Le Big Data comme futur fer-de-lance en Grande-Bretagne

Le Big Data et l’Internet des Objets pourraient rapporter à l’économie de la Grande-Bretagne 322 milliards de Livres, environ 413 milliards d’euros, d’ici 2020 d’après une analyse du Centre for Economics and Business Research publié aujourd’hui.

Une énième étude s’intéresse cette fois-ci au marché de la Grande-Bretagne, et ça fait du bien de sortir des frontières globales, floues et tortueuses. Les secteurs qui nous concernent devraient rapporter 322 milliards de livres de 2015 à 2020. Cela équivaut à 54  milliards de livres par an, 69 milliards d’euros ou 2,7 % PIB annuel du Royaume. Une recherche qui d’ailleurs ne met pas en avant l’IoT, mais le Big Data.

L’étude commandée par SAS, un des leaders dans ce domaine, base ses prédictions sur des chiffres de 2012 pour se terminer en 2017. Selon le Centre For Economic Research and Business, en 2012 la valeur réelle de la data était estimée à 12 milliards de livres. En 2020, ce chiffre devrait atteindre 46 milliards, presque quatre fois l’estimation de base.

Cette tendance serait rendue possible par un apport d’efficacité permettant d’économiser 220 milliards de livres, suivi par 12 milliards provenant de l’innovation et 8 milliards de livres issus de la création d’entreprises.

Le Big Data devrait contribuer à hauteur de 40 milliards de livres par an à l’économie de la Grande-Bretagne, entre 2015 et 2020, une valeur cumulée de 241 milliards £.

Un marché porté par la multitude des besoins des entreprises. L’analyse des données est susceptible de  toucher tous types d’activité, de l’usine à la chaîne d’approvisionnement, ou encore les magasins.

Les objets et les réseaux ne sont pas le centre des préoccupations

Au Royaume-Uni, le marché de l’IoT devrait rapporté lui 81 milliards £, soit 14 milliards par an. Cette ensemble technologique devrait engranger la création de 67 000 emplois en cinq ans, contre 157 000 pour le Big Data.

Ce n’est donc clairement pas le cœur d’activité de l’économie de la Grande-Bretagne. Encore une fois c’est l’industrie qui aura le plus besoin des nouveaux objets et services intelligents.

Ce secteur rapporterait 27 milliards £ d’ici 2020. A contrario, le gouvernement et les autorités devraient afficher un taux d’adoption faible de ces nouvelles technologies dans son fonctionnement. Une prévision étrange aux vu des précédentes affirmations des autorités. Une analyse intéressante, dont tous les pays européens devrait profiter.

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