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Le Royaume-Uni fait fi du Brexit et mise sur les voitures autonomes

Le Brexit en cours n’empêche pas l’innovation en Grande-Bretagne. Un consortium d’entreprises a dévoilé son intention de tester des voitures autonomes sur les routes et l’autoroute en 2019.

Alors qu’aux États-Unis, les constructeurs comme Ford et Chrysler ou les entreprises technologiques comme Google s’agitent autour des voitures autonomes, les acteurs européens se tiennent légèrement en retrait.

Un test sur autoroute en 2019

En Grande-Bretagne, le consortium The Driven va mettre sur la route une flotte de voitures autonomes entre Oxford et Londres au cours de l’année 2019. Elles communiquent entre elles afin de se partager les informations concernant les obstacles présents sur leur chemin et ainsi parcourir en toute sécurité le trajet indiqué. Toutefois, il s’agit d’autonomie de niveau 4, des chauffeurs seront donc derrière le volant pendant toute la durée de l’expérimentation.

Derrière ce consortium, une véritable armada d’organisations menée par Oxbotica, une société qui développe un logiciel d’orchestration des systèmes des voitures autonomes. Les autres partenaires ne sont autres que Telefonica O2, le Transport Research Laboratory, l’équivalent du conseil régional de la comté d’Oxford, l’autorité de l’énergie nucléaire britannique, l’assureur XL Catlin, Westbourne Communications, entre autre.

Les responsables de ce projet soulignent qu’il s’agira du premier test dans des conditions réelles au Royaume-Uni. Les précédents avaient été menés sur circuit ou sur voie piétonne à vitesse réduite.

Des investissements conséquents de la part du gouvernement britannique

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Cependant, rappelons qu’il s’agit d’un des nombreux projets soutenus par le gouvernement britannique. Si ce dernier a reçu une bourse de 8,6 millions de Livres, soit plus de 10 millions d’euros, le Royaume a distribué au total 109 millions de Livres pour soutenir l’émergence des voitures autonomes et de l’énergie électrique (16 millions de Livres y sont consacrés).

Sept projets publics privés sont en cours. Ils sont menés notamment par BMW, Ford et Jaguar Land Rover en comprenant celui du consortium The Driven, pour 62 millions de livres. Enfin 31 millions de Livres sont consacrés aux 24 projets du Centre for Connected and Autonomous Vehicle, un centre financé à moitié par des investisseurs privés.

Au-delà des voitures autonomes, des défis économiques et politiques à l’horizon

Le Royaume-Uni se veut en fer de lance des voitures autonomes à l’échelle du territoire européen. Cependant, il faudra faire face à deux défis de taille : l’activité nord-américaine et le Brexit.

En effet, les entreprises américaines ont pris un large tour d’avance dans la phase de test des voitures autonomes et les leaders internationaux comme General Motors et Google comptent bien commercialiser au plus vite ce type de véhicules.

Surtout, c’est le Brexit qui risque fortement de peser sur la politique d’innovation de la Grande-Bretagne. Les syndicats de l’industrie automobile européens s’inquiètent déjà du retour de la douane à la frontière, augmentant possiblement les prix des pièces automobiles, donc des véhicules. Ajoutons à cela qu’en toute logique l’année de sortie effective de l’Union européenne est fixée à la fin mars 2019, au moment de ces tests grandeur nature.

Le gouvernement britannique se roule-t-il sur le pied ? C’est en tout cas ce que pense Chase Callum, auteur et conférencier spécialisé dans l’Intelligence artificielle, cité par la BBC :
« Je ne sais pas pourquoi nous devrions attendre 2019. Mais dans un sens la force dont le Royaume-Uni fait preuve pour mettre en avant ces technologies n’est pas importante. Quand les États-Unis développent ces technologies à large échelle, nous devrons nous aussi les adopter.

Sources & crédits Source : BBC, Ouest France - Crédit :
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A propos de Gaetan R

Diplômé d'un Master de recherche cinématographique, j'ai bifurqué vers le journalisme. Le domaine de la High Tech est une de mes passions et je vois dans l'IoT une révolution plus qu'un phénomène de mode.

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