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E-santé : l’interopérabilité ferait avancer la recherche sur le cancer

Selon le President’s Cancer Panel, la technologie a le potentiel d’améliorer la prévention contre le cancer, les soins et la recherche, mais nous n’y sommes pas encore.

Les technologies de la santé connectée peuvent maximiser la valeur des investissements dans le cancer en habilitant les patients et les professionnels. Alors que ces technologies sont utilisées aussi bien dans les soins de santé que par le grand public, les données de santé continuent d’être piégées dans les silos, selon le rapport.

Le President’s Cancer Panel a été crée en 1971 lorsque la loi National Cancer Act a été signée par le président Richard Nixon. Le comité mène des séries de réunions sur des sujets choisis afin de recueillir des commentaires des principaux acteurs. Pour ce rapport, le President’s Cancer Panel a tenu une série d’ateliers à travers le pays en 2014 et 2015 pour explorer le rôle potentiel de la santé connectée dans la recherche sur le cancer.

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Se focaliser sur les médecins en oncologie

Selon Barbara K.Rimer, président du President’s Cancer Panel « Il est maintenant temps de veiller à ce que les applications de santé connectée soient développées et mises en oeuvre pour répondre aux besoins des patients, des familles et des équipes de soins, pour réduire le fardeau du cancer aux Etats-Unis ».

Elle ajoute que la santé connectée peut également être définie par « L’utilisation de la technologie pour faciliter la collecte et l’utilisation efficace des données de santé ».

Bien que les technologies puissent contribuer à améliorer les résultats des patients atteints de cancer ainsi que soutenir les fournisseurs, des obstacles subsistent quand il s’agit de mettre en oeuvre ces technologies dans le monde réelLe rapport du Président’s Cancer Panel propose quelques recommandations pour y parvenir.

« Le Panel a pris soin d’inclure le cas des oncologues lors de sa préparation de ses recommandations et estime que ses suggestions devraient fournir une valeur et un soulagement nécessaire, le retour de la main-d’oeuvre en oncologie » a déclaré Bradford Hesse, directeur du National Cancer Institute’s Health Communication and Informatics Research Branch.

Une communication transparente et des outils de coordination des services seront nécessaires pour permettre à tous les membres de l’industrie des soins de santé de travailler au mieux et ensemble. 

Les objectifs à atteindre et actions à mettre en oeuvre

Le premier objectif est de permettre l’interopérabilité entre les institutions et les individus qui soutiennent les soins de santé. Le rapport souligne que la création d’une infrastructure interopérable de technologie de l’information sur les soins de santé à échelle nationale est un objectif central depuis que le National Coordinator for Health Information Technology a été crée il y a 10 ans. Bien que d’énormes progrès aient été réalisés depuis 2004, l’interopérabilité généralisée demeure un défi dans de nombreux contextes.

Une des actions serait que les groupes spécialisés dans les technologies pour les soins de santé poursuivent leur collaboration afin de surmonter les obstacles politiques et techniques qui empêchent un système informatique de santé interopérable à échelle nationale.

La deuxième action essentielle serait de permettre aux individus de gérer leurs données de santé et de participer à leurs soins dans le cadre du cancer. Il s’agit d’un principe fondamental de la santé connectée, par lequel les individus sont aptes à décider quand et à quelle échelle ils souhaitent participer à l’évolution des soins de santé en général.

L’un des objectifs est de développer et valider les interfaces et les outils qui soutiennent l’engagement des patients dans leurs soins. De plus, il faut veiller à ce que les programmes fédéraux et les outils informatiques de santé soutiennent la main-d’oeuvre en oncologie dans la prestation des soins.

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Selon le Dr Hesse, permettre aux fournisseurs de revenir à ce qui est important pour eux est la raison pour laquelle le Panel a adopté les recommandations urgentes, qui appellent à ce que les programmes fédéraux et les outils informatiques de santé appuient réellement la main-d’oeuvre en oncologie.

Les mesures à prendre dans le cadre de cet objectif visent à inciter les fournisseurs à innover avec des outils de soins de santé connectés. L’American Medical Association veille à encourager les fournisseurs à améliorer l’utilité de ces systèmes, ainsi que le développement de nouveaux outils et interfaces adaptés aux besoins de la main-d’oeuvre en oncologie.

« Les éléments de ce rapport sont destinés à empêcher le « blocage des données », identifié par le Congrès comme l’une des principales raisons pour lesquelles l’adoption des systèmes connectés est incohérente et longue » a déclaré le Dr Hesse.

Il ajoute également que « il serait donc utile d’encourager les membres de la main-d’oeuvre ontologique à insister sur l’interopérabilité et l’efficacité lorsqu’ils adopteront les technologies de communication à l’avenir ».

Selon le rapport, il faut également faciliter l’accès et le partage des l’informations de santé pour améliorer les soins, la surveillance et faire progresser la recherche. Il préconise que tout le monde ait un accès à Internet adéquat pour faciliter l’intégration et le partage des données provenant le diverses sources, dans le but de créer des bases de données pour la recherche sur le cancer. Aujourd’hui, l’intégration de dispositifs connectés et le partage des données de maladie commence à être une grande ressource pour avancer dans les recherches

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