L’Afrique recherche des technologies qui changent la vie

Des initiatives fleurissent en Afrique, pour discuter de ce dont sera fait le futur pour un continent qui utilise déjà les technologies connectées comme levier de croissance. De la santé à la gestion des réseaux, des ressources naturelles et des énergies renouvelables, l’Afrique pourra tirer parti de ces nouveaux réseaux pour créer des infrastructures intelligentes en amont.

Les dirigeants africains se sont réunis, début Juin, pour le Forum Economique Mondial sur l’Afrique au Cap e. L’une des discussions les plus importantes a été quant à l’impact de la technologie sur le développement socio-économique du continent, et les investissements nécessaires à la poursuite de la croissance technologique.

Avec un taux de pénétration d’Internet de 16%, et avec 8 des 10 pays ayant les plus faibles taux d’accès à Internet dans le monde, l’Afrique fait face à des obstacles majeurs à l’adoption de l’IoT. Cependant, il existe un potentiel de croissance claire. Le cabinet de conseil McKinsey estime que d’ici 2025, l’Afrique aura triplé son taux de pénétration d’Internet à plus de 50%, soit environ 600 millions de personnes. De plus, n’ayant pas une si vaste infrastructure que les pays occidentaux, l’Afrique peut adapter ses villes pour des solutions IoT plus facilement.

L’Afrique cherche des technologies disruptives propices à son développement, mais voici quelques pistes :

Comment gérer les réseaux ?

reseau afrique IoT

Sur le réseau routier africain, l’énergie peut être économisée en équipant des lampadaires avec des capteurs intelligents afin qu’ils puissent s’allumer ou s’éteindre en fonction du mouvement. Une telle évolution pourrait avoir un effet positif énorme en Afrique subsaharienne, où l’incapacité de réglementer et de distribuer la puissance conduit souvent à des pannes d’électricité.

Comment soigner et éduquer sur de vastes zones géographiques ?

Les objets connectés peuvent, par exemple, améliorer les soins de santé en reliant les patients en zones rurales, atteints de maladies chroniques, aux médecins. Ceci éviterait d’exiger aux malades de quitter leurs foyers ou de parcourir de longues distances pour être vu par un médecin.
Le M2M est également utilisé pour lutter contre le diabète qui touche plus de 7,5 millions d’adultes en Afrique. Des entreprises commercialisent des dispositifs et des applications mobiles de surveillance pour aider à prendre son traitement.

Pendant ce temps, l’éducation peut être livrée aux communautés les plus défavorisées à travers les appareils connectés, supprimant la nécessité pour les enseignants de parcourir des centaines de kilomètres.

Les avantages liés à l’Afrique

Télécoms Afrique reseau IoT

L’Afrique a un autre grand avantage. De nombreuses villes à travers le continent ne souffrent pas des coûts écrasants liés à l’entretien des infrastructures et systèmes existants. Par exemple, de nombreuses villes africaines ont été en mesure de contourner les réseaux de téléphonie fixe pour aller directement aux services mobiles. Aujourd’hui, l’Afrique possède la croissance la plus rapide du nombre d’abonnés mobiles dans le monde, avec un taux moyen de souscription à 72% et devrait atteindre 97% en 2017. En effet, la poussée du mobile est l’un des facteurs clés de la croissance de l’activité économique. Avec l’augmentation des investissements des télécoms en Afrique, il est probable que d’autres grands bonds en avant s’opèrent dans les principaux centres de technologie africains.

Des entreprises comme Cisco jouent un rôle par exemple. Il existe maintenant Cisco Networking Academies, présent dans 47 pays africains, qui, l’année dernière, a enseigné à plus de 92 000 étudiants (dont 32% étaient des femmes) des moyens de concevoir, construire et entretenir des réseaux ; les dotant des compétences nécessaires pour développer des projets d’infrastructure numériques.

Des systèmes de payements adaptés

Internet-of-Things afrique payement

Un autre domaine de croissance pour les communications M2M est la facturation.
Tout se paye par mobile ou presque jusqu’à la télévision :
Pour beaucoup de gens, les forfaits mensuels de télévision sont trop chers. Avec l’arrivée de la fibre sur le continent, le système IPTV devient une réalité. Les boxes, avec les cartes SIM intégrées, permettent aux gens d’accéder à la télévision sur une base « pay-as-you-watch ». Les utilisateurs peuvent désormais payer avec leur téléphone pour activer le service et ne payer que pour ce qu’ils utilisent.

Dans un avenir proche, le potentiel et les possibilités, que l’industrie du M2M présentent pour les opérateurs télécoms en Afrique, apparaîtront. Quand et comment cet énorme marché décollera est encore incertain, mais dès lors que cela arrivera, le M2M se révélera un générateur de recettes exceptionnelles pour les opérateurs et un avantage énorme pour les populations africaines.

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