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IBM et Apple ensemble pour collecter des données médicales

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IMB vient de signer un partenariat avec Apple. Le but, traiter les nombreuses données de santé qui sont collectées chaque jour par les applications HealthKit et ResearchKit de la marque à la pomme.

1 million de gigabits de données sur la santé, c’est ce que chaque individu devrait produire au cours de sa vie selon une estimation d’IBM (l’équivalent de 300 millions de livres). Tandis que le quantified self se démocratise (mesures quotidiennes des pas, du poids, des calories brûlées ou encore le rythme cardiaque), les informations s’accumulent et la question du traitement de ces infos se pose.

Dans ce cadre, IBM a annoncé lundi le lancement d’une plateforme : IBM Watson Health en partenariat avec Apple, Johnson & Johnson et Medtronic. Le plus gros client, c’est bien entendu la marque à la pomme et pour cause, depuis le lancement de HealthKit, Apple a réunit une gigantesque base de donnée d’informations médicales sur les utilisateurs d’iPhone et bientôt d’Apple Watch et souhaite s’en servir avec ses partenaires commerciaux et industriels. Bien que le processus stratégique n’ait pas été dévoilé, on est en droit de penser que ceux qui se plieront mieux à certaines normes pourront être récompensés, notamment par leurs assurances. De quoi remuer l’actualité dans un contexte de défiance du gouvernement vis-à-vis de la collecte de données personnelles comme nous en parlions dans notre dossier sur la CNIL. 

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Selon un communiqué publié par IBM sur son site Internet, les deux entreprises fourniront « une plateforme de cloud et d’analyse sécurisée pour les services HealthKit et ResearchKit d’Apple ». En clair, IBM Watson Health stockera les données mais affectera aussi pas moins de 2000 de ses salariés à la plateforme. Chaque entreprise touchera la moitié des revenus générés à partir de cette matière première. Pour rappel, Healthkit permet de réunir au même endroit les informations collectées par des applicatons dédiées sur iOS et ResearchKit permet aux chercheurs et à l’industrie pharmaceutique de proposer des programmes sur la recherche médicale. Un principe qui fonctionne bien avec plusieurs milliers d’utilisateurs à ce jour.

Ce partenariat est gagnant pour Apple qui évite ainsi de s’impliquer dans l’hébergement de ces données sensibles. IBM lui, est un habitué de l’administration fédérale américaine et dispose de ce fait d’un avantage pour obtenir les autorisations réglementaires nécessaires au traitement de ces données. En tout cas pour IBM c’est l’utilisateur qui est gagnant : « Aujourd’hui, les gens veulent plus d’informations pour éclairer les décisions qu’ils prennent sur leur santé. De nombreux facteurs différents influent sur la santé de chacun (nutrition, style de vie, antécédents médicaux) – et aujourd’hui, une grande partie de ces informations peuvent être capturées dans des données » peut-on lire sur le site internet de l’entreprise.

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