Electroménager connecté : les consommateurs français sont intéressés

Selon un sondage du Groupement Interprofessionnel des Fabricants d’Appareils Ménagers, aujourd’hui, les objets connectés ont leur place dans le marché de l’électroménager.

Les français de plus en plus connectés

électroménager connecté

Selon le dossier d’analyse de France Stratégie, d’ici 2020, on retrouvera sur le marché, entre 50 et 80 milliards d’objets connectés.

Le sondage du Groupement Interprofessionnel des Fabricants d’Appareils Ménagers, réalisé sur 1026 personnes en ligne, représentatives de la population, a conduit à un constat intéressant : les français sont déjà largement connectés et intéressés par les innovations qui vont en ce sens.

Il en ressort que 70% de la population déclare se tenir informée des nouveautés technologiques et que 53% des possesseurs de tablettes ou smartphones en usent de façon intensive, constamment, n’importe où, pour de nombreuses applications.

Dès lors, le terrain est favorable à l’arrivée sur le marché de l’électroménager connecté. Ceci dit, contrairement au flux de dispositifs intelligents de type gadget, ici, un réel besoin est formulé.

L’électroménager connecté, oui, mais à certaines conditions

électroménager connecté 1

Le CES de las Vegas a accueilli plusieurs appareils d’électroménagers connectés en 2015. Du lave-linge à l’aspirateur en passant par le nettoyeur de barbecue, tous ont une visée particulière : offrir de réelles possibilités de simplifier le quotidien. La technologie s’est adaptée aux besoins et désirs des consommateurs.

En effet, la préoccupation première, citée par 61% des français, consiste en la possibilité de diagnostiquer son gros électroménager grâce à une application. Un diagnostic de leurs appareils qui permet d’obtenir une nouvelle autonomie avant de devoir faire réparer ce matériel du quotidien. Peut être également pour éviter d’être sur-facturés par un plombier/électricien malhonnête ?

La seconde idée relevée chez 59% des français interrogés consiste à utiliser les appareils connectés pour mieux gérer son quotidien et son budget. Ce serait l’exemple d’un réfrigérateur qui donnerait des informations sur les produits qu’il contient et leur date de péremption.

Le troisième point qui intéresse 57% des français réside dans la lessive et plus particulièrement dans le nombre de cycles mensuels et les coûts qui en découlent en terme d’énergie. Les français sont en quête de ces appareils intelligents qui permettent le diagnostic énergétique et leur offre une autonomie de gestion.

Le petit électroménager n’est pas non plus oublié, pour 50% de la population il est considéré comme un marché intéressant. Raison pour laquelle on observe de plus en plus d’objets connectés destinés à la cuisine, tels que des poêles connectées, telle que Pantelligent, de machines à café connectées telle que la Belkin.

Simplicité mais sécurité

électroménager connecté 3

Il convient donc, pour les professionnels, de prendre en compte ces besoins exprimés. Il faut se concentrer en priorité sur des solutions qui permettraient de faciliter la vie des usagers avant d’imaginer créer des objets connectés nouveaux et futuristes. À ajouter à cela, la sécurité des objets connectés, réclamée par la Federal Trade Commission, l’organisme qui contrôle les pratiques commerciales aux États-Unis.

Les utilisateurs acceptent pour l’heure d’être épaulés, ils ne souhaitent pas (encore ?) être remplacés par des objets connectés. C’est l’exemple parfait de la poêle connectée, elle peut nous indiquer la température et nous conseiller de stopper la cuisson mais il n’est pas désiré qu’elle cuise intégralement et selon son souhait, le produit.

L’autre aspect énoncé qui pourrait être un frein à l’achat des objets connectés relève de la sécurité des données personnelles. Cette peur est clairement affirmée, un tiers des consommateurs ne désire pas créer un compte client pour utiliser leurs dispositifs connectés. Pour 46%, il n’est d’ailleurs pas envisageable de fournir des informations personnelles à des marques inconnues ou à des institutions dont ils n’ont pas confiance, le choix est donc très subjectif.

En revanche, une tendance semble se dessiner, le gros électroménager ne sera pas jeté pour passer au connecté, il faudra attendre la fin de vie des appareils pour envisager seulement d’acheter des dispositifs intelligents. En revanche, le cap est plus vite passé pour le petit électroménager, acheté souvent sous forme de cadeau, dans un but plaisant avant d’être pratique.

source : étude GIFAM

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

ARTICLES SIMILAIRES

Anthropic alerte sur des vers dopés à l’IA capables de contaminer les parcs d’IoT cellulaire

Anthropic prévient que de petits modèles d’IA pourraient bientôt se copier seuls sur des objets

31 octobre 2026

Les failles OT révèlent les limites de la supervision industrielle

Les réseaux industriels cachent encore une partie de leurs actifs aux équipes de sécurité. Selon

29 octobre 2026

Comment savoir si un site est fiable ? Les 5 vérifications indispensables avant de s’inscrire

Une adresse e-mail, un numéro de téléphone, parfois une pièce d’identité ou une carte bancaire

23 octobre 2026

Biométrie et NFC réinventent la vérification d’identité

Il fut un temps où prouver son identité sur internet ressemblait à un parcours d’obstacles

22 octobre 2026

NordVPN baisse le prix de son plan premium : plus de liberté sur vos écrans à 3,99 €/mois

Une série à retrouver en voyage, un ordinateur à protéger sur le Wi-Fi d’un hôtel,

22 octobre 2026

Maison intelligente : comment Ezviz Networks a augmenté son bénéfice net de 72 % au troisième trimestre

Ezviz Networks accélère sa rentabilité dans la maison intelligente. Selon IoT visuel, son bénéfice net

21 octobre 2026