforme de nuage en informatique vient de fêter ses dix ans et maîtrise le marché laissant derrière elle Microsoft Azure et Oracle. En décembre 2015, la filiale du géant du e-commerce a annoncé le lancement de ses services dédiés à l’Internet des Objets : AWS IoT.

Une nouvelle fois, l’analyse de site web nous permet de comprendre où se trouve la priorité de communication pour l’entreprise. Ici, il faut d’abord passer par le portail classique d’AWS.

Le haut de la page Web propose de naviguer entre des slides de gauche à droite et inversement. Ceux-ci mettent en avant les tutoriels pour installer rapidement la plateforme, le modèle freemium pendant un an et quelques autres éléments de communication comme la promotion d’un rapport de Gartner.

Puis, les dalles correspondant aux possibilités d’AWS se succèdent. En cliquant, un aperçu des outils avec une rapide présentation est lisible. Au bout de la page, nous retrouvons la dalle consacrée à l’IoT. En cliquant, trois fonctionnalités apparaissent : la plateforme AWS IoT, AWS Greengrass, le dernier service d’intégration de la firme et les boutons Amazon Dash.

Ici, la communication vise un public averti tout en évitant le jargon inutile. Le sous-menu de la page dédié à AWS IoT :

  • Fonctionnement;
  • Mise en route;
  • Tarification;
  • Solutions partenaires; (deux solutions mises en avant :
  • FAQ (en anglais américain);
  • Ressources pour développeurs.

Les deux dernières nouveautés de la firme montrent un changement dans le rapport avec l’agnosticité. AWS se revendique agnostique de toute forme d’opérateurs/FAI et travaillent avec tous le monde ou presque.

L’agnositicité ne concerne plus seulement la technologie de communication  avec la plateforme, mais également les composants utilisés et le code embarqué dans les cartes types Raspberry, Arduino, grâce à Greengrass.

AWS propose des liens en direction des éléments matériels correspondant depuis sa plateforme d’e-commerce. Cependant, il est tout à fait possible d’adapter les technologies d’AWS avec la limite du respect des conditions techniques pour AWS Greengrass.

Le discours est orienté vers les concepteurs, développeurs et chef de projet qui peuvent tester des outils gratuitement.

À part Orange et AWS, d’autres fournisseurs défendent leur côté agnostique du réseau comme Eurotech ou Spinalcom.

Samsung Artik et Intel font partie des spécialistes du hardware. Ils proposent tous deux des plateformes IoT bout en bout. Le site du coréen donne l’accès à des sites revendeurs de modules et de cartes.

Chez Samsung, elles sont au nombre de quatre : l’Artik 0, 5, 7 et 10. Vendues à partir de 99 dollars/euros, ces cartes se destinent aux développeurs et concepteurs.

Une vision orientée “concepteurs”

Intel vise plutôt les solutions industrielles. Elle met par exemple en avant son partenariat avec Accenture autour d’un cas d’usage en direction du retail. Ce qui est évident, c’est que la page de présentation épurée se base sur des prototypes et des réussites effectives, à base de processeur Intel. À ce titre, le fabricant de puces vante dans ses vidéos ses solutions Intel Quark et ses gateways dédiés.

Il faut naviguer dans les menus pour trouver la sous catégorie “Cartes, modules et Kits”. Cette fois-ci, les kits développeurs sont disponibles chez les revendeurs partenaires, tout comme Samsung. Attention toutefois, certaines technologies ne sont pas disponibles. Il faut donc explorer les sous-catégories de l’onglet produit.

En ce sens, les concepteurs doivent avoir des besoins précis pour trouver rapidement l’équipement adéquat. Ils trouveront également le support pour les intégrations des bouts de code correspondant avec les cartes et les modules.

Les deux entreprises donnent ainsi un côté main à la pâte à leur site respectif. Tout en vantant les mêmes préceptes que les autres plateformes, l’accent est clairement mis sur leur cœur de métier.

Voici la dernière catégorie que nous proposons dans ce guide. En effet, même les professionnels du logiciel se mettent à l’Internet des Objets. Si une plateforme IoT requiert des infrastructures physiques, il ne faut pas oublier les apports d’une bibliothèque de logiciels fournie.

C’est là qu’interviennent les acteurs traditionnels spécialisés dans le progiciel. Un cas en particulier retient notre attention : PTC.

Leader dans la Conception Assistée par Ordinateur (CAO) et les solutions de Product Life Managements, (PLM), PTC souhaite mettre son savoir-faire au profit de la transformation numérique de ses clients. L’entreprise américaine propose ainsi une plateforme IoT qui embarque en grande partie des progiciels adaptés.

Dans la communication usitée sur le site web français, nous retrouvons encore une fois des mots clés pour qualifier les avantages de la plateforme IoT. Ainsi dans le texte, ThingWorx “propose un environnement complet de conception, d’exécution et d’intelligence applicatives”.

À Noter que le premier substantif utilisé renvoi au cœur de métier de PTC, c’est-à-dire fournir des outils logiciels afin de concevoir des objets et des équipements. La dernière expression renvoie notamment au fait de faciliter la tâche aux opérateurs sur le terrain.

À travers la combinaison IoT+Analytics+Réalité augmentée, la firme souhaite proposer des services comme la visualisation rapide des données essentielles à une activité. Par exemple, un opérateur peut depuis sa tablette observer les informations émises par une pompe connectée et tout cela depuis une application de réalité augmentée.

Ces applications sont créées par Vuforia, la filiale rachetée l’année dernière par PTC. Sa technologie est embarquée dans près de 80 % des applications de RA d’après son propriétaire.

Dans cette même stratégie, la présentation met en avant la facilité d’utilisation depuis des interfaces mobiles et fixes (smartphone, tablette et ordinateur). La tradition du logiciel professionnel transpire de la fiche de présentation.

Le lien vers le site Web américain reprend quant à lui les principes vus pratiquement chez tous les fournisseurs. Nous avons le droit au “Connect”, “Analyze”, suivi des autres verbes anglophones “Create” et “Experience”. Ici, la plateforme IoT semble reprendre le discours classique autour de la CAO. En fait, PTC mise sur la fusion du physique et du digital.

Lors de la dernière réunion avec la presse, la firme a présenté une solution de jumeau numérique d’un bâtiment. Cet exemple d’application permet de consulter facilement les données des nombreux capteurs réparties dans un immeuble.

Cette vision de l’apport du logiciel, du software à la réalité, AWS et Microsoft la partagent dans la construction de ses APIs. Mais le représentant le plus évident dans cette catégorie n’est autre que PTC et sa plateforme IoT ThingWorx.  

Une dernière catégorie finalement assez proche fait son apparition : les plateformes IoT cognitives. En effet, l’intelligence artificielle prend de plus en plus d’ampleur chez certaines entreprises comme IBM, Amazon et Google. Nous ajouterons cette catégorie à l’avenir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Send this to friend