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Les infographies et l’Internet des Objets : une grande histoire d’amour

Cartographie du secteur, diagrammes, infographies en tous genres, la visualisation des enjeux semble essentielle de l’Internet des Objets pour les entreprises. Cet outil est un moyen de présenter autrement les informations essentielles de ce secteur naissant. Cela se comprend aisément, il doit encore faire ses preuves. De par la complexité et la multiplicité des acteurs, des technologies, des applications possibles, il faut logiquement le rendre accessible au plus grand nombre. Quoi de mieux que des visuels attrayants ? Petit tour d’une histoire d’amour entre les infographies et l’IoT. 

Les infographies présentant les avantages de l’IoT sont nombreuses. Ce genre de documents se partage massivement sur les réseaux sociaux comme Twitter et Linkedin. Ils permettent aux connaisseurs de faire comprendre leur point de vue sur ce sujet, montrer le potentiel de croissance, etc.

Les sujets abordés à travers ces représentations visuelles prennent diverses formes. Celles-ci explicitent l’usage des informations présentées : des prévisions, les usages des objets connectés, les tendances majeures d’un sondage, le fonctionnement d’un écosystème ou d’une technologie, etc.  A force de voir, d’utiliser ces infographies, nous pouvons maintenant les classer dans des catégories.

L’écosystème général

Pour bien comprendre, cet amour de la représentation voici un exemple. Il y a peu de temps, nous vous parlions du projet de livre blanc de l’Arcep, le gendarme des réseaux. Celui-ci présente par exemple les activités essentielles aux fonctionnements des objets connectés via un tableau. Il s’agit là d’un outil dédié aux professionnels, la mise en forme est claire sans être séduisante.

arcep ecosystemePour utiliser ce document, il faut encore pouvoir le lire. Ici, les trois piliers de l’écosystème IoT sont facilement reconnaissables par l’utilisation de la couleur. Les acteurs présentés dans les rectangles horizontaux et verticaux sont associés aux objets physiques, à la connectivité et aux traitements des données. La partie centrale de ce visuel n’est là que pour expliciter les éléments sur le côté. Soyons honnêtes, il n’aide que le connaisseur à s’y repérer.

Pourtant, cette infographie traduit bien un tâtonnement. Le projet de l’Arcep vise à identifier l’écosystème et le renforcer. Il met en avant l’aspect « work in progress » de celui-ci. De la part d’une autorité gouvernementale, c’est bien compréhensible.

Le paysage entrepreneurial

Cette vision globalisante, on la retrouve également chez les cabinets d’étude. Ils cherchent à montrer ou non l’avènement prochain de l’IoT. Les cabinets se servent évidemment de ce style d’infographie, mais surtout des cartographies. Le but n’est plus simplement de repérer les fonctions d’un secteur, mais de nommer les compagnies concernées. Il faut montrer aux professionnels le logo de la société qu’il devra contacter pour avoir le meilleur interlocuteur dans un champ donné.

Les termes paysage, cartographie sont majoritairement utilisées dans ces situations. La réponse à la question « Qui fait quoi ? ». Le nombre d’entreprises citées varient suivant les commanditaires du visuel. Les fonds d’investissement aiment particulièrement se renseigner sur les acteurs de la filière avec des paysages de ce genre. Par exemple FirstMark, un Venture Capital new-yorkais a commandité celui-ci :

infographie stratups iot firstmark

Ici, les secteurs sont nommés et chaque acteur y voit figurer son logo. Les investisseurs peuvent ainsi voir les entreprises et les startups importantes. Ci-dessus, le document se veut complet, mais encore une fois il y a différentes sortes de paysage qui reprennent cette forme.

Certains se concentrent sur l’IoT industriel, d’autres sur les objets connectés grand public ou encore sur les véhicules connectés. Malheureusement pour en savoir plus, il faut se renseigner et chercher les apports de chaque acteur. Il y a finalement un effet de portrait figé dans le temps, un tableau qu’il faut mettre à jour rapidement.

La timeline : le parfait outil marketing ?Philips_Connected_health_and_the_rise_of_BYOD_FNL

De leur côté, les entreprises choisissent des formats de type portrait ou A4 afin de réaliser un fresque à parcourir de haut en bas. IBM et Philips sont deux sociétés qui apprécient ce mode de présentation. Le premier présente des chiffres de prévisions, l’avenir de l’Internet des Objets, tandis que le second va plutôt se concentrer sur un système ou un produit qu’il créé pour montrer ses bénéfices immédiats.

Nous avons par exemple évoqué les appareils personnels pour améliorer la santé connectée. Finalement, le scanner intelligent de Philips se branche aux ordinateurs et tablettes pour faciliter le travail des soignants.

Si les chiffres mis en images sont intéressants, ils viennent renforcer un aspect publicitaire. C’est aussi le cas pour IBM, mais les solutions en cours de développement, plus abstraites forgent une image de marque. Le rapport entre la notion d’IoT et celle-ci s’ancre plus rapidement. Dans les deux cas, les données proviennent généralement de cabinets d’étude ayant réalisés des prévisions et des sondages. IDC, Gartner, BI Intelligence apparaissent souvent en source. Ce sont des objets de communication en direction des clients, mais aussi des outils efficaces pour voir un article dans la presse.

Les prévisions et les sondages : des formes de représentation classiques

L’IoT fait le bonheur des cabinets d’étude. En perpétuelle évolution et promis à une croissance phénoménale, les chiffres ne suffissent pas toujours à rentrer dans la tête des chefs d’entreprise. C’est à ce moment qu’interviennent le célèbre diagramme et le camembert des « familles ». Ils présentent des courbes souvent ascendantes, à part pour les prix des composants, et s’étalent généralement de 2015 à 2020. Ils livrent en image des taux de croissance de plus de 30 % par an, des milliards d’objets connectés, des revenus proche du trillion, etc.

A force d’en observer, il est facile de se lasser. Cependant, les estimations relevées pour les années les plus proches, 2015 et 2016 s’approchent souvent de la vérité et permettent de connaitre la santé du secteur en ce moment.

Les sondages apportent de leur côté des pistes de réflexion. Ils sont parfois mis en forme sous la forme de timeline, mais gardent en majorité un aspect classique très similaires au prévisions. Les informations sautent aux yeux, mais ne sont pas forcément correctement éclairées. L’image ci-dessus illustre parfaitement ce phénomène :

sondage gestion actifs

La Data Visualisation, l’interactivité au service de l’IoT

Ce qu’il faut comprendre en voyant ce genre de documents circuler sur le Web : ils ne sont pas tous adaptés à une navigation virtuelle. Ces formats permettent une intégration dans des documents annexes ou des flyers. Le diable de l’impression sévit toujours, même à l’heure de la connexion permanente à la déité Internet. Or l’intéractivité prime avant tout. Il suffit de se pencher sur le phénomène Pokemon Go pour le comprendre.

La Data Visualisation actuelle définit le fait de rendre facilement compréhensible un grand nombre de données ou de facteurs. Particulièrement apprécié des journalistes, Le Monde et Le Parisien disposent de cellules dédiées à la création d’objets interactifs. Ceux-ci permettent d’apprécier un phénomène en y ajoutant des effets visuels apportant de la profondeur à l’expérience. Les entreprises de l’IoT aiment également à utiliser ce genre d’outil. SAP a par exemple fait appel au site Information is beautiful. Le projet « The Internet of Things : a Primer » présente l’écosystème de manière simple à travers 6 rubriques : un aperçu, le monde des réseaux, des statistiques, les innovations, les acteurs et enfin les challenges.

Le visiteur peut naviguer entre les rubriques, cliquer sur des bulles, lire des informations supplémentaires en passant la souris, et profiter des animations. L’utilisation d’un graphisme épuré, de l’animation et du code permet une rapide compréhension des enjeux de l’IoT via des infographies. La rubrique les acteurs, sorte de paysage entrepreneurial amélioré peut ainsi être mis à jour : un avantage certain ! Sans être totalement exhaustif, ce document interactif rassemble les catégories que nous avons vu précédemment.

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David MacCandless, le chef de file de la Data visualisation

A l’origine de cette réalisation, on trouve David Maclandess. Ce journaliste s’est reconverti dans la Data Visualisation et en est devenue une figure de proue. « Information is Beautiful est également le livre consacré à la Data Visualisation. Ce principe nécessite une application d’un set de données et souvent l’utilisation de la Big Data. L’usage de la 2D prime en général, mais certains prônent les valeurs des trois dimensions, notamment dans les cas du Big Data et de l’IoT.

La Réalité virtuelle et augmentée, nouveaux médias

L’interactivité des programmes et la facilité d’accès de la vidéo prennent le pas sur les autres moyens de transmettre de l’information. Faire coïncider les différentes technologies innovantes plaît à la fois aux entreprises comme PTC, et à la fois au marketing et aux graphistes. Utiliser des logiciels 3D et des vidéo semblent intéressant, mais avec la réalité virtuelle les créateurs apportent un niveau supplémentaire dans la compréhension par l’image.

L’utilisation des Cardboards reste pour l’instant consacré à montrer les usines, les magasins, les engins lors des salons. Lors de la COP21, la conférence mondiale pour le climat, des entreprises comme Picard, Suez et Evian en ont fait la preuve. Certains vont plus loin.

B<>com, l’institut technologique breton (trois sites sont répartis entre Rennes, Brest et Lannion) a présenté lors du salon Digiworld sa solution Data SpotR. Ce logiciel 3D permet d’observer des courbes, des diagrammes et toutes sortes de procédés de Data Visualisation. En le combinant avec le casque HTC Vive, l’utilisateur peut simplement avoir accès à des informations critiques. Grâce à un système d’histogramme et de cartographie, le porteur du Vive déplace les éléments, les manipule avec une grande aisance.

Des infographies favorisant la communication

La réalité virtuelle sert ainsi d’interface pour observer des infographies. La possibilité de rentrer plus facilement dans le détail aide autant les professionnels de l’industrie pour observer les performances de leurs usines, par exemple, que les spécialistes de l’analyse qui cherche à faire comprendre le potentiel du secteur technologique qui nous intéresse. Cette sorte « d’inception » ne comporte pas un caractère obligatoire, elle est un outil d’apprentissage très efficace dans les mains des cabinets.

Si la réalité virtuelle n’a pas encore exprimé toutes ses possibilités pour changer en profondeur les infographies en direction de l’IoT, la démocratisation de ce médium risque fort de changer la donne. Les formes modernes de représentation sont d’autant plus convaincantes qu’elles font participer les « clients » de ces infographies. Les acteurs de l’IoT peuvent ainsi se forger un avis critique et peuvent plus facilement analyser les données fournies. Un art qui se transforme en nerf de la guerre afin de se faire une place sur ce marché déjà hautement concurrentiel.

 

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1 commentaire

  1. Il y a aussi la carte au trésor de l’IoT : du bas vers le haut, des terres d’origine jusqu’au nouveau continent de l’Eldorado : https://recherche.orange.com/une-vision-du-marche-de-linternet-des-objets/

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