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Construire un modèle pour le futur réseau 6G

réseau 6G

Les réseaux traditionnels ne sont pas en mesure de répondre aux exigences de l’informatique moderne. Des exigences comme les calculs de pointe et les services exigeants en bande passante comme l’analyse vidéo et la cybersécurité. Ces dernières années, la recherche sur les réseaux s’est fortement orientée vers les réseaux définis par logiciel (SDN) et la virtualisation des fonctions réseau (NFV). Il s’agit de deux concepts susceptibles de surmonter les limites des réseaux traditionnels.

SDN est une approche de l’architecture réseau qui permet de contrôler le réseau à l’aide d’applications logicielles. D’un autre côté, le NFV cherche à déplacer des fonctions comme les pare-feu et le cryptage vers des serveurs virtuels. SDN et NFV peuvent aider les entreprises à être plus efficaces et à réduire leurs coûts. Il va sans dire qu’une combinaison des deux serait bien plus puissante que l’une ou l’autre seule.

Dans une étude récente, des chercheurs coréens proposent aujourd’hui une telle architecture de réseau combinée SDN/NFV. Une architecture qui cherche à introduire des fonctions de calcul supplémentaires aux fonctions de réseau existantes.

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« Nous pensons que notre infrastructure basée sur le SDN/NFV sera prise en compte pour le futur réseau 6G. Une fois la 6G commercialisée, la technique de gestion des ressources du réseau et du cœur de calcul pourra être appliquée aux services AR/VR ou holographiques », explique le professeur Jeongho Kwak de l’Institut des sciences et technologies de Daegu Gyeongbuk (DGIST), en Corée, qui a fait partie intégrante de l’étude.

Un algorithme capable d’éviter la congestion du réseau 6G

La nouvelle architecture de réseau vise à créer un cadre holistique capable de régler avec précision les ressources de traitement qui utilisent différents processeurs (hétérogènes) pour différentes tâches et d’optimiser la mise en réseau. Le cadre unifié prendra en charge le chaînage dynamique des services. Un chaînage qui permet d’utiliser une seule connexion réseau pour de nombreux services connectés tels que les pare-feu et la protection contre les intrusions, ainsi que le déchargement de code. Un changement de code consiste à transférer les tâches de calcul intensif vers un serveur distant riche en ressources.

Pour minimiser le coût du système tout en maximisant la qualité de service (QoS), les chercheurs ont développé un algorithme Dual-RMR (dual-resource sending rate control and multi-path routing). Cet algorithme cherche à éviter la congestion du réseau et à améliorer les performances et la sécurité. Il régule ainsi le flux de données dans le réseau et en utilisant plusieurs chemins alternatifs pour sa transmission.

Ils ont ensuite testé leur algorithme sur plusieurs scénarios jouets et un scénario réel à grande échelle. L’objectif étant donc d’évaluer son applicabilité pratique.

« Le cadre peut offrir de manière efficace et optimale des ressources appropriées aux applications qui nécessitent différentes ressources de calcul. Des applications nécessitant également de stockage et de réseau en fonction de l’espace et du temps disponible à utiliser », explique le professeur Kwak.

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