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Intel : 2 entreprises sur 3 ratent le déploiement de l’IoT industriel

Selon une étude menée par Intel, deux entreprises sur trois échouent à adopter les technologies de l’internet des objets industriels (IIoT). Cet échec serait principalement dû à un important déficit de compétences…

L’Internet des objets industriel, ou IIoT, apporte de nombreux bienfaits pour les entreprises du secteur de fabrication. Grâce à divers dispositifs tels que les capteurs et la connectivité, il est possible d’accroître considérablement la productivité et la sécurité dans les usines et les entrepôts.

En théorie, cette technologie est d’ailleurs de plus en plus accessible grâce à prolifération des données, à l’émergence de protocoles low-cost et à des innovations comme le Edge Computing. De fait, cette innovation attire et 83% des entreprises envisageraient d’investir dans les technologies de  » l’usine intelligente « .

Cependant, dans une nouvelle étude intitulée  » Accelerate Industrial  » menée auprès de 400 entreprises du secteur de la fabrication, Intel révèle que la plupart des entreprises échouent à adopter l’IIoT. Parmi les entreprises qui expérimentent des solutions numériques de fabrication, deux sur trois échouent à opérer un déploiement à grande échelle.

La cause principale de cet échec, toujours selon Intel, serait un important  » skill gap  » ou déficit de compétences. Or, ni les programmes de formation ni les investissements des gouvernements ne parviennent à combler ce déficit. Ainsi, 36% des participants au sondage citent ce  » skill gap  » technique comme le principal obstacle à l’adoption de l’IoT industriel.

Aux yeux des sondés, pour assurer la transformation numérique des usines et des entreprises, il est indispensable que les employés soient des  » life-long learners «  et continuent d’apprendre et d’acquérir de nouvelles compétences tout au long de leur carrière. De plus, ils doivent impérativement dépasser les bases de la programmation de comprendre en profondeur les outils numériques et les techniques telles que la collecte et l’analyse de données ou le feedback en temps réel.

Intel : un important  » skill gap  » empêche l’adoption de l’IIoT

Les principales compétences requises pour la numérisation de l’entreprise, aux yeux des participants, sont une compréhension profonde des techniques de programmation et d’ingénierie logicielle modernes, une capacité à exploiter les nouvelles technologies pour atteindre des résultats concrets, et enfin une expertise en science des données, en connectivité et en cybersécurité.

Il est intéressant de souligner que les compétences en manufacture n’arrivent qu’en sixième place du classement des compétences requises pour le futur. Aujourd’hui, elles arrivent pourtant en seconde position. Cette différence entre le présent et l’avenir démontre que l’IoT industriel et plus généralement les technologies modernes entraînent une profonde transformation des entreprises.

Néanmoins, ce déficit de compétences n’est pas le seul obstacle à l’adoption de l’IIoT. Le second défi à relever, cité par 27% des interrogés, est lié à la  » sensibilité des données « . Face aux préoccupations croissantes concernant la gestion, la propriété et la confidentialité des données et de la propriété intellectuelle, il est de plus en plus complexe de profiter de l’internet des objets tout en respectant les réglementations telles que le RGPD.

De même, 23% des participants estiment que leurs investissements dans l’IIoT se heurtent à un manque d’interopérabilité entre les protocoles, les composants, les produits et les systèmes. Juste derrière, les menaces de sécurité liées à ces technologies sont évoquées par 22% des sondés.

Enfin, pour 18% des décisionnaires questionnés, l’Internet des Objets industriel entraîne une hausse du volume et de la vélocité des données qu’il est trop difficile de gérer. Ces entreprises peinent également à donner sens à ces données.

Face à ces multiples challenges, il est essentiel que les entreprises, les gouvernements et les universités coopèrent pour former une main-d’oeuvre préparée et qualifier pour le futur de l’industrie. Des programmes de formation de grande envergure seront notamment nécessaires, selon Intel. Dans le cas contraire, de nombreux postes à pourvoir risquent de rester vacants et d’entraîner des pertes monumentales pour les entreprises…

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