L’empreinte carbone de la « livraison de marchandises » par des robots et des véhicules automatisés

Ces dernières années, des robots et des drones de livraison ont fait leur apparition un peu partout dans le monde. Des robots se déplaçant parfois en roulant, en marchant ou en volant jusqu’au seuil des maisons pour y déposer des colis. Mais avant d’adopter à grande échelle les technologies autonomes, il convient de se pencher sur leur impact environnemental. Des chercheurs montrent que l’automatisation du transport résidentiel des colis n’a pas autant d’influence sur l’empreinte carbone que la taille et le type de fourgon de livraison.

Récemment, la pandémie de COVID-19 a relancé l’intérêt pour les technologies de transport automatisé. Une technologie qui constitue un excellent moyen sans contact d’aider les clients à obtenir leurs achats. Cependant, il n’y a pas eu d’évaluation de l’impact des robots et des véhicules automatisés sur le processus déjà très énergivore de transport des colis depuis les centres de distribution locaux jusqu’aux portes des clients. Gregory Keoleian, de l’université du Michigan, et ses collègues ont donc voulu voir comment l’automatisation de cette étape finale à l’aide de camionnettes à conduite autonome et de robots marcheurs influait sur les émissions de gaz à effet de serre associées à chaque colis par rapport aux systèmes de livraison humains.

Empreinte carbone : des vérifications sous différents scénarios

Les chercheurs ont examiné 12 scénarios, allant d’un processus de livraison par l’homme à un système totalement automatisé. Des livraisons s’effectuant le long d’un itinéraire de banlieue typique où un colis est déposé tous les 800 mètres. Pour chaque scénario, ils ont calculé les émissions de gaz à effet de serre ou l’empreinte carbone, pour chaque colis livré. Pour ce faire, ils ont additionné les données relatives aux émissions provenant de la production et de la durée de vie d’un robot marcheur commercial et de différentes camionnettes. Des modèles de camionnettes à conduite humaine et à conduite autonome, des modèles à essence et à batterie et deux tailles de chargement.

Les résultats indiquent que les robots et l’automatisation des véhicules représentent un pourcentage relativement faible (<20 %) de l’empreinte d’un colis. En revanche, la taille du véhicule de livraison et la source de carburant ont un impact très important sur les émissions globales de gaz à effet de serre. Par exemple, l’utilisation d’une fourgonnette avec un moteur à essence a presque doublé les émissions par colis par rapport à la livraison avec un modèle à batterie.

En outre, un fourgon plus grand, pouvant contenir 180 colis, avait des émissions de gaz à effet de serre par colis environ 50 % plus élevées qu’un fourgon pouvant contenir 80 colis. Cette étape vise à comprendre comment les méthodes automatisées se comparent à la livraison humaine. Dans le cadre de cette étape, les chercheurs affirment qu’un humain conduisant un fourgon plus petit, alimenté par batterie, a l’empreinte la plus faible par colis parmi les méthodes qu’ils ont analysées.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

ARTICLES SIMILAIRES

En Asie-Pacifique, près de 40 % des opérateurs n’offrent qu’une visibilité partielle sur l’IoT

Près de quatre opérateurs sur dix n’offrent qu’une visibilité partielle sur l’IoT en Asie-Pacifique. Kaleido

1 novembre 2026

BMW et HERE Real-Time Traffic : l’info trafic en temps réel

Depuis avril 2022, les conducteurs BMW de 70 pays reçoivent leur info trafic en temps

20 octobre 2026

IoT et poids lourds : les 9 capteurs qui pilotent réellement une flotte en 2026

Réponse rapide : l’Europe comptait 18,1 millions d’unités de gestion de flotte actives fin 2024,

14 octobre 2026

Les robotaxis atteindront 1,53 million de véhicules d’ici 2036

Berg Insight prévoit une flotte mondiale de 1,53 million de robotaxis d’ici 2036, selon IoT

7 octobre 2026

Edge IoT : 78 % des projets d’entreprise passent en production

Selon Omdia, 78 % des déploiements Edge IoT dépassent désormais les pilotes et atteignent la

7 octobre 2026

Milla et VINCI testent une navette autonome a 90 km/h sur l’A10

Milla et VINCI expérimentent une navette autonome entre Longvilliers et Massy-Palaiseau, via Briis-sous-Forges. Selon Stéphanie

5 octobre 2026