in ,

[Infographie] L’internet des objets et ses applications au quotidien

internet des objets et ses applications au quotidien

C’est le titre d’un dossier d’analyse disponible sur le site de France Stratégie, organisme de réflexion placé auprès du premier ministre. Dans ce dossier Medhi Nemri, explique l’importance des objets connectés dans l’économie de demain et les transformations qu’ils entraîneront. En effet avec entre 50 et 80 milliards d’objets connectés, mieux vaut être préparé à leur arrivée.

Infographie objet connecté
crédit photo: Idate

Les applications dans la vie de tous les jours

L’internet des objets c’est l’internet que l’on porte, qui dépasse le seuil de votre domicile pour vous proposer des services quelque soit le lieu ou vous vous trouvez. L’auteur illustre cette omniprésence en expliquant leurs implications, en prenant séparément l’espace professionnelle, l’espace privée et l’espace publique.

L’espace professionnel

Dans l’espace professionnel, on les retrouve dans les chaînes de logistiques ou de distribution avec notamment des puces dans les produits pour en connaître la traçabilité, et optimiser des activités comme la maintenance et la consommation d’énergie. C’est également le cas des balises communicantes en magasin (Beacon) qui guident un client dans ses achats. Pour ce qui est de l’usine, on parle “d’usine du futur” pour la France, c’est à dire une quatrième révolution industrielle qui se consacre aux objets connectés.

pcloud
Boulevard connecté Nice internet des objets
crédit photo: Cisco

L’espace publique

Dans l’espace publique, on vise plutôt les villes connectés. Si des exemple existent au point de vue international, comme Songdo en Corée du Sud ou I-City en Malaisie, l’auteur oublie de parler du boulevard connecté de Nice. Présenté comme le premier boulevard connecté au monde, le boulevard Victor Hugo est équipé de nombreux capteurs afin de vous proposer un maximum de services. Cela va des capteurs de stationnements qui vous informent en temps réel des places de parking disponible, ou encore les éclairages intelligents qui visent a réduire l’empreinte énergétique de la ville. C’est également le cas pour la gestion des déchets. Le but est de faire de la ville un environnement plus sain et plus simple.

L’espace privé

Pour ce qui est de l’espace privé, Medhi Nemri voit “la diffusion des objets dans l’espace privé” comme “plus incertaine”. Pour lui une majorité de personnes n’en voit pas l’intérêt et les délaisse rapidement car jugée désuet. Pour lui la clé du virage passe par des produits plus simples et plus attractif. On peut néanmoins voir qu’avec une population française qui possède à 60% (chiffre 2013 ComScore) un smartphone, les française savent gérer majoritairement la technologie, et que la difficulté d’accès des objets connectés n’est peut-être pas une explication valable.

 

L’importance des services

80 % de la valeur ajoutée des TIC

Le constat est simple. L’objet connecté en utilisant la connexion numérique propose plus de service que l’objet classique. Pour l’auteur, cela fait des fournisseurs de services les grands gagnants du tournant de l’internet des objets, en rajoutant actuellement 80% de la valeur ajoutée générée dans l’OCDE par TIC sont produites par les services.

Tizen

Des plateformes de données par communautés

Et ces services passent également par l’importance d’une communautés des périphériques connectés. Ces communautés seront chargés de gérer les échanges de données et de réunir les acteurs d’une communauté d’objet connecté. C’est d’ailleurs déjà le cas, avec certaines plateformes qui sont prévus, comme l’Android Wear ou encore Riot, développé par les français et les allemands. L’un des dangers tient d’ailleurs pour l’auteur à ces plateformes, car étant donné que des géants du numérique comme Google ou Apple ont développé la leur, tout acteurs qui n’aura pas opté sur cette plateforme se verra marginaliser.

La nécessité de l’identification des objets

Dans un univers de Big Data, ou l’on étudie les besoins des utilisateurs par leurs traces numériques, on peut également aller encore plus loin dans la connaissance du client, et connaître ses habitudes pour lui proposer les solutions les plus à même de le satisfaire. C’est d’ailleurs l’un des enjeux de la bataille des standards de nommage des objets, entre le système GS1 qui propose une technologie pour remplacer les codes barres par des étiquettes RFID et Google qui lui a lancé un projet nommé Physical Web afin d’associer une adresse URL à un objet.

Pour la suite de l’analyse de cette étude intéressante sur l’avenir de l’internet des objets, rendez-vous dans le deuxième article consacré à l’analyse de Mehdi Nemri, pour voir  si le marché des objets connectés est un secteur mature, notamment en France.

Lisez la suite : Le secteur des objets connectés est-il mature ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *